La conférence de Pâques

mai/juin 1927

La conférence de Pâques

Toutes ces conférences sont pleines de gloire et de douleur, comme l’expriment ces mots d’une sœur de Fredrikstad : « C’est tellement douloureux de se séparer quand on repart. » On peut dire à l’attention des amis du Finnmark et de la côte ouest, qui n’étaient pas présents, que c’était probablement la conférence avec le plus de participants que nous ayons jamais eue.

Il y avait à peu près 200 personnes, et en particulier plusieurs nouveaux amis d’Oslo qui étaient très zélés. Deux hommes plus âgés, qui nous ont rejoints récemment suite à la prédication du fr. Aslaksen à Oslo, avaient le cœur rempli de joie. Ils ont joué et chanté et exprimé leur allégresse jusqu’à tard dans la nuit, malgré le chômage et des conditions de vie difficiles.

Que Dieu les bénisse et les emploie pour bénir ! Du Danemark, il y avait Søren Chr. Nielsen et la sœur Emma Hansen ; sinon, il y avait des gens de la région du Hallingdal, de Kristiansand, et des villes plus proches.

Comme d’habitude, le fr. Aslaksen a été actif jour et nuit dans l’enseignement comme dans les réjouissances. Je me demande juste d’où il tire cette force exceptionnelle. Mais en fait, si j’y réfléchis un peu, je le sais bien.

De quoi les amis ont-ils témoigné ? Du fait que le plus grand parmi vous sera comme le plus petit. Est-ce que le plus grand est exactement semblable au plus petit dans les assemblées de notre époque ? Il ne doit pas se contenter de « faire semblant », il doit être comme le plus petit en Esprit et en vérité. Est-ce que le plus petit peut le ressentir ?

Nous avons aussi entendu parler de guerre spirituelle, que toute notre vie est une guerre continuelle. Qu’on le veuille ou non, on doit faire la guerre. On doit forcément prendre parti pour un côté ou pour l’autre, soit pour la chair, soit pour l’Esprit. Toute la vie de Jésus a aussi été une guerre, et sa parole sépare âme et esprit, jointures et moelle. Nous aussi, nous menons les guerres de l’Éternel. Les peureux et les lâches ne doivent pas se décourager et perdre pied. Il s’agit de tirer le plus possible « dans le mille », pour que le vieil homme puisse s’écrouler et se sentir touché en vérité.

Nous avons aussi entendu parler de la croix. Le secret de l’unité se trouve dans la prédication de la croix et de la mort pour toute chair. Dans ces conditions, chacun craint d’apporter quelque chose qui viendrait de sa chair. Cela donne tout naturellement de l’unité. Mais nous devons être cloués à la croix, pas assis au pied de la croix ; car il n’était pas difficile pour Hérode, Pilate, les souverains sacrificateurs et les Pharisiens, tout comme les soldats qui ont crucifié Jésus, de s’y tenir. Ce ne sont que des paroles vides de dire qu’on est au pied de la croix, alors qu’on devrait être cloué à la croix depuis des années, pour avoir des lignes claires permettant d’enseigner la Parole de Dieu. L’apôtre dit : Je suis crucifié avec Christ ! Il ne dit pas qu’il se tient au pied de la croix. D’ailleurs, où cela se trouve-t-il dans les Écritures ?

Oui, nous avons vraiment eu une conférence bénie, et ceux qui étaient pour la première fois à une conférence s’y sont sentis très bien. Que Dieu les bénisse tous, et bienvenue à Horten pour la conférence de Pentecôte. Merci pour tout.