Avec qui es-tu marié ?

février/mars 1924

Avec qui es-tu marié ?

Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Ro. 7, 2.

La question qui se pose maintenant, c’est de savoir avec qui tu es marié. Tant que tu vis par tes propres œuvres, tu es l’épouse de la loi. Tout le monde croit bien entendu être affranchi. Ils ne se doutent pas qu’ils sont esclaves de la loi. Un homme se convertit, après avoir peiné longtemps sous le lourd fardeau de ses péchés. Il lit dans l’Écriture ce qu’on attend d’un converti. S’il est négligent et qu’il s’installe confortablement dans une église ou une autre, il restera un enfant de l’esclave tous les jours de sa vie – sans le savoir. Il n’apprendra jamais à connaître la loi à fond, bien qu’il soit marié avec elle. Il en va autrement de celui qui ne se sent pas tranquille et qui cherche. Il ne se relâche pas avant d’avoir trouvé le repos. Lui aussi, il est dans l’esclavage, mais il fait preuve de beaucoup d’application dans cet esclavage. Il ne se relâche pas, il veut accomplir la loi, et il veut marcher dans la pureté et avec une bonne conscience, car il sait ce que signifie vivre dans le péché et en être esclave. Plus il se donne de la peine, plus on en attend de lui. Tout semble obscur. Il se remet à l’œuvre, mais ça ne réussit jamais. Tout cela vient du fait qu’il est encore dans la chair, et qu’il n’a pas reçu de la lumière sur le fait qu’il n’habite rien de bon dans sa chair.

Il connaît toute une série de passages qui disent que sa chair est corrompue, mais aussi longtemps qu’il n’a pas expérimenté une délivrance de la chair, il y vit aussi naturellement que le poisson vit dans l’eau. Il est marié avec la loi, malgré tout ce qu’il sait sur la libération. Celui qui fait acception de personnes n’est pas marié avec Christ, mais avec la loi. Celui qui ment est marié avec la loi qui dit : Tu ne mentiras pas. Celui qui emprunte à son prochain sans lui rembourser, s’aime soi-même plus que son prochain. Il est marié avec la loi qui dit : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Celui qui fait beaucoup de bonnes œuvres, mais qui n’arrive pas à les garder cachées aux yeux des hommes, mais qui s’arrange pour que les autres les remarquent quand l’occasion se présente, n’a pas fait ses œuvres pour Christ. S’il l’avait fait, il n’aurait pas été honoré, et il n’aurait pas non plus recherché l’honneur des hommes. Mais maintenant, il est honoré, parce qu’il a fait remarquer ses œuvres, et les paroles suivantes de Christ s’appliquent à lui : Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres ? Mais la foi n’a rien à voir avec la loi. Celui qui ne peut pas croire n’a donc affaire qu’à la loi. Il est marié avec elle. Il ne sert pas dans un esprit nouveau, mais selon la lettre qui a vieilli.

Lorsque la parole de Dieu est annoncée et que les gens l’écoutent, les mêmes paroles peuvent être de simples lettres pour les uns, et esprit et vie pour les autres. Cela dépend de la position que chacun a par rapport à Christ.

Si quelqu’un est mort à la loi par la loi, et se marie avec un autre époux, Christ, c’est une femme adultère, comme les Galates, si elle s’attache à nouveau à la loi. Le mari, Christ, vit, et tant que le mari est vivant, on ne doit pas se marier avec un autre. Ce serait de l’adultère. Et comme le mari, Christ, ne peut pas mourir, son épouse non plus ne pourra pas mourir. Sinon, la vie ne serait pas éternelle. Mais la vie est bien éternelle, tant pour le mari, Christ, que pour son épouse. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.