Un chemin à suivre

février 1921

Un chemin à suivre

À l’heure de la mort, la plupart des gens doivent juger et condamner toutes les actions qu’ils ont faites au cours de leur vie. Ils sont tellement pécheurs qu’il faut prier pour que le pardon leur soit accordé. On entre alors tout nu dans le salut.

Seul un chrétien parmi mille peut dire comme Paul : J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Interroge des personnes qui se disent chrétiennes, et tu te rendras compte que des termes comme « course » ou « voie » leur sont tout à fait inconnus. Jésus est « le Chemin » – c’est un chemin sur lequel on peut marcher. Il est « la Vérité ». On le connaît surtout sous le nom de « Grâce ». Et pourtant, son nom est « Vérité » et non « Grâce ». Ce qui ne l’empêche pas d’avoir à disposition plein de grâce qu’il veut donner à celui qui se laisse sauver par la vérité. On peut recevoir la grâce en vain si cela n’est pas suivi par le fait qu’on reconnaît la vérité. Christ est plein de grâce et de vérité, mais seule la vérité affranchit.

J’ai entendu un prédicateur annoncer qu’il suffit de regarder Jésus pour devenir semblable à lui. Je ne crois pas qu’on puisse devenir une étoile en se contentant de s’asseoir pour regarder une étoile. Mais si par son Esprit, Christ peut produire en nous le vouloir et le faire, alors on est transformé à son image, de gloire en gloire. C’est là un chemin à suivre, une course à achever. Notre volonté doit se courber pour que nous devenions semblables à Jésus. Sans cela, rien ne sert de regarder quoi que ce soit, même si on regarde longtemps.

Tenons-nous-en à la vérité, et elle nous affranchira du péché et de notre propre vie. Elle veut nous affranchir des conteurs religieux et de leurs fables. La sagesse veut nous guider fidèlement dans cette vie, et par elle nous régnerons avec Christ dans la vie à venir.