La conférence de Pentecôte

juillet/août 1928

La conférence de Pentecôte

Nous comprenons et nous voyons de nos propres yeux que Dieu bénit abondamment, plus que ce que nous pouvons saisir et comprendre. La parole de « l’obéissance de la foi » s’enracine profondément et saisit les âmes. Beaucoup viennent affamés aux conférences, mais nous comprenons et nous voyons qu’ils rentrent chez eux joyeux. Nous avons le bonheur exceptionnel d’avoir parmi nous plusieurs frères qui annoncent vraiment la Parole de Dieu. Cela ouvre les yeux et la foi vient de ce qu’on entend. Ces frères sont évidemment les forces qui portent le tout. Lorsqu’ils rendent témoignage sous la conduite de l’Esprit, nous sentons que la force et l’enseignement divins touchent notre esprit et le fécondent.

Cette fois-ci, la salle était pleine à craquer, si bien qu’on se bousculait aux portes quand des gens sortaient et entraient. Toujours des nouveaux que nous n’avons jamais vus auparavant. L’un amène l’autre. Si cela continue de cette manière, il faudra que nous trouvions d’autres solutions pour nos rencontres annuelles. Horten occupe évidemment une position centrale, et, pour l’instant, la salle nous convient très bien, si bien que nous éprouvons à la fois de la peine et de la joie en voyant les gens venir en foule aux conférences. Nous n’avons pas compté avec les foules ; mais si Dieu veut nous utiliser pour ce service, que sa volonté soit faite.

La parole de la croix saisit les âmes. Nous sentons qu’elle possède la même force qu’au jour des apôtres. J’ai été crucifié avec Christ, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Ce témoignage est le secret de toute force et de tout progrès. Ne pas vivre soi-même, la croix sur toute chair, afin que la vie de Jésus puisse vivre et prospérer en chacun individuellement et dans l’assemblée. Et pourtant, tous n’ont pas cette connaissance, si bien que nous apprenons souvent qu’il y a eu une fausse note lors d’un grand rassemblement, où certains parlent trop et d’autres trop peu. Mais si on corrige les choses une fois après l’autre, cela aide. Le principal, c’est que ceux que Dieu a placés à la tête occupent exactement la place qui leur revient et écoutent soigneusement ce que « l’Esprit dit à l’Église ».

Jésus dit : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples etc., et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Mt. 28, 18-20.

C’est plus que la prédication concernant le péché et la grâce. Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit ! La force dont nous avons besoin pour cela nous est donnée par le Saint-Esprit. Notre pays est rempli de cette triste prédication selon laquelle c’est de l’esclavage d’observer tout ce que Jésus a prescrit. Nous avons combattu cette prédication archi-fausse pendant des années et nous continuerons à le faire jusqu’à la fin des jours – avec la grâce et la force que Dieu donne. Et Dieu nous soutient et nous a donné victoire et progrès jusqu’à aujourd’hui. Quiconque veut regimber contre l’aiguillon aura du mal. Ac. 26, 14.

Ils doivent laisser la Parole telle qu’elle est et nous n’avons pas à les remercier.

Quand le Saint-Esprit du ciel nous unit,
Et que notre chair sur la croix périt,
Nous avons la communion en silence
Et nous mangeons avec reconnaissance.