La conférence à Horten 1923

novembre 1923

La conférence à Horten 1923

du 2 au 5 novembre

… a été richement bénie. C’était tout particulièrement réjouissant de voir tant d’enfants et de jeunes écouter attentivement, réunion après réunion. On dirait que les enfants supportent mieux la parole de la croix que les adultes, et que les jeunes aiment plus la vérité que les chrétiens plus âgés, qui ont souvent plein de préjugés.

Nous sommes satisfaits de prendre les choses telles que Dieu nous les donne, que ce soit des jeunes ou des vieux.

Le réfectoire dans la cave était achevé pour cette conférence, et on dirait que les amis s’y plaisent très bien.

Nous avons reçu plusieurs télégrammes, particulièrement du Nordland et du Finnmark. Nous remercions de tout cœur ceux qui les ont envoyés. Il s’avère que c’est nécessaire de se réunir. Mais le temps passe trop vite. On ne se lasse pas de la parole de la croix, c’est une force de Dieu qui permet de maintenir Satan et le mal à distance. Les amis s’aiment les uns les autres à un tel degré que c’est dur de se séparer. C’est pourquoi c’est une joie d’autant plus grande de se réunir. Mais venons-en aux témoignages.

Il se trouve que nous ne sommes rien d’autre que des hommes qui explorent le pays, et nous y trouvons des habitants grands et forts, même effrayants. Les difficultés sont nombreuses et grandes. Il en était de même pour Abraham ; il avait la promesse, et il a regardé les difficultés – son faible corps et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort. Mais le fait est qu’il a cru en Dieu, et la promesse s’est accomplie. Il y avait 12 espions. Ils ont tous vu les fruits magnifiques du pays, ils ont tous vu les difficultés, et ils avaient tous reçu de Dieu la promesse qu’ils allaient conquérir le pays ; mais seuls deux d’entre eux ont cru en Dieu. Les autres ont regardé leur propre faiblesse et la force supérieure de l’ennemi. Josué et Caleb étaient animés d’un autre esprit. Ils ont déchiré leurs vêtements quand ils ont entendu toute l’incrédulité que les autres espions ont essayé de communiquer au peuple, qui était disposé à écouter et à se lamenter parce que tout semblait noir et désespéré.

Ces deux tendances spirituelles se trouvent aussi dans l’assemblée de nos jours. Prends garde à l’esprit qui t’anime. Josué a cru en Dieu et il a eu le droit de partager le pays entre ses frères. Caleb était âgé de 85 ans, mais tout aussi fort que lorsque Moïse l’avait envoyé explorer le pays dans sa jeunesse. Il s’est donc chargé de chasser les habitants les plus puissants du pays, les enfants d’Anak, et il a donné à ses filles aussi bien les sources supérieures que les sources inférieures. Aussi bien lui que ses enfants avaient assez d’eau à leur disposition.

Il est dit de certains qu’ils doivent entrer dans le repos. N’est-ce pas ceux qui sont animés de l’esprit de Josué et de Caleb ? Mais eux non plus ne peuvent pas s’établir paisiblement dans la terre de leur héritage avant que leurs frères aient eux aussi chassé l’ennemi et aient trouvé le repos dans leur héritage.

Mais il y a beaucoup de chemin pour parvenir au repos. Certains sont tellement durs et lents qu’ils sont incrustés dans la pierre dure comme de petites pierres précieuses. Il faut frapper la pierre 1, 2, 3, 4, peut-être jusqu’à 11 fois, avant qu’elle se fende et libère sa petite pierre précieuse. Mais il faut qu’elle sorte, et c’est l’amour. Par la foi et dans la force du Seigneur, tu remporteras la victoire et tu t’empareras du pays. Et si tu n’as pas toi-même la foi pour te sauver de tes difficultés, il se peut que Dieu envoie quelqu’un d’autre pour te sauver. Tu seras alors admiratif et rempli de joie à cause du salut de Dieu, mais en même temps tu secoueras la tête à cause de ta propre folie et de ton incrédulité. L’honneur d’avoir été sauvé et délivré ne te revient pas, c’est Dieu qui doit être honoré, lui qui a envoyé quelqu’un sur ton chemin, qui avait plus de foi que toi. Dieu est honoré par de tels instruments, c’est pourquoi il peut aussi les honorer.

Il y a un esprit de conseil et de force dans l’Esprit du Seigneur. Si nous sommes englobés en Christ en ligne descendante – ses souffrances et sa mort – alors nous le serons aussi en ligne ascendante, sa résurrection et sa gloire. Tu remportes la victoire sur Goliath en reconnaissant ta propre faiblesse et en croyant en la force de Dieu. Fais comme David, mets une pierre dans ta fronde au nom de l’Éternel. Quand tu es courbé et humble, et que la difficulté est grande, que tu reconnais ta propre absence de force, alors Dieu fait venir le salut. Ce n’est que de cette manière que les forces de Dieu se déclenchent et qu’on peut se les approprier. Il peut y avoir tellement à faire avec 2 à 4 âmes qu’on n’a pas de temps d’en faire plus. Comment pourrait-on triompher en tout si la maison était remplie de gens ? C’est à cause des rebelles et des incrédules que les foules n’ont pas accès. Paul ne pouvait pas s’adresser à d’autres personnes avant que celles auxquelles il avait affaire aient été amenées à l’obéissance.

Ro. 6, 11. Se considérer comme mort au péché, ne pas le laisser régner. Nous devons prendre position ici, reconnaître le péché comme péché et nous considérer d’un seul coup comme morts à ce péché. Quand tu es attiré et amorcé par ta propre convoitise, dis non !

C’est un côté de la chose de se considérer comme mort au péché, mais ce n’est que la moitié. L’autre côté, l’autre moitié, c’est de se considérer comme vivant pour Dieu. À quoi sert-il de faire plein d’efforts toute sa vie pour se considérer comme mort au péché, si on n’est pas disposé à être vivant pour Dieu ? C’est en tant que vivant pour Dieu qu’on cause le plus de dégâts au péché. Nous devons être prêts à aller et à venir quand Dieu l’ordonne, être prêts à témoigner de lui. Dieu nous a donné son Esprit, et dans cet Esprit nous pouvons haïr jusqu’à notre propre vie dans ce monde, haïr les actions du corps. C’est de cette manière que nous pouvons nous présenter comme vivants pour Dieu et nous considérer comme morts au péché. Comme le fr. A. l’a dit, nous devons nous tenir comme au garde-à-vous, prêts à faire les œuvres de Dieu. C’est cela, se considérer comme vivant pour Dieu.

Si on doit prendre égard à ceci et à cela, on n’est pas consacré comme vivant pour Dieu. On a peur de choquer et de dire des choses qui peuvent blesser ou vexer la chair vaniteuse. On doit alors marcher sur la pointe des pieds pour ne se heurter à rien ni à personne. Une telle âme n’est pas vivante pour Dieu. Ni Dieu, ni l’assemblée ne peut l’utiliser.

Le serviteur de l’Esprit a présenté son corps comme un sacrifice. Quoi que les autres disent ou pensent de lui, il accomplit son ministère pour Dieu.

Marche comme un vivant et tu auras une grande récompense. Quand on a été placé dans les lieux célestes, c’est tellement plus simple, quand on en est conscient, de vaincre toutes choses sur terre. Car comme Jésus a vaincu toutes les puissances et dominations, nous allons aussi vaincre avec lui – si nous le croyons – et si nous sommes présentés comme vivants pour Dieu.