Le découragement
Le découragement n’a qu’une seule origine, à savoir : le péché. Il est impossible pour celui qui ne pèche en aucune manière d’être découragé. Mais il n’est pas nécessaire d’être découragé lorsqu’on a péché. Il n’est pas écrit : «Découragés sont ceux dont les péchés sont pardonnés», mais au contraire : «Heureux ceux dont les péchés sont pardonnés». Le découragement vient de ce qu’on 1) pèche d’abord et de ce qu’on 2) doute ensuite. On doute de quoi ? On doute que le péché est pardon né à la seconde même où on l’a confessé, qu’il est parfaitement remis et oublié pour toute l’éternité, que Dieu nous aime même si nous avons péché, qu’on peut obtenir la victoire après un nombre incalculable de chutes, qu’on a le droit d’être quand même rempli d’assurance, que cela vaut la peine de prier, qu’on est digne de témoigner, on se demande même ce qu’on vient faire à la réunion, etc...
D’où vient ce doute ? Il vient de notre adversaire, le diable, le menteur. Pourquoi crois-tu en lui ? Est-ce lui que tu cherches ? As-tu confiance en lui ? Est-ce que ce sont ses paroles que tu gardes et repasses dans ton cœur ? Qui a-t-il pu sauver et rendre heureux ?
Lorsqu’on a perdu courage, quelles conséquences cela entraîne-t-il ? On a alors perdu le reste de sa force de résistance. Il en résulte que le péché a encore plus de pouvoir, de sorte que cela ne s’arrête pas au péché qui m’a découragé, mais il en découle toute une série de péchés, une période où le péché a le dessus sur moi de différentes manières. Un péché s’ajoute à l’autre. C’est ce qui se passe dans la vie de beaucoup : il sont comme des vagues, il y a des hauts et des bas. Cela va bien pendant un certain temps, puis ils sont déprimés pendant quelque temps, et ainsi de suite.
Mais il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi pour qui que ce soit. Chacun peut apprendre à combattre le bon combat de la foi, à marcher dans l’assurance de la foi et à être plein de courage dans toutes les circonstances, aussi lorsqu’on est tombé.
Ce combat de la foi peut être divisé en deux parties. La première partie consiste à marcher fidèlement dans l’Esprit, par la foi, d’un instant à l’autre, en veillant et en combattant, afin de ne pas céder dans les tentations, afin de ne pas accomplir les désirs de la chair, afin qu’aucun péché ne soit conçu. Ga. 5, 16. Ja. 1, 15. On est alors parfaitement sûr d’être gardé du découragement, parfaitement sûr de vaincre Satan. Il ne trouve alors aucun accès, aucune faille dans l’armure au travers de laquelle il peut décocher ses flèches enflammées.
L’autre partie du combat de la foi consiste à vaincre Satan, l’Accusateur, et de le chasser lorsqu’on a péché. Ce dernier point est aussi le plus important, car c’est le cas le plus répandu, et c’est la première chose qu’on a besoin d’apprendre pour combattre contre Satan.
Lorsqu’on a péché, l’Accusateur arrive tout de suite pour faire des reproches. Il dit : «Cela t’es arrivé tellement souvent.» «Oui, c’est vrai», répond l’âme. «Il n’y a rien à tirer de toi», continue Satan. «Non, c’est vrai», avoue l’âme. «Et il n’y a rien à espérer pour l’avenir non plus», affirme-t-il. «Non, ça n’en prend pas du tout le chemin», approuve l’âme. «Pourquoi irais-tu à la réunion ?» «C’est vrai, je n’ai rien à y faire.» Si on vient à la réunion, Satan dit : «Il n’est pas convenable que tu pries.» «Non, c’est vrai.» «Si tu témoignes, tu es un hypocrite.» «Oui, il vaut mieux se taire», pense l’âme. «Tu ne dois pas chanter trop fort, car les autres pourraient croire que tu as la victoire», dit Satan. «Oui, c’est vrai», pense l’âme.
L’Accusateur est un drôle d’apôtre de la vérité ! Eh bien merci !!! Tout ce qu’il a dit n’était-il pas vrai ? Premièrement : ce n’était pas vrai. Deuxièmement : c’était aussi du mensonge là où c’était vrai selon la lettre. Et troisièmement, je dois rajouter : Pense à tout ce qu’il a omis de dire ???
Et puis qu’en est-il de toi : N’avais-tu rien de vrai à lui répondre ? Aucune parole de Dieu ? Pas une seule arme ? Non, tu as été un mauvais combattant. Tu n’as pas du tout été un combattant. Tu t’es rendu tout de suite à l’ennemi. Tu n’as pas donné un seul coup d’épée pour le salut de ta propre âme ou pour l’honneur de ton chef ! Tu as volontairement tendu tes deux mains à l’adversaire et l’as laissé prendre tes armes et te mettre les menottes pour pouvoir faire avec toi exactement ce qu’il voulait.
Nous ne sommes pas ici sur terre pour jouer à chat perché. Tu dois t’engager dans les rangs des combattants et combattre jusqu’au sang contre notre méchant adversaire, à la fois pour ton propre salut et pour le salut des autres. Nous devons prendre les armes de lumière, l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. Avec cela, nous pouvons en toute occasion chasser et vaincre Satan.
Lorsque tu as péché, lorsque tu es tombé, relève-toi tout de suite ; confesse ton péché, et tu sauras assurément selon la parole de vérité qu’il est effacé aussitôt. 1 Jn. 1, 9. Lorsque Satan accuse, frappe-le aussitôt avec cette épée. Frappe-le aussi avec 1 Jn. 2, 1 et 2, ainsi qu’avec Pr. 24, 16. Rappelle-lui qu’il a fait crucifier le juste, qu’il a perdu la bataille, qu’il n’a aucune part en toi. Mets-le carrément à la porte ! Christ t’aime ! Il te défend ! Il te pardonne volontiers !
Et même si, - comme Tordenskjold, ce héros de l’Histoire norvégienne -, tu es tellement pressé par l’ennemi que tu es obligé de sauter à l’eau sous une pluie de balles, prends comme lui ton épée dans ta bouche, sois plein de courage, et ne te rends jamais à l’ennemi. Dis à chaque fois comme Tordenskjold : «Ça n’est pas pour cette fois-ci.» «Heureux ceux dont les péchés sont pardonnés.» La joie renferme de la force et du courage. «Celui qui à qui il a été beaucoup pardonné aime beaucoup.»
«L’amour est fort comme la mort» Ca. 8, 6. On devient fort et capable d’opposer une résistance quand on utilise ces paroles de vérité, de sorte qu’on en reste à un seul péché, au lieu qu’il s’ensuive une série de péchés comme conséquence du découragement. Vois toi-même quelle énorme différence il y a entre ces deux manières de prendre les choses. Soit un péché unique, ou bien toute une période de misère.
Il est extrêmement important de vaincre et de chasser Satan (l’adversaire, le menteur, l’accusateur) lorsqu’on a péché. Le mieux est évidemment de vaincre dans la tentation, de sorte à ne pécher en aucune manière. Mais si on perd une bataille, il est encore plus important de remporter la victoire à la bataille suivante. La première bataille concerne un péché en pensée, en parole ou en acte. Si on a perdu cette bataille, la guerre continue aussitôt après, et cette bataille a pour enjeu le découragement ou l’assurance. C’est toujours soit l’un, soit l’autre qui l’emporte. Ou bien tu vaincs, ou bien tu es vaincu.
Satan accuse les élus jour et nuit. Ap. 12, 10. Mais Christ nous défend aussi jour et nuit. 1 Jn. 2, 1. (Avocat-défenseur). Qui crois-tu alors ? Qui a raison ? Qui des deux dit vrai ? «Ils l’ont vaincu (l’Accusateur) à cause du sang de l’agneau (qui purifie de tout péché) et à cause de la parole de leur témoignage (à cause de leur assurance) ...» Ap. 12, 11.
Toutes les âmes qui se taisent sont vaincues par le diable. Elles sont découragées et doutent au lieu d’être dans l’assurance et de croire. Elles donnent à Satan le droit d’être leur berger et leur conducteur. Elles ne doutent pas de ses «vérités». Elles ne trouvent pas juste d’en douter. Elles se tiennent près de lui (sans le vouloir ni le comprendre) et il se tient volontiers près d’elles, et les remplit d’incrédulité et de doute. On se confie à sa garde sans la moindre résistance.
«Nous croyons (au Défenseur), c’est pourquoi nous parlons...» 2 Co. 4, 13. Mais les découragés croient en l’Accusateur, c’est pourquoi ils se taisent.
«L’esprit abattu, qui le relèvera ?» Pr. 18, 14. Un esprit abattu est trop lourd pour pouvoir être porté. Tout le monde succombe sous un tel fardeau. On n’arrive pas à rester debout, et on n’arrive pas à ouvrir la bouche. Les lèvres sont trop lourdes, on n’arrive pas à émettre un son audible. La poitrine est opprimée par ce poids pesant. On n’a pas la force de brandir l’épée, les bras sont trop faibles et les mains sont sans force. On n’arrive même pas à tenir l’épée, encore moins à la brandir avec force !
«Ce n’est pas un esprit de découragement (de timidité) que Dieu nous a donné...» 2 Ti. 1, 7. Où as-tu donc reçu cet esprit ? Pour qui as-tu ouvert ton oreille et ton cœur ? Envers qui as-tu été obéissant ? En qui as-tu eu confiance ? A qui as-tu résisté ? A qui t’es-tu soumis ?
«Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.» Ja. 4, 7. «Résistez-lui avec une foi ferme.» 1 Pi. 5, 9. A qui as-tu ouvert la porte ? A qui as-tu donné accès ? «Ne donnez pas accès au diable.» Ep. 4, 27.
De tout mon être, je veux exhorter toute âme qui, de tout cœur et à tout prix, veut se débarrasser du péché : Aie du courage ! Sois plein d’assurance ! Tiens bon ! Même si Satan, qui est si fort, est toujours contre toi, Christ, qui est encore plus fort, est toujours pour toi ! Loué soit Dieu !!! La victoire t’appartiendra pour finir. Le travail de Satan est d’accuser tous ceux qui tombent. Le travail de Christ est par contre de défendre, de soutenir et de relever tous ceux qui tombent. Ps. 145, 14. Pr. 24, 16. 1 Jn. 2, 1.
Ne sois pas indifférent aux versets de la Bible ! Ne les oublie pas ! Il est impossible de vaincre Satan par tes sentiments, tes opinions, tes souhaits et tes rêves ! Tu dois le frapper du tranchant de l’épée, avec la parole exacte de Dieu lui-même.
Lorsqu’on est tenté, on n’a pas le temps de courir à la maison pour voir ce que Dieu a dit, pour chercher des armes. Il est trop tard pour le faire ! Arme-toi maintenant avec la parole de vérité. Aie toujours tes armes à portée de la main ! Dès que tu sens la moindre chose dans tes pensées qui est contradiction avec la vérité - frappe ! S’il t’arrivait malgré tout de tomber dans la tentation, et que tu entendes la voix de l’Accusateur : «Oui, mais c’est vrai que tu as fait ceci et cela, et que tu es comme ceci et comme cela.» - réponds-lui : «Oui, mais je sais aussi autre chose qui est vrai», et sers-lui tout le répertoire des versets appropriés ! Ne l’épargne pas !
Tu peux être certain qu’il s’enfuira à toute vitesse. «Oh, là là, pensera-t-il, partons d’ici et allons ailleurs, car il est terrible, celui-là.» Une parole de Dieu peut le lier. Deux ou trois versets peuvent le chasser très loin, car il est le prince des ténèbres, et il lui est impossible de tenir dans la lumière. C’est comme le poisson qu’on ramène à terre, il ne tient pas longtemps !
Loué soit Dieu ! Notre avenir est lumineux et long ! Et plein d’espérance ! En avant, guerriers, pour le combat et la victoire - avec l’épée !!! Laisse plutôt ces misérables journaux ! Il n’est pas possible de vaincre le diable avec des journaux, des revues et de jolis numéros spéciaux de Noël. Cela ne marche pas ! Mais utilise l’épée de l’Esprit qui est la parole vivante, vraie et impérissable de Dieu. Ce sont des choses qui font mouche. Et c’est l’adversaire qui perd courage, et pas toi ! Alléluia !