Celui qui vaincra
Du vainqueur, je ferai une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus. Ap. 3, 12.
Il est donc possible de vaincre ! Vaincre signifie qu’on reste attaché d’une manière inébranlable à ce qui est juste, bon et vrai, dans chacune des circonstances qu’on rencontre. Mais comme nous vivons dans un monde méchant et que nous sommes nous-mêmes tentés par le mal, le prix à payer pour obtenir la victoire est élevé pour celui qui veut remporter la couronne. Il est possible de vaincre, mais il faut pour cela être très vigilant, prier et rester humble. Quand il est dit que le vainqueur deviendra une colonne dans le temple de Dieu, cela signifie qu’il deviendra une colonne pour les croyants, qui sont le temple de Dieu. Il ne ressortira plus jamais de là. C’est par la fidélité qu’on devient une colonne, et c’est par la persévérance dans cette fidélité qu’on reste une colonne, et arrivé à ce point, on ne peut plus quitter cette position. Si quelqu’un veut t’attirer pour te faire sortir de cette position ferme, tu réponds « non ». Quand c’est ta propre chair qui t’amorce et t’attire, tu réponds aussi « non ». De cette façon, tu vis une vie victorieuse. Quand nous rencontrons une circonstance inconnue et nouvelle pour nous, nous devons tout particulièrement veiller et prier, car de nouvelles circonstances dans la vie s’accompagnent de nouvelles tentations.
Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône. V. 21. La victoire mène à la dignité royale, et ce n’est que justice. Si nous portons les regards sur les multitudes d’hommes qui nous entourent, nous voyons qu’ils sont pratiquement tous marqués du sceau du péché. Ils ne portent pas la marque de la victoire sur le péché. Avec ses ramifications les plus subtiles, le péché s’étend très loin. Il vit et règne partout, depuis le palais des rois jusqu’aux chaumières des mendiants. Il s’installe insidieusement parmi les juges et s’infiltre parmi les plus hautes autorités. Celui qui ne veut pas tolérer le péché et l’injustice, et qui ne veut pas marcher sur leur voie glissante, est même haï, parce qu’il engage le combat contre le péché quand celui-ci veut s’emparer de lui. C’est pourquoi Jésus, le « roi de Justice », a promis une grande récompense à celui qui vaincra.
Le péché s’installe aussi de manière sournoise dans les assemblées de Dieu, par l’acception de personnes et par toutes sortes d’injustices dans les détails de la vie pratique. Les anciennes mauvaises habitudes refont leur apparition, et on est loin, bien loin, de vivre une vie victorieuse, une vie qui aura le trône pour récompense.
Mais il est possible de vaincre, pour celui qui a reçu la lumière sur sa propre incapacité, et qui s’attend à Dieu pour qu’il le guide du regard, le conseille, et lui communique sa manière de voir les choses. C’est sur la croix que Jésus a vaincu les puissances et les dominations. C’est aussi sur la croix que nous remportons la victoire, en nous considérant comme morts au péché et comme vivants pour Dieu. Le monde est soumis à la puissance du péché, car il ne veut rien savoir de la croix. Prends ta croix et suis Jésus sur les traces qu’il a laissées, et la victoire viendra. Elle s’accompagnera de la joie de la victoire, une joie qui convient aux saints. Vaincre signifie que les œuvres de Dieu sont manifestées par notre corps. Ce sont les actions pures et saintes que Dieu a produites en nous par son Saint-Esprit. Il sera donné au vainqueur de s’en revêtir. Ap. 19, 8. Mais ce n’est pas tout : le vainqueur sera héritier de toutes choses. Ap. 21, 7. Cela vaut la peine de dire non au péché et oui à la voix de l’Esprit. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
Une telle victoire continuelle mène à ce que Paul décrit en 1 Th. 5, 23 : Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers. Car c’est là la volonté de Dieu : notre sanctification.
La plupart des croyants attachent beaucoup trop peu d’importance à la sanctification. C’est pour cela que leur joie est loin d’être ce qu’elle devrait être. Mais quand on manque de joie, on manque du même coup de la force par laquelle on devrait vaincre, car la joie en Dieu est notre force. Quand nous travaillons à notre sanctification avec crainte et tremblement, tout en cherchant à gagner des hommes, nous faisons une œuvre double, nous menons un double combat, et comme il s’agit d’un double combat, on devient capable de combattre sur deux fronts. C’était le cas de Jésus. Quand il a quitté le monde après avoir vaincu Satan et les puissances des ténèbres, il a laissé derrière lui ses disciples, qui étaient sa couronne de victoire, et ils ont continué le combat sur les traces du Maître.
Voici, je viens bientôt, et j’apporte avec moi ma rétribution, pour rendre à chacun selon son œuvre. Ap. 22, 12.