Le péché dans la chair est-il ôté par le baptême de l’Esprit ?
La foi des Romains était renommée dans le monde entier, Ro. 1, 8, mais malgré cela, Paul juge nécessaire de leur écrire : Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel. Ro. 6, 12. Si le péché avait été ôté du corps mortel, l’exhortation de l’apôtre à ne pas le laisser régner aurait été tout à fait superflue. Quand on enseigne que le péché n’existe plus dans le corps, il va de soi qu’on n’a pas besoin d’être vigilant à son sujet. C’est pour cela qu’il y a tant de gens qui abandonnent la foi. Mais Jésus dit : Je dis une chose à vous tous : Veillez !
Quand on veille à ce que le péché dans la chair ne puisse pas régner, on est crucifié avec Lui. Le Saint-Esprit nous a donné la force de le faire, personne n’a donc besoin d’être esclave du péché. Le péché dans la chair, aussi appelé corps du péché, Ro. 6, 6, sera ainsi anéanti. Quand le péché dans la chair n’est pas nourri, il finit par mourir. Cela permet à la vie que nous avons reçue en Dieu de se renforcer et de prendre la place. La parole suivante s’accomplit au cours de ce processus de sanctification : Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.
Il n’y a pas de condamnation pour le fait d’avoir du péché dans sa chair, car on en a hérité ; mais il y a une condamnation pour le fait de commettre du péché, c’est-à-dire laisser le péché dans la chair régner.
Le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. Ge. 4, 7.
Mais si nous marchons dans la lumière (note bien que seuls les saints marchent dans la lumière), comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jn. 1, 7.
De quels péchés doit-on donc être purifié quand on marche dans la lumière ? Il est impossible que ce soit des œuvres pécheresses, aussi appelées œuvres de la chair. Ga. 5, 19. Car on ne peut pas dire que les adultères ou les meurtriers marchent dans la lumière. Si quelqu’un veut méditer les lois de l’Éternel, Ps. 1, il trouvera bien que c’est le péché qui habite en nous, ou le corps du péché, qui est détruit par le pouvoir purificateur du sang, quand on marche dans la lumière. Satan perd tout son pouvoir, car il n’est le prince que de ceux qui marchent dans les ténèbres.
Jean continue en disant : Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. 1 Jn. 1, 8.
Est-ce que ce n’est pas justement ce que disent tous ceux qui prétendent que le péché a été ôté par le baptême de l’Esprit ? Ils se séduisent eux-mêmes. Personnellement, cela fait des années que j’ai commencé à mener de nombreux combats contre des personnes qui défendaient cette doctrine, au point que je me suis plus d’une fois senti malade, accablé de lassitude, dans le corps comme dans l’âme. Mais j’ai aussi été témoin du fait que bon nombre d’entre eux sont tombés dans l’adultère, l’ivrognerie, les escroqueries de tous genres, et le divorce. Certains se sont même retrouvés dans un asile d’aliénés, à charge de la société.
Quand il est dit que chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise, cela doit signifier qu’il existe quelque chose qui s’appelle la convoitise dans notre chair, qu’il est possible de satisfaire de son plein gré cette convoitise, mais qu’il est aussi possible de lui résister. Quand des hommes qui ont dit et enseigné que le péché a été ôté de leur chair, tombent malgré tout en adultère, cela prouve bien que la convoitise était quand même présente. Car il est évident pour tous qu’il faut d’abord voir une femme et la convoiter, avant de commettre l’adultère avec elle. Est-ce donc si difficile à comprendre ??? Quelle misère que des dirigeants du peuple de Dieu soient aussi lents à comprendre !
La chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. C’est à nouveau la même chose. Qu’est-ce donc que combattre le bon combat de la foi, si ce n’est d’être à l’écoute de l’Esprit et d’être disposé à lui obéir, et puis combattre le combat de la foi contre sa propre chair ? Certains prétendent que c’est de l’esclavage ; c’est en particulier ce que disent à l’unisson tous ceux qui ont péché !!! Pour ma part, je loue Dieu pour un tel esclavage, s’il faut l’appeler ainsi ; car il m’a gardé au travers de toutes sortes de tentations, jusqu’à ce jour. Pour ma part, je donne un nom plus joli à ce combat incessant entre la chair et l’Esprit. Je l’appelle « le bon combat de la foi » et je veux conseiller à chacun de lui donner le même nom, car c’est biblique. 1 Ti. 6, 12.
Les Corinthiens étaient une assemblée de Dieu qui était devenue riche en tout, toute doctrine et toute connaissance, et il ne leur manquait aucun don spirituel. 1 Co. 1. Malgré cela, ils étaient en procès les uns contre les autres, et ils allaient jusqu’à s’en remettre à des tribunaux du monde et à plaider devant des infidèles. 1 Co. 6, 7. Ils étaient bien loin d’accepter avec joie l’enlèvement de leurs biens. Quelle en était la raison ??? Le péché dans la chair, bien sûr ; la cupidité !!! Est-ce donc difficile à comprendre ??? Qu’enseigne-t-on à ce propos dans les écoles bibliques de notre époque ??? Est-ce que cela est trop incompréhensible, trop mystique ??? Pour ma part, je crois que cela fait partie des enseignements élémentaires. Même dans le monde, on comprend cela sans problème, qu’un homme et une femme qui vivent de manière manifeste selon les convoitises de leur chair n’ont rien à voir avec Christ.
Celui qui accepte la lourde tâche d’être à la tête d’un groupe chrétien pour y exercer un ministère et être un serviteur de l’assemblée, doit d’abord être éprouvé. 1 Ti. 3, 10. Il doit aussi avoir une position personnelle de disciple, pour être capable d’observer les dernières paroles de Jésus :
Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Mt. 28, 19 et 20.
Quand on commence par observer soi-même ce que Jésus a ordonné et qu’on enseigne la même chose aux autres, on peut en vérité dire d’une telle personne : Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel.