La liberté et la loi de la gravitation
Quand on vit dans la chair et qu’on marche selon la chair, on désire être libre et se sentir libre. Mais c’est comme si une pierre tout en haut d’une montagne voulait se libérer du reste de la masse rocheuse. Elle se libère, mais tombe alors sous l’influence de la loi de la gravitation, qui la fait chuter à terre. En chemin, elle peut aussi entraîner d’autres pierres, qui se mettent aussi à dévaler la pente, et parfois, c’est une vraie avalanche qui détruit tout sur son parcours.
Par la chute originelle, nous avons été délivrés de l’obligation de servir Dieu, mais cette liberté ne nous conduit que vers le bas, vers l’abîme. Une pierre prise individuellement peut sembler libre et indépendante des autres pierres, mais elles sont toutes en chute vers le même abîme.
Les jeunes veulent être libres des exhortations et des liens de dépendance avec leurs parents, et ils finissent par obtenir cette liberté ; ils se mettent alors à obéir à la loi de la gravitation, qui les entraîne dans la misère. Car quand on suit ses propres convoitises, on finit dans la corruption, puisque toute corruption dans le monde vient de la convoitise.
Dans l’Assemblée, il arrive qu’une personne ne veuille pas obéir à ses conducteurs, aux bergers à qui Dieu a confié la responsabilité de conduire le troupeau. La loi de la gravitation entre alors en vigueur. On dégringole à toute vitesse.
Celui que le Fils affranchit est réellement libre. Jn. 8, 36. Voilà la liberté de la puissance de la résurrection.