Nous avons vu son étoile en orient

juillet/août 1922

Nous avons vu son étoile en orient

Il me conduisit à la porte, à la porte qui était du côté de l’orient. Et voici, la gloire du Dieu d’Israël s’avançait de l’orient. Sa voix était pareille au bruit des grandes eaux, et la terre resplendissait de sa gloire. Éz. 43.

La gloire de Dieu vient toujours de l’orient [l’Est] ; comme le soleil vient toujours de l’orient, amenant la vie et la chaleur, le Père des esprits vient aussi de l’orient avec son amour, sa vie et sa lumière. La loi parfaite de la liberté se lève à l’orient. Heureux quiconque y plonge les regards ! Pourquoi l’orient est-il la direction qui donne de l’espérance ? Eh bien, c’est parce que l’obscurité et les ténèbres de la nuit doivent se retirer pour laisser la place au soleil levant à l’orient. La sentinelle attend le matin, elle attend la lumière qui vient de l’orient. Pendant qu’elle attend, elle espère que la lumière et la vie vont venir avec la relève.

Nos ténèbres sont éclairées par la lumière qui vient de l’orient. Lorsque Jésus est né, quelques mages sont venus de l’orient disant : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en orient, et nous sommes venus pour l’adorer. Mt. 2, 2. Heureux sont ceux qui découvrent cette étoile du côté de l’orient : s’ils comprennent et croient, elle leur apportera de la sagesse, comme elle a apporté de la sagesse aux mages venus d’orient.

La gloire de l’Éternel entra dans la maison par la porte qui était du côté de l’orient. V. 4.

Si notre esprit est occupé par l’attente du matin, comme la sentinelle, la gloire de l’Éternel entrera dans notre cœur en passant par cette porte d’espérance. Comme c’est bon, au milieu de toutes les difficultés, d’avoir le visage tourné vers celui de qui vient l’aide. Si on se confie dans les hommes, c’est comme si on tournait son attente vers l’ouest ; car ainsi parle l’Éternel :

Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel !

Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants.

Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance !

Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit. Jé. 17, v. 5 et suivants.

La direction dans laquelle on se tourne au jour de la détresse n’est pas indifférente. Si on se tourne vers des hommes, on a l’âme qui se dessèche et on dépérit. On verse des larmes et personne n’y prend garde. Le soleil levant ne peut que nous tourner le dos, de même que nous lui tournons le dos en fondant de l’espoir vers l’ouest. Mais si nous nous tournons vers le Seigneur, vers l’est, sa gloire entre par nos portes, et ses pas versent l’abondance. Nos racines sont alors plantées près de la source vivifiante et nos feuilles s’exposent à la lumière du soleil ! Nous ne cessons de porter du fruit – des fruits bénis et nourrissants.

C’est pourquoi, chère âme, prends la position qu’il faut à l’égard de notre grand Sauveur et notre grande aide. Sans lui, nous ne pouvons rien faire.

Alors l’Esprit m’enleva et me transporta dans le parvis intérieur. Et voici, la gloire de l’Éternel remplissait la maison. V. 5.

N’est-ce pas ce qui arrive : lorsque nous nous tournons vers l’intérieur, lorsque nous usons de violence pour nous emparer du royaume de Dieu, la gloire du Seigneur remplit la maison. Nous avons besoin de cette plénitude de l’Esprit de Dieu dans notre être intérieur pour pouvoir nous réjouir dans sa vérité, ses jugements, ses souffrances et sa mort. Glorieuse puissance de la résurrection ! Heureuse est toute âme qui, dans cette puissance, se laisse conduire et pousser vers toute la vérité. Un tel homme devient un étranger pour les enfants de sa mère, il est méprisé et incompris de ses frères ; mais il sera connu du Père et du Fils, qui viendront à lui et se révéleront à lui. Il sera enlevé par l’Esprit et conduit à l’intérieur, justement parce qu’il met tout en jeu pour faire des progrès dans le royaume de Dieu.

Tu penses ici prendre un bain de soleil, tu penses ici te baigner à la lumière de Dieu, toi qui es ennemi de la croix de Christ, mais je peux te dire que ces choses glorieuses ne sont destinées qu’à ceux qui aiment les jugements du Seigneur, à ceux qui se chargent chaque jour de leur croix. Ils peuvent témoigner énergiquement de ces choses glorieuses, d’une façon telle que leurs paroles soient assaisonnées de sel. Celui qui ne cherche que les choses glorieuses qui sont en Dieu et qui prend soin de se soustraire au jugement et à la vérité ressemble à un homme qui veut seulement prendre du plaisir et ne jamais travailler. Il finit par être pauvre et termine dans la déchéance.

Au cours de ma vie, j’ai rencontré beaucoup de gens qui ont rassemblé autour de leur personne un groupe d’âmes et qui les ont nourries de promesses sans conditions et sans croix ; mais il leur est arrivé à tous ce que Jérémie dit au chapitre 17 :

« Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres.

Comme une perdrix qui couve des œufs qu’elle n’a point pondus, tel est celui qui acquiert des richesses injustement ; au milieu de ses jours il doit les quitter, et à la fin il n’est qu’un insensé. »

N’avons-nous pas vu de multiples fois que les bergers ont acquis des richesses injustement ? Ils se sont emparé des choses glorieuses sans payer le prix, ils ont partagé avec leurs poussins les mêmes trésors achetés à bas prix. Mais n’est-ce pas vrai, n’avons-nous pas vu de multiples fois qu’ils ont été obligés au milieu de leurs jours de quitter la richesse, et est-ce qu’à la fin ils n’ont pas été que des insensés ??? Si, la Parole de Dieu est immuable.

Chère âme, paie le prix. Achète (paie-le) de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu. Ap. 3, 18. Ne dis pas que tu es riche, que tu t’es enrichi et que tu n’as besoin de rien, si tu ne t’es pas acquitté des dépenses ; car, sans le savoir, tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. Ap. 3, 17.

Heureux ceux qui observent ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville. Ap. 22, 14.