La conférence du Jour de prière

décembre 1926

La conférence du Jour de prière

Beaucoup d’amis avaient certainement prié que Dieu bénisse cette conférence, chacun dans son lieu secret ; car nous avons vraiment remarqué que Dieu, qui est dans le lieu secret et qui voit dans le lieu secret, a exaucé de manière manifeste.

Nous remarquons aussi que les frères qui ont été fidèles pendant des années, dans le travail aux différents endroits, ont reçu un fondement ferme et ont gagné une grande assurance en Jésus-Christ. Il faut considérer plusieurs d’entre eux comme des serviteurs de l’Assemblée, selon le sens qu’en donne la Parole de Dieu. Nous sommes tous des êtres humains et nous devons être sauvés de beaucoup de choses pour accéder à beaucoup de choses, mais s’il fallait attendre d’être parfait (accompli) pour commencer à servir, il n’y aurait pas de serviteurs ici sur terre. Cela doit nous suffire, quand un frère a servi fidèlement dans la lumière qu’il a, avec un entendement parfait, qu’il veut suivre les traces du Maître aussi bien dans sa vie que dans son enseignement. C’est pourquoi c’est une consolation et une joie de se réunir avec de tels frères.

Du point de vue de ce qui a été annoncé, la conférence a été riche en contenus variés. Nous avons été exhortés à nous abstenir de toute « exigence », qui est à l’opposé du fait de servir. L’exigence est similaire aux attaques de Satan. C’est un mal qui vient des ténèbres les plus profondes. Quand on remarque de l’exigence, on a plutôt envie de tout fermer avec des barrières de fer. Donnez, et il vous sera donné. Christ est venu pour servir et donner – pas pour exiger. C’est la génération perverse qui exige des signes, qui exige qu’on lui montre de l’amour, qui exige qu’on ait de la considération pour elle, qui exige qu’on prenne égard à elle à tout bout de champ. L’entendement de Christ n’exige rien de bon là où il n’y a rien de bon ; il se contente de donner. Et plus nous donnons, plus il nous est donné.

Nous avons aussi entendu parler de victoire sur le péché dès la vie des pensées. Que la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, doit garder notre cœur, notre entendement et nos pensées en Jésus-Christ. Il faut rendre les pensées captives dans l’obéissance à Christ. Satan s’adresse d’abord aux pensées avec ses tentations ; même chez les païens, les pensées se défendent et s’accusent les unes les autres. Il y a donc à la fois des forces mauvaises et des forces bonnes qui sont à l’œuvre dans nos pensées. Si nous jouons avec le péché dans nos pensées, nous soignons la chair et cela éveille la convoitise, et on peut pécher à tout moment. Il faut donc commencer à combattre le péché dès qu’une pensée impure se manifeste, et il ne peut pas être question d’une pleine victoire si on n’agit pas de la sorte. Il y a beaucoup de chrétiens dont les pensées sont complètement corrompues, parce que leurs pensées sont plus en relation avec ce qui est de la chair qu’avec ce qui appartient au royaume de Dieu.

Entre les réunions, nous avons eu des conversations sur tout ce qui contribue à la piété et à la victoire, et sur l’Antéchrist et l’esprit de l’Antéchrist, qui progresse à grands pas. Nous nous sommes arrêtés tout particulièrement à ce qui se passe en Italie ces jours-ci, comment le gouvernement d’un État et l’Église se réunissent23. Les Jésuites veulent à tout prix que l’Église ait un pouvoir temporel et soit reconnue en tant que tel. Et nous avons lu ce qu’une personne a dit, que ces Jésuites sont l’étrier qui aide la prostituée à s’installer en selle sur le dos de la bête. Elle est un peu anxieuse quand elle enfourche la bête, car elle se doute que cela peut mal finir, mais elle l’enfourche quand même. Ap. 17. L’honneur et la reconnaissance du monde ont plus de valeur pour elle que l’honneur de Dieu. Nous avons parlé de beaucoup plus de choses que ce qui est mentionné ici, et nous étions d’accord qu’il faut rester attentifs à la corne qui est en train de grandir en Italie. Ce n’est pas habituel, en effet, de voir un instituteur de village prendre autant de pouvoir en 8 ans environ, au point de devenir le dictateur de tout le peuple italien, qui peut ordonner à chaque homme qui le rencontre de mettre un genou à terre et de lever le bras droit, et qui peut amener les évêques à prêcher dans leurs congrégations qu’ils croient à l’esprit de dirigeant de Mussolini. Le monde veut se laisser séduire, et il est séduit ; car Dieu les livre à un entendement réprouvé, parce qu’ils ne veulent pas de l’amour de la vérité.

Nous n’avons pas connaissance de tout ce qui se passe en Italie ; mais d’après le petit traité que nous avons lu, des articles de foi ont été écrits pour glorifier Rome et faire d’elle une déesse. Qu’elle avait été torturée jusqu’à la mort, enterrée, mais qu’elle était ressuscitée et qu’elle était montée au ciel. On a toutes les raisons d’être vigilant face à de telles évolutions, en particulier quand on sait qu’il y a environ 300 000 000 de catholiques dans le monde, dont la plupart croient certainement aveuglément que Rome est une déesse.

Voilà ce que nous pouvons dire et ce à quoi nous pouvons exhorter chacun :

Ne fléchis jamais les genoux devant d’autres que Dieu et son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Souffre la mort plutôt que d’adorer d’autres que notre Messie élevé à la droite du Père, lui qui va faire de tous ses ennemis son marchepied, pour qu’il puisse un jour les consumer parce qu’ils n’ont pas aimé la vérité, mais qu’ils ont pris plaisir à l’injustice. Nous ne savons pas qui est l’Antéchrist, mais il nous suffit d’être attentifs aux cornes (c.-à-d. toute personne qui se développe en puissance mondaine et impie). Da. 7, 8 : Je considérai les cornes, etc.

Nous avons tiré un riche profit de la conférence et nous avons fait l’expérience de la communion fraternelle (la communion des saints) dans une forte mesure.

Puisque ceci est le dernier numéro qui paraît pour cette année, je veux profiter de l’occasion pour remercier chacun pour l’année qui est passée, pour les conférences, les lettres et tout l’amour. Mais avant tout, c’est à Dieu et à notre cher Seigneur Jésus-Christ que nous devons adresser l’honneur et nos remerciements pour tout. Car comment nous en sortirions-nous sans l’Esprit de Jésus ? Que Dieu bénisse l’année qui vient. Salutations à chacun dans l’amour de Jésus. Votre frère et compagnon de service,