L’Assemblée de Dieu et une assemblée humaine

juillet 1925

L’Assemblée de Dieu et une assemblée humaine

La Parole de Dieu ne décrit pas l’Assemblée comme un rassemblement de gens qui se réunissent de temps en temps pour écouter telle ou telle personne. L’Assemblée est composée d’individus qui sont tous membres du corps de Christ. Ils ont tous besoin les uns des autres, comme les yeux, les oreilles, les bras et les jambes ont besoin les uns des autres dans un corps, et on accorde le plus d’honneur au membre le plus petit et le moins considéré. La vie des membres se manifeste là où on laisse régner l’amour et la communion en Esprit, et là où les membres sont vivants. L’Assemblée est chair de sa chair et os de ses os : Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, c’est-à-dire l’Assemblée. Elle est crucifiée quant à la chair, mais rendue vivante quant à l’esprit. Elle est inscrite dans les cieux mais elle est à l’œuvre sur terre. Les membres servent comme apôtres, prophètes, évangélistes, bergers et docteurs, pour le perfectionnement des saints. C’est de cette manière que la vie se développe dans l’Assemblée, par l’aide mutuelle et par l’œuvre confiée à chaque membre en particulier. Cela donne de l’équilibre et de l’unité dans l’Assemblée, qui se développe comme un organisme vivant, où la Parole de Dieu est annoncée avec Esprit et vie, et où la croix et la mort sont annoncées sur toute chair et tout ce qui est charnel.

Quand on se réfère à ce que nous venons de dire, on comprend à quel point les choses sont erronées quand un homme tout seul veut éduquer et former une assemblée – sans l’aide mutuelle en interne. C’est comme si le capitaine d’un grand vapeur qui traverse les océans va de droite à gauche sur son bateau et veut être lui-même officier de quart, chef mécanicien, matelot, chauffeur et cuisinier. C’est justement l’aide mutuelle qui fait de lui le capitaine du navire. S’il la rejette, il n’avancera pas d’un pouce. De la même manière, une assemblée devient une assemblée des morts si on ne laisse pas les apôtres, les prophètes, les bergers, les évangélistes et les docteurs exercer leur ministère. Ce n’est pas le fait de tenir des registres de tout ce qui se dit et se fait dans une telle assemblée qui la rend meilleure ; elle en devient plutôt plus prétentieuse. C’est la vie qui est dans l’assemblée qui lui donne de la valeur. Si on l’enlève, le fait d’inscrire ou non des choses dans un registre n’est d’aucune utilité. Donner un modèle biblique à une assemblée morte, c’est comme mettre des habits neufs à un homme mort.

Dans l’Assemblée, tous les membres doivent offrir leur corps comme un sacrifice vivant, agréable à Dieu ; c’est là le culte spirituel de l’Assemblée. Si on décore son corps pour plaire aux hommes, c’est là un bien médiocre matériau pour édifier une assemblée. L’Assemblée est le corps de Christ, qui doit être présenté saint et irrépréhensible.

Si les dirigeants des assemblées cessaient de se disputer pour savoir s’il faut enregistrer les assemblées ou non, mais qu’ils veillaient plutôt à ce que l’épée de l’Esprit ne soit pas privée de sang, je crois que ceux qui appartiennent vraiment à l’Assemblée inscrite dans les cieux deviendraient visibles d’eux-mêmes, et les ennemis de la croix finiraient par s’esquiver, peu à peu.

Mais serait-ce peut-être une épreuve trop dure ?