Les amis du Danemark vous saluent cordialement
La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. 1 Pi. 4, 7.
Le fr. Sigurd Bratlie d’Oslo et moi-même venons de rentrer d’un voyage au Danemark. Nous sommes allés à Ålborg, Fredericia et Copenhague. Partout où nous sommes passés, l’impression que nous avons eue, c’est que le peuple de Dieu est déchiré et divisé. Ce sont en particulier des prédicateurs impies et n’ayant pas été mis à l’épreuve qui ont contribué à détruire le troupeau. La prédication légère – sans croix – a fait des ravages partout, et sous couvert de cette doctrine, la chair a pu se gaver dans ses convoitises. Par la grâce de Dieu, nous avons donc annoncé la croix et la mort sur toute chair, à tous égards. Beaucoup de personnes sensées ont compris que c’est justement de cette prédication-là que notre époque a besoin. Mais comme c’est toujours le cas, nous avons dû faire des réunions en cercles plus restreints, puisque les dirigeants des grandes assemblées sont tellement en retard dans leur compréhension des choses qu’ils ont peur de la parole de la croix. Elle fermente cependant partout et entraîne avec elle les personnes les plus pieuses dans chaque assemblée ; que cela plaise ou non aux dirigeants, leurs congrégations perdront donc progressivement leur noyau fort, et il leur restera la forme et l’écorce, passant pour être vivants alors qu’ils sont morts. Puissent-ils cependant se ressaisir !
C’était la première fois que quelques-uns des nôtres étaient à Ålborg, mais Dieu a été avec nous et tout s’est très bien passé. Je crois que plusieurs de ceux qui sont déchirés [par toutes les dissensions] ont reçu de l’espoir et ont aperçu un chemin pour sortir de l’impasse, et c’était touchant de voir à quel point ils nous ont fait bon accueil et quelle confiance ils nous ont témoignée, bien que nous soyons des étrangers. Que Dieu les bénisse et leur donne de la lumière ! À Fredericia, nous avons fait deux réunions publiques, où nos amis fidèles de là-bas sont venus, mais à part eux il n’y avait pas grand monde. Nous nous sommes cependant réjouis d’être avec ces chers amis, qui ont été fidèles et qui ont tenu bon malgré beaucoup de tribulations, depuis l’époque où mon frère Aksel y a fait des réunions.
À Copenhague, nous avons eu des contacts avec plusieurs âmes sincères, qui étaient comme des brebis éparpillées dans les montagnes d’Israël. Nous avons fait plusieurs études bibliques avec elles, et je crois que le résultat a été que les amis là-bas ont compris encore beaucoup plus clairement qu’auparavant qu’il faut abattre tout ce qui est élevé et grand, et qu’il faut élever et rassembler les lumignons qui fument et les roseaux brisés, pour en faire un groupe. Les amis vont maintenant se réunir chez le fr. Ejner Kristensen à Amager. C’est un homme tranquille et doux, qui n’usera certainement pas de mots trop forts et qui ne fera pas peur aux gens. Que Dieu le bénisse, ainsi que les amis là-bas.
Nous sommes rapidement passés à Malmø en Suède, où nous étions complètement des étrangers. Nous avons distribué quelques exemplaires de Skjulte Skatte et puis nous sommes rentrés à la maison via Copenhague. C’est merveilleux de laisser l’Esprit de Dieu nous conduire dans les œuvres préparées d’avance. Tout est alors ouvert et prêt. Nous avons vraiment pu en faire l’expérience pendant ce voyage aussi. Nous qui croyons, nous entrons dans le repos. À chaque étude biblique et à chaque lieu qu’on visite, on se sent prêt et on se repose de ses œuvres, au fur et à mesure que le temps passe sur notre tête. Tout nous rappelle la fin définitive et tout indique que la fin de toutes choses est proche. Soyons donc sobres et persévérons dans nos prières, en faisant notre œuvre pour les hommes – tout en nous tenant devant la face de Dieu.
Puisque je comprends mes limites, que ce n’est pas mon œuvre de parler aux foules, nous espérons par la grâce de Dieu pouvoir emmener le fr. Aslaksen une autre fois au Danemark ; nous pourrions alors louer une salle pour que chacun ait l’occasion d’entendre le message. Les dons sont en effet différents, même si l’Esprit est le même. Mais nous avons reçu le même Esprit de foi, c’est pourquoi nous croyons et c’est pourquoi nous parlons aussi. Et nous savons que lorsque l’unité et la force interne des amis danois se développeront, nous irons bien plus loin avec eux – y compris en atteignant les âmes sincères qui sont au sein d’autres camps. Nous avons en effet beaucoup de brebis qui ne sont pas de cette bergerie, mais qui se trouvent pour l’instant sous la prédication des mercenaires. Celles-là aussi doivent être délivrées pour parvenir à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. C’est vers ce but que nous travaillons, c’est cela que nous devons viser, et c’est ce but que nous allons atteindre. Au jour de la détresse, ceux qui sont sincères reçoivent en effet des ailes qui leur permettent de s’envoler au-dessus des hauts murs des partis et au-dessus de la tête de leurs dirigeants, comme des avions qui retournent à leur colombier. Bon nombre de ces Juifs circoncis de cœur ont déjà trouvé le chemin de leur [vraie] maison. Leurs dirigeants les ont suivis à la jumelle aussi longtemps qu’ils pouvaient encore les apercevoir, mais ils ont fini par disparaître derrière la ligne d’horizon. Quelle bienheureuse liberté, quel bon pays promis, où coulent le lait et le miel ! Ce seront bientôt des groupes entiers qui viendront, malgré les mises en garde, malgré l’opposition. Ils savent de quelle nature ils sont et ils la suivent vers la liberté, l’été et le soleil. Ceux qui sont chargés de faire respecter la loi n’ont ni moyens ni force pour les retenir. Cette vie divine internationale suit ses propres lois et ses propres voies. Alléluia !