La loi de la liberté développe le royaume des cieux au-dedans de nous
Quand nous écoutons la Parole, la connaissance de Dieu commence par entrer dans nos sens et notre conscient humains. C’est là que la Parole est conservée jusqu’à ce qu’arrive le jour où nous recevons avec douceur la Parole qui a été plantée en nous. Ja. 1, 21. Ce n’est que lorsque nous la recevons de cette manière-là qu’elle est puissante pour sauver nos âmes. Il faut avaler la Parole avant qu’elle ne commence à agir en nous. C’est ainsi que Dieu produit en nous le vouloir et le faire. Cela suscite les œuvres de la foi. On ne se contente pas d’écouter la Parole, mais on se met à l’œuvre. C’est ainsi qu’on est heureux dans son activité. Ja. 1, 25.
Mais on ne reçoit la Parole de cette façon que de manière complètement volontaire. Nous sommes cependant exhortés à parler et à agir comme devant être jugés par une loi de liberté. Ja. 2, 12. Selon cette loi, nous sommes affranchis en esprit et en vérité. Le corps du péché est réduit à néant selon la loi de la liberté, et la vie de Jésus-Christ, ainsi que son image, sont manifestées en nous selon la même loi.
La loi de la liberté développe le royaume des cieux au-dedans de nous, et produit la communion des souffrances de Christ dans notre chair mortelle. Personne ne nous oblige à vivre cette vie ; mais tout homme qui veut être rendu semblable à l’image du Fils de Dieu comprend que c’est nécessaire pour lui. Sans cette vie, il est impossible d’être rendu semblable à lui. Voilà le salut par sa vie, qui est mentionné dans Ro. 5, 10.
La connaissance de Christ se développe en sagesse, quand elle est vécue dans notre chair mortelle, comme elle l’a été en Jésus-Christ lui-même. C’est de cette manière qu’apparaît le mystère de la piété : Christ manifesté en chair. Tout un chacun a la possibilité d’avoir une vie qui se développe dans cette vérité. Mais elle n’est révélée qu’à ceux qui veulent vivre la vie. Elle n’est pas révélée aux têtes savantes, et n’est pas le résultat d’études, mais de la vie produite par cette « lumière de vie ».
De cette manière, nos membres deviennent les membres de Christ, puisque notre corps est toujours mis au service de la justice. Mais pour parvenir à ce but, ou pour s’en approcher, il est nécessaire de se nourrir des paroles de la foi et de la bonne doctrine, 1 Ti. 4, 6, et de fuir la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. 2 Pi. 1, 4. La nature divine se manifeste alors d’elle-même ; car Dieu donne la vie et la croissance.