La conférence du Jour de prière

novembre/décembre 1927

La conférence du Jour de prière

Nous avons une fois de plus eu la joie de voir beaucoup de chers amis se réunir pour une conférence. Ces conférences sont devenues une partie intégrante de nous-mêmes, à tel point que c’est une nécessité vitale pour nous de nous réunir. C’est une édification en soi de voir toutes ces âmes fidèles, et on en a tant besoin pour renforcer la communion. Nous avons trois conférences principales par an à Horten ; pour le reste, il y a des rencontres plus restreintes ici et là. Ce travail saisit le cœur d’une personne après l’autre. Les choses progressent comme elles l’ont fait depuis le début. Le levain fait progressivement lever toute la pâte. Mais comme partout ailleurs dans les assemblées, il y en a certains parmi nous que nous aimerions entendre, mais qui se taisent, alors que d’autres dont nous aurions préféré qu’ils soient plus discrets sont beaucoup trop prompts à parler. Mais loué soit Dieu de ce que nous ayons parmi nous des hommes qui sont revêtus de l’Esprit de Dieu et de sa force, et qui sont en mesure d’enseigner la foule. Ce sont les témoignages de ces frères qui forment la colonne vertébrale des conférences, et c’est la Parole de Dieu annoncée par ces frères qui a un impact, de telle manière qu’on rentre d’une conférence après l’autre avec un butin riche. En guise de directives pour une autre conférence – si Dieu le permet et qu’il nous prête vie – je me permets de faire remarquer que tous ne sont pas des serviteurs de la Parole, et que tout un chacun n’a pas pour mission de se lever devant une grande assemblée pour enseigner. Qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner. Quand il y a une invitation à témoigner, tous ceux qui sont convertis peuvent rendre leur témoignage et louer le Seigneur pour ses grandes œuvres. Mais il n’y a pas de réceptivité pour quelqu’un qui se lèverait pour enseigner sans avoir la grâce et la force de Dieu [pour le faire]. Cela étouffe l’esprit, et cela impose des souffrances à toute l’assemblée. Nous avons besoin de serviteurs qui puissent faire œuvre utile à tous points de vue. Nous n’avons pas seulement besoin de serviteurs de la Parole, nous avons besoin de toutes sortes de services. Tout service et ministère doit contribuer à l’édification de l’assemblée. Il faut bannir tout autre service. Chacun doit faire preuve d’autocritique dans ce domaine, et si quelqu’un sert par ses paroles ou sa conduite d’une manière qui ne contribue pas à l’édification, il doit s’attendre à être corrigé. Le royaume de Dieu doit progresser, et il va progresser ; les agissements de la chair doivent être freinés, et ils le seront. Sois donc prudent, et ne fais que ce qui peut édifier.

Pour l’essentiel, nous ne pouvons que louer les amis pour leur conduite pleine de sagesse, et nous sommes très heureux et de tout cœur reconnaissants à Dieu de pouvoir nous réunir avec eux tous à ces conférences tellement appréciées. Cela fait maintenant cinq ans que nous avons construit la salle en pensant aux conférences, mais il semble que dans peu de temps, nous manquerons de place. La salle peut accueillir environ 200 personnes, et cette fois-ci il faut dire qu’elle était pleine. Si à l’avenir la place venait à manquer, nous savons que Dieu est puissant pour élargir notre espace. Tout dépend de nous-mêmes, si nous voulons servir Dieu en esprit et vérité. Si nous le faisons, toute opposition de la part des hommes et des esprits mauvais ne contribuera qu’à renforcer notre vie spirituelle et à étendre les frontières du pays. Des témoignages ont aussi été donnés à la conférence dans ce sens.

Crucifié avec Christ

Si on veut être chrétien tout en voulant continuer à agir librement, comme on veut, cela crée des tensions et des divisions. Il faut alors demander pardon à Dieu et les uns aux autres. Cela peut durer toute la vie sans mener à d’autres résultats que de devoir continuer à demander pardon pour toute la méchanceté. Il en va autrement quand le vieil homme est crucifié avec Lui. Ro. 6, 6. Ga. 2, 20. C’est « sur la croix avec Christ » que se trouve le lieu de la grande réunion d’unité, où toute inimitié est mise à mort et où les esprits méchants sont livrés publiquement en spectacle. Je suis crucifié. Satan et les hommes méchants ne peuvent nous faire aucun mal si ce n’est au travers du vieil homme, mais quand je suis crucifié, ils sont tous désarmés. C’est sur la croix que nous remportons la victoire. La parenté et les amis charnels sont sacrifiés sur la croix, où Jésus a donné ce qu’il avait de plus précieux dans ce monde, sa propre mère. La victoire est certaine d’avance quand on est sur la croix avec Christ, et quand nous rencontrons l’ennemi, le combat a déjà été mené et la victoire remportée. Jésus a été crucifié pour le monde entier, mais le monde entier est encore soumis au mal, parce qu’il n’est pas crucifié avec Lui. Il n’y a plus de raisons de se livrer à des discussions, il n’y a plus une multitude d’opinions ; car nous avons une seule opinion, à savoir que le vieil homme est condamné à mort, avec tous ses artifices, son intelligence, sa religiosité et ses bonnes intentions.

Nous avons aussi entendu parler du :

Repos en Dieu

Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos. Il y a un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Josué n’a pas pu conduire le peuple au repos. Ils auraient dû marcher contre leurs ennemis dans un repos complet – sans regarder leur propre faiblesse ou la force des adversaires. Il en va de même de nos jours. Le pays, c’est le corps, qui est rempli d’ennemis quand il n’est pas crucifié. Mais la croix chasse l’ennemi et on accède alors au repos de la foi. Quand la Parole fusionne avec la foi dans le cœur, on accède au repos. Mais Dieu a juré qu’ils n’entreraient pas dans son repos, parce que la parole qu’ils avaient entendue ne leur avait servi de rien, justement parce qu’elle n’avait pas fusionné avec la foi dans leur cœur. Hébreux chapitres 3 et 4. Le but de tout le christianisme, c’est le repos de Dieu, que l’on obtient par une foi et une confiance entières en Dieu. Efforçons-nous donc d’entrer dans son repos ! Il est donc possible de se donner le repos comme but et de s’efforcer d’y entrer. Sans croix, il n’y a pas de repos, mais « sur la croix » nous entrons dans un repos de plus en plus profond. Ce repos n’est pas du sommeil, mais c’est un repos dans un état pleinement éveillé.

La plupart des amis sont repartis dimanche soir, mais trois sœurs du Danemark et quelques autres sont restés, et lundi soir nous avons eu ensemble une petite fête bénie, avec des témoignages et des chants.

Que Dieu nous garde dans l’obéissance de la foi jusqu’à ce que nous nous revoyions. Merci de tout cœur pour cette rencontre et pour toutes les bonnes paroles que nous avons entendues.

Bien à vous,