Dans la maison du vin

Ca. 2, 4. Il m’a fait entrer dans la maison du vin ; et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’amour.

Comme c’est merveilleux ! Il m’a fait entrer dans la maison du vin. Le vin signifie une joie immédiate. Pour que les méchants s’enivrent de joie, il leur faut du vin. Il en va de même pour les personnes pieuses. Il faut du vin, mais c’est un vin que Christ lui-même mélange, un vin céleste. Il est dit que nous devons toujours être joyeux. 1 Th. 5, 16. Cela n’est pas possible si nous ne sommes pas toujours en relation avec la maison du vin, qui est Christ. C’est pour cela que le verset suivant dit : Priez sans cesse. Il est dit aussi que la joie de l’Éternel sera notre force. Nous sommes donc incapables de vaincre sans la joie de l’espérance.

De même que l’impie oublie toutes ses peines et tous ses soucis lorsqu’il s’enivre de vin, nous oublions nos peines et nos soucis temporels lorsque nous sommes remplis de ce vin céleste. Et nous avons toutes les raisons de nous réjouir, car Christ lui-même a promis de prendre soin de nous, et il veut nous donner tout ce qui contribue à la vie et à la piété. Le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Il n’y a de vraie joie que dans le Saint-Esprit. Le jour de la Pentecôte, lorsque les disciples ont été baptisés du Saint-Esprit, des personnes extérieures se sont moquées d’eux en disant qu’ils étaient pleins de vin doux. Elles n’avaient jamais vu quelqu’un être aussi rempli de joie sans être enivré par du vin doux. Mais la joie dont les disciples ont été remplis ce jour-là est une joie qui a duré et qui s’est accrue aussi longtemps qu’ils étaient sur terre, et elle perdure pendant toute l’éternité. La joie des impies, en revanche, est de courte durée, et le lendemain ils sont pleins de chagrin, de regrets et de mauvaise conscience.

Dieu fera un grand festin pour son peuple sur la montagne de Sion, en ce grand jour où il reviendra pour chercher son épouse. Il préparera un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. És. 25, 6. Son peuple a des raisons de se réjouir à cette pensée. Ce sera un festin comme personne n’en a jamais vu sur terre. Imagine, quand le Seigneur lui-même nous donnera ses mets succulents, pleins de moelle, et qu’il nous versera lui-même de son vin vieux et clarifié. Quand nous aurons bu de ce vin, notre joie sera parfaite, et notre louange sera comme le bruit des grandes eaux ; car la bannière qu’il déploie sur nous, c’est l’amour.