Le vieil homme et la loi
Dieu a donné l’héritage à Abraham par une promesse. Toutes les nations de la terre seraient bénies par sa postérité, c’est-à-dire Christ. La loi, qui a été donnée 430 ans après Abraham, ne pouvait pas anéantir cette promesse. La loi ne fait pas de promesse, mais elle place l’homme sous l’emprise du jugement par ses saintes exigences, que l’homme naturel ne peut en aucune manière accomplir, même avec la meilleure volonté du monde. La loi est utile pour celui qui l’utilise de la bonne manière. Celui qui fait preuve de nonchalance sous la loi n’en est jamais débarrassé. Mais celui qui fait des efforts pour avancer se rendra compte à un moment donné que la loi est bonne, mais qu’il y a quelque chose en moi-même qui ne va pas. La loi lui dévoilera la nature déchue, de sorte que s’accomplisse ce qui est écrit : La loi est devenue notre pédagogue pour nous mener à Christ. Notre vieil homme est incapable d’observer une loi sainte et juste ; la nature déchue doit être crucifiée et mourir. Christ a apporté cette mort en se revêtant de la chair et du sang comme les enfants, mais il a obéi au Père et n’a jamais obéi aux exigences qui venaient du corps. De cette manière, son corps est devenu un sacrifice, dans lequel l’exigence de la loi pouvait s’accomplir. C’est ce processus-là qui se répète sans cesse chez les âmes qui marchent sur le chemin de la sanctification. Le corps est livré comme un sacrifice vivant et agréable à Dieu. L’Esprit de Dieu nous pousse et nous dirige pour que nous renoncions aux exigences du corps (le péché dans la chair). Cela provoque des souffrances dans la chair, mais l’esprit découvre la gloire et la signification de l’héritage. C’est ainsi qu’on peut prendre part, par la foi, aux promesses d’Abraham.
Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ga. 3, 23. Le fait que nous soyons ainsi enfermés limitait les transgressions et nous donnait l’occasion de considérer la loi et de trouver que ses exigences étaient raisonnables et justes. Cela nous a donné l’occasion de nous voir nous-mêmes et de nous rendre compte qu’un homme corrompu faisait obstacle à une loi sainte et juste. Il n’y avait alors rien d’autre à faire que de se tourner vers Christ pour trouver une solution à l’énigme. Et on se rend alors compte que tous ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Nous sommes crucifiés par sa crucifixion, et nous sommes morts par sa mort. Bien plus, nous sommes aussi ensevelis avec lui par le baptême, par lequel nous sommes aussi ressuscités avec lui par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Col. 2, 12.
Par la foi en la puissance de Dieu, nous sommes donc ressuscités avec lui. Dans le baptême, nous nous sommes revêtus de Jésus-Christ par la foi, pour marcher maintenant en nouveauté de vie, en tant que ressuscités. En tant que ressuscités, nous portons une chair qui n’héritera pas du royaume de Dieu, mais qui sera transformée à l’avènement de Jésus, ou alors qui s’endormira en Christ, si nous ne vivons pas jusqu’à son retour. C’est ce corps qui doit être livré comme un sacrifice agréable à Dieu. C’est dans cette chair que nous pouvons avoir communion avec Christ dans ses souffrances, et c’est dans cette chair que nous avons l’occasion de croître de la croissance du corps et de nous revêtir de la nature de Dieu. C’est notre fidélité dans ce corps qui déterminera notre récompense dans l’éternité ; car il sera rendu à chacun selon ce qui s’est passé par le corps, que ce soit en bien ou en mal.
En tant que ressuscités avec Christ, nous sommes affranchis de la loi, mais liés à la loi de Christ dans son corps.