Âme et esprit

mai/juin 1927

Âme et esprit

Auteur : Jessie Penn-Lewis – Mis en forme par J. O. S.
La délivrance sur la croix

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair. » Ga. 5, 24. C’est sur ces paroles que l’apôtre termine sa description des « œuvres de la chair » dans sa lettre aux Galates, et, par opposition, il parle des « fruits de l’Esprit » que l’homme spirituel doit produire, du fait que le Saint-Esprit a pris habitation dans sa vie et qu’il agit en elle.

Les « petits enfants » en Christ, qui sont encore charnels, ont besoin d’avoir une compréhension plus profonde de la signification de la croix. Car l’intention de Dieu quant au « vieil homme » est qu’il soit crucifié avec lui, afin que ceux qui sont en Christ « aient crucifié la chair » avec ses passions et ses désirs. La même croix qui, pour l’inconverti, était le lieu où le péché a été pardonné et le fardeau du péché a été ôté par le sang de l’Agneau, est aussi le lieu où le chrétien « charnel », qui est un « enfant » en Christ – bien qu’il se soit converti il y a de nombreuses années – doit obtenir la délivrance à l’égard de la domination de la chair, afin de pouvoir marcher selon l’Esprit et non selon la chair, pour devenir avec le temps un homme « spirituel » et un adulte en Christ.

Le chapitre 6 de l’épître aux Romains parle clairement de la délivrance par la croix de Christ, et tous ceux qui n’ont pas encore la victoire sur les œuvres de la chair et sont par conséquent des enfants en Christ, doivent en avoir une connaissance précise, car il montre clairement sur quelle base la délivrance a lieu, et Ga. 5, 24 y fait aussi brièvement allusion.

C’est seulement en s’appropriant le fait d’être « mort avec Christ » et en faisant mourir les actions du corps (Ro. 8, 13 et Col. 3, 5) que le croyant peut vivre, marcher et agir dans et par l’Esprit et devenir ainsi un homme spirituel. Car « lorsque nous étions dans la chair », le péché agissait dans nos membres de sorte que nous portions des fruits pour la mort, écrit Paul aux Romains. Mais nous sommes maintenant affranchis de la loi, car nous sommes morts. Ro. 7, 5 et 6.

Avec une chair semblable à celle du péché (Ro. 8, 3), le Fils de Dieu a été pendu au bois comme « sacrifice pour le péché ». Et du fait qu’il est mort au péché, Dieu a condamné en toute chair une vie dans le péché. Celui qui croit se trouve certes encore dans la chair (2 Co. 10, 3), du fait qu’il est encore dans son corps physique, mais il se considère comme « mort au péché » et ne marche plus « selon la domination de la chair », mais selon l’Esprit. Nous avons été rachetés de la malédiction de la loi, Christ étant devenu malédiction pour nous. Nous nous sommes séparés de ce qui est maudit, car nous avons reçu la promesse d’Abraham par la foi, le Saint-Esprit nous ayant été donné. Ga. 3, 13 et 14. Nous ne sommes plus dans la chair (qui est maudite), mais dans l’Esprit (la promesse d’Abraham). Ro. 8, 9 et Ro. 7, 5. La promesse d’Abraham concernait une vie par la foi « dans le Saint-Esprit ». Mais la foi est en rapport avec Christ qui a été élevé, et non avec le vieil homme. C’est pourquoi une vie selon l’Esprit met obligatoirement la chair hors d’état de fonctionner selon ses propres convoitises et rend le corps captif, en faisant de lui un instrument pour la justice. Comme c’est contre la nature de toute chair (après la chute), la chair est réduite à l’esclavage par rapport à l’esprit. C’est pourquoi nous sommes « esclaves de Christ » selon la chair. L’esprit est prompt mais la chair est faible. La chair et le sang n’hériteront pas le royaume de Dieu. Mais comme nous ne sommes plus « dans la chair », mais « dans l’Esprit », nous nous trouvons en « pleine liberté » et acceptons avec joie « la crucifixion de la chair » à l’égard de tout péché. Là aussi, Jésus est « le chemin » car il a lui aussi souffert la mort selon la chair, mais il a été rendu vivant selon l’Esprit. Nous mourons avec lui selon la chair sur la croix, et nous vivons avec lui selon l’Esprit. 2 Co. 4, 11. Ja. 4, 5.

Si donc Dieu a envoyé son Fils dans le monde pour sauver des pécheurs perdus, il nous a donné par son moyen « la mort pour le vieil homme et le péché » et « la vie et la paix pour l’homme nouveau ». C’est un don double, dans lequel l’un recouvre l’autre.

En raison de l’œuvre du Fils de Dieu sur la croix de Golgotha, par laquelle le pécheur pour qui il est mort a été identifié à celui qui est mort pour lui, le croyant racheté et né de nouveau est appelé à « se considérer » ou à se regarder comme « mort au péché », parce que notre vieil homme a été crucifié avec lui. Par le Saint-Esprit qui habite dans le croyant, Dieu peut alors réaliser son intention, qui est d’anéantir « le corps du péché », qui est tout le contenu de péché qui se trouve dans l’homme déchu. Il faut pour cela que le croyant, quant à lui, refuse constamment et fidèlement le péché, de sorte qu’il ne règne plus sur lui. Ro. 6, versets 6, 11, 13. C’est en tant qu’« enfant en Christ » qu’on fait l’expérience que la chair cesse d’avoir la direction et le contrôle, et c’est en tant qu’enfants que nous ressuscitons pour être unis à notre Sauveur ressuscité et que nous devenons vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Un « enfant en Christ » qui comprend cela connaît aussi toute la signification du fait d’être rendu « vivant en Jésus-Christ ». Et lorsqu’il marche selon l’Esprit et par l’Esprit, il cesse d’accomplir les œuvres de la chair. Car désormais, son esprit, dans lequel habite l’Esprit de Dieu, a pris la direction de tout son être. Cela ne veut pas dire qu’il ne puisse pas lui arriver parfois de se retrouver à marcher à nouveau « selon la chair », mais il n’accomplit pas les œuvres de la chair aussi longtemps que son entendement est occupé par des choses spirituelles, qu’il se considère comme « mort au péché », qu’il fait mourir les actions du corps par l’Esprit (Ro. 8, 13) et marche en nouveauté de vie.

L’homme psychique

Mais l’homme naturel (homme psychique) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, … parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 1 Co. 2, 14.

Les chrétiens qui sont arrivés au stade où ils ont reçu la connaissance de la croix et où ils cessent de marcher « selon la chair » croient maintenant être des croyants « spirituels », entièrement renouvelés et uniquement conduits par l’Esprit de Dieu. Mais c’est maintenant que vient la leçon la plus difficile, dit Andrew Murray – la leçon concernant le danger de « l’activité désordonnée de l’âme » avec la force et la volonté de l’entendement – le plus grand danger que « l’Église et l’individu aient à redouter ».

Le croyant qui a été réveillé dans son esprit est né de l’Esprit, et l’Esprit de Dieu habite dans son esprit. Il a reçu des révélations concernant la croix qui lui ont montré le chemin de la victoire sur une vie selon la chair, et il marche maintenant en nouveauté de vie et a la victoire sur les « œuvres de la chair » manifestes. Mais quand on est arrivé à ce stade, il y a lieu de poser une question, une question à l’âme elle-même (la personnalité) : D’où l’intelligence et les sentiments tirent-ils leur activité ? Quelle force anime les œuvres de l’homme, après qu’il a été sauvé des « œuvres de la chair » ? Est-il conduit par la vie de l’Esprit qui vient d’en haut – du Seigneur et Sauveur ressuscité – le deuxième Adam, l’Esprit qui vivifie ? Ou est-il animé par le principe de vie qui vient des régions inférieures, de la vie déchue, du premier Adam ?

Nous avons déjà parlé de la victoire du croyant lorsqu’il a saisi par la foi ce que signifie le fait d’être « mort au péché en Jésus-Christ », et nous avons expliqué comment il devient un « homme spirituel » – entièrement sanctifié, quand il s’abstient de marcher « selon la chair ». Mais si on a été affranchi de la domination de la chair ou de vivre une vie « selon la chair », cela ne veut pas dire pour autant qu’on cesse d’être psychique ou qu’on cesse de mener une vie naturelle. Car « mort au péché » et « la crucifixion de la chair » ne sont qu’une étape dans le travail de l’Esprit de Dieu avec l’homme racheté. Il peut cesser d’être « sarkikos » – ou charnel, et être encore « psychique », c’est-à-dire vivre dans une atmosphère dominée par l’âme au lieu de vivre dans l’Esprit ou dans une atmosphère où on est conscient de Dieu.

Pour qu’on comprenne cela clairement, il faut que nous expliquions ce qui prouve qu’un croyant peut être « psychique » tout en ayant cessé d’être « charnel » ou de vivre « selon la chair ».

Nous avons vu que l’âme englobe l’intelligence et les sentiments, de même que la personnalité centrale, qui fait d’elle le siège de la conscience de soi. Le croyant peut être entièrement libéré des « œuvres de la chair », comme le dit Ga. 5, 19-21, en même temps que son intelligence et ses sentiments reçoivent encore des impulsions de « psuche » ou de « la vie psychique animale ». Il n’est pas encore renouvelé ni entièrement animé par le travail du Saint-Esprit dans l’esprit de l’homme régénéré. Le chrétien psychique est par conséquent une personne dont l’intelligence et les sentiments sont encore guidés par la première vie adamique et non par l’Esprit vivifiant de Christ (1 Co. 15, 45), qui place l’intelligence et les sentiments pleinement sous son contrôle chez le croyant qui marche selon l’Esprit. Le Saint-Esprit peut habiter dans son esprit et le rendre capable de « faire mourir les actions du corps », bien que son intelligence et ses sentiments soient « psychiques ».

Si, par exemple, nous prenons la question d’une manière purement intellectuelle, l’apôtre Jacques nous montrera d’une façon claire la différence qu’il y a entre la sagesse céleste et la sagesse psychique – ou naturelle. Il écrit que la sagesse qui ne vient pas « d’en haut » est terrestre, du domaine de l’âme (psychikos), naturelle (animale), animée par un esprit de dispute, elle crée de la jalousie et des divisions. Tandis que la sagesse « d’en haut », celle qui vient par l’Esprit de Dieu qui prend habitation dans l’esprit de l’homme, se caractérise par la pureté, la paix, la modération, la miséricorde et par de bons fruits. La sagesse céleste pure n’est pas mêlée à des éléments issus de la vie psychique, qui est le lieu où se trouvent la conscience de soi, les opinions particulières et l’image qu’on se fait de soi-même. C’est pourquoi elle produit la paix au lieu des querelles et de l’inimitié.

À la lumière de ce que dit Jacques, nous pouvons voir clairement l’état dans lequel se trouve l’Église de Dieu et comprendre pourquoi elle est divisée en partis. Ce sont souvent « les œuvres de la chair » – la jalousie et les disputes – qui sont à l’origine de la division en partis (Ga. 5, 19-20) qu’on rencontre parmi les chrétiens professants, mais cela peut aussi venir du fait qu’on laisse l’intellect et le psychisme dominer. On peut très souvent voir la « sagesse psychique » traiter des vérités divines d’une manière telle qu’elle facilite le travail d’esprits démoniaques qui divisent les imitateurs de Christ.

Pember remarque que l’intelligence est non seulement faillible, mais qu’elle est aussi le plus dangereux de tous les dons, si elle n’est pas guidée par le Saint-Esprit. Car les chrétiens ont tendance à vouloir s’emparer de vérités divines par la force, et dans ce cas, l’Écriture fait remarquer que l’homme « psychique », y compris le croyant dans la mesure où il est psychique, ne peut pas recevoir les choses spirituelles, parce qu’on ne peut les comprendre que spirituellement.

De plus, c’est l’élément psychique dans ceux qui enseignent et professent la sanctification qui, la plupart du temps, provoque des disputes et des désaccords. On peut certainement avoir de l’amour dans le cœur pour ceux qui « se séparent », mais les divergences d’opinion divisent malgré tout à cause de la force démoniaque qui exerce son influence sur l’élément psychique dans le croyant, en attachant une importance exagérée à ce qui divise – et toujours « au nom de la vérité ». Au lieu de glorifier la fraternité, des croyants zélés en viennent à se disputer « pour la vérité » et en prétendant qu’ils sont des « témoins pour Dieu ». Des croyants dévoués croient rechercher la bénédiction des autres quand, comme les pharisiens, ils courent la mer et la terre pour faire un prosélyte. Mt. 23, 15.

C’est donc l’élément psychique dans les chrétiens qui est réticent quand il s’agit d’amener d’autres personnes à « voir la vérité », comme on dit, mais il est zélé pour « donner la dîme de la menthe, de l’anis et du cumin » etc., sans tenir compte d’autres choses plus importantes dans la loi, choses qui, dans l’Évangile, sont « la loi de Christ », et qui, dans l’Esprit, créent l’unité parmi les croyants afin qu’ils puissent parvenir à « l’unité de la foi ». Ép. 4, 3-13.

En bref, lorsque des forces surnaturelles mauvaises exercent leur influence sur la vie de l’âme, c’est ce pouvoir qui crée les dissensions et les divisions parmi des personnes qui font profession d’être des enfants de Dieu, et même qui le sont véritablement. « Ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels », dit Jude. V. 19. « Se séparent » et « provoquent des divisions », du fait qu’ils sont orgueilleusement préoccupés d’eux-mêmes, persuadés d’avoir une plus grande sainteté, plus de sagesse et une doctrine particulière, dont les autres n’ont pas l’équivalent. Fausset dit que ce sont des âmes animales.

C’est toujours le signe distinctif de la vie psychique qu’on se sépare parce qu’on a une plus grande sainteté. Jésus dit : Heureux es-tu, lorsque les hommes te haïssent et lorsqu’ils te chassent à cause du Fils de l’homme. Lu. 6, 22. Quant à la question de la séparation, Paul dit : « Que chacun reste dans l’état où il était quand il a été appelé » – restes-y avec Dieu. Dieu lui-même, par sa présence en tant que lumière, « séparera » ceux qui marchent dans la lumière de ceux qui restent dans les ténèbres. La plupart du temps, ceux qui marchent dans les ténèbres chassent ceux qui demeurent dans la lumière, ou bien ils sont eux-mêmes amenés à la lumière. L’homme peut être « guidé par l’âme », même lorsqu’il a l’Esprit, et ces personnes « psychiques » veulent toujours se séparer et « provoquer des divisions » dans la mesure où elles sont « psychiques » et non « spirituelles ».

Un autre aspect de la « vie psychique » concerne les sentiments, qui viennent des sens physiques. Ici aussi, le chrétien peut être ballotté par le psychisme et croire que tout est « spirituel ». Pember dit que « la connaissance de la psychologie biblique (doctrine de l’âme) anéantit l’idée que l’influence du Saint-Esprit peut être déclenchée à l’aide des sens ».

Et pourtant, l’objectif poursuivi par le service religieux de beaucoup d’églises est de saisir l’Esprit par les sens. C’est même aussi le cas d’un grand nombre de réunions missionnaires où l’Évangile est annoncé. Ce que dit Pember à ce sujet peut servir d’illustration : « Des édifices magnifiques, des vêtements qui ressemblent à des anges, des cérémonies qui frappent le regard, des parfums agréables pour l’odorat, et une musique ravissante pour l’oreille, peuvent sûrement ensorceler la conscience de l’homme par la sensation la plus agréable, mais ils ne font que traverser l’âme, … notre esprit … ne reçoit pas d’impressions venant des sens, mais uniquement de l’Esprit. » Il veut donc souligner que du côté de Dieu, notre existence se déploie dans l’ordre suivant : esprit, âme et corps, parce que l’influence de Dieu touche d’abord notre esprit. Ensuite, elle s’empare des sentiments et de l’intelligence, et, pour finir, elle commence à maîtriser le corps. Du point de vue de Satan, c’est le contraire qui se produit. Il touche d’abord les sens terrestres, ensuite l’élément psychique, et pour finir il rend l’homme démoniaque par le moyen de l’esprit – si cela s’avère possible.

Combien c’est sérieux, et combien cela montre clairement que les assemblées sont pleines de « chrétiens de nom » qui ne fournissent pas de preuves que Christ vit et agit en eux. Comme c’est triste que presque tous ces adorateurs de Christ dans leur esprit montrent qu’ils ont un cri inconscient vers Dieu, qui, dans des milliers de cas, n’est pas satisfait, parce que la vie de leur âme n’est remplie généralement que par des interprétations intellectuelles et psychiques de la lettre de la vérité, ou bien parce que la vie de leurs sens est satisfaite par de la musique stimulante au cours de ce qu’on appelle « des moments tranquilles » – sans que l’homme ne soit jamais conduit à une véritable prière adressée à Dieu en Esprit et en vérité, ce qui est la seule chose qu’Il approuve.

Toute cette influence est-elle donc sans valeur ? Pas du tout. Mais cela ne sauve pas l’âme. Cela peut toutefois préparer l’âme et l’amener dans le champ d’action de la parole de la vérité qui se trouve dans les Écritures et que les prédicateurs lisent en chaire. Dans tout cela, on fera bien de noter ces paroles de Jésus : Faites ce qu’ils disent, mais ne vous conformez pas à leurs œuvres (s’ils ne vivent pas et ne marchent pas dans l’Esprit).

Et pourtant, on s’expose à de sérieux dangers en cherchant Dieu sur cette voie-là, étant donné que le culte qu’on rend à Dieu dans les églises par les sens ne va pas plus loin que jusqu’à l’âme et ne parvient pas jusqu’à l’esprit avec la force régénératrice de Dieu. Ce culte est par conséquent trompeur, il donne à l’homme une « apparence de piété dénuée de force », et il rabaisse la religion spirituelle de Christ au même niveau que la philosophie et le culte des païens. Et à partir de là, des gens religieux – qui ne sont que « psychiques » – rabaissent le Fils de Dieu au niveau de Mahomet et de Confucius et ils ont des discussions au sujet du christianisme qu’ils considèrent « comme une religion parmi d’autres », au lieu d’amener l’homme à se référer aux premiers jours de l’Église et de se rappeler comment l’Esprit de Dieu est descendu avec une grande puissance sur les personnes réunies au jour de la Pentecôte, qui ont rendu témoignage avec force de Jésus, le Fils de Dieu, qui est le seul Sauveur pour le monde perdu. Et comment les prophètes, des siècles avant la naissance de Christ, ont rendu témoignage de lui avec clarté, ce qu’aucun prophète n’a fait pour les fondateurs des autres religions répandues dans le monde.

(À suivre)