L’esprit de sagesse et de révélation
Celui qui garde l’intelligence trouve le bonheur. Pr. 19, 8. Garder l’intelligence, c’est marcher dans la lumière pendant que nous avons la lumière, pour que nous soyons des enfants de lumière. Les pieds de Joseph furent serrés dans des liens, on le mit aux fers, jusqu’au temps où la parole de l’Éternel l’éprouva (prouva son innocence, trad. norv.). Ps. 105, 19. Nul ne peut recevoir de la sagesse sans être d’abord mis à l’épreuve et sans faire preuve de fidélité dans l’épreuve. L’esprit de sagesse te fera passer par le feu et par l’eau, jusqu’à ce qu’il puisse se confier à toi et te révéler ses mystères. Ensuite, il t’accompagnera sur des sentiers aplanis. L’esprit de sagesse se présente toujours à l’homme avec le châtiment. C’est la raison pour laquelle on ne l’accepte pas. Il ne sait pas flatter. Il veut être lui-même le Seigneur et le dirigeant, et c’est son droit le plus strict d’exiger de l’être. Si nous voulons obtenir l’esprit de sagesse, plions notre nuque sous son joug de fer. Laissons-le mettre notre âme aux fers, jusqu’à ce que la parole du Seigneur vienne et nous délivre. Il trouve son bonheur parmi les fils de l’homme, et par lui, nous pouvons apprendre à gouverner, sans rien payer. Les insensés méprisent la sagesse et la correction, c’est pourquoi ils restent dans leur folie. Mais chacun peut rendre son oreille attentive à la sagesse et incliner son cœur à l’intelligence. Pr. 2, 2. C’est de nous-mêmes que cela dépend.
Je suis certain qu’il en va de la plupart des frères et sœurs comme des Éphésiens, tels qu’ils sont décrits au chapitre 1 de l’épître qui leur est adressée. Ils ont entendu et accepté la parole de la vérité, ils ont la foi, ils sont scellés du Saint-Esprit, ils ont de la charité pour tous les saints, mais il leur manque quelque chose : l’Esprit de sagesse et de révélation. Que faut-il donc faire ? Il faut le demander à Dieu. Incline ton cœur à la sagesse, garde l’intelligence, retiens la lumière et marche dans cette lumière. Retiens la correction, ne la lâche pas, car elle renferme la sagesse. La coquille est dure, mais le noyau est doux. Regarde et écoute, rejette et choisis. Aie de l’amour pour la sagesse, car ce n’est en fait que de l’amour en retour. C’est par amour qu’elle corrige ; si ce n’était pas le cas, elle ne corrigerait pas. Elle châtie avec espérance. L’Esprit de sagesse se trouve au seuil de la porte de ta maison, mais les regards hautains ne le voient pas, ils trébuchent sur lui. Il est à la cave et au grenier, il est dans les rues. Il parle dans le cœur de l’homme pour le convaincre de tout ce qui est juste. L’impie lui-même n’a aucune excuse, car on peut facilement constater qu’il sait très bien ce qui est juste, lorsqu’il y trouve un avantage. À combien plus forte raison les croyants ne devraient-ils pas écouter et comprendre ! Mais l’incrédulité les en empêche, et qu’est-ce que l’incrédulité si ce n’est un refus du châtiment, pour que la chair s’en tire à meilleur compte ? Cherchons donc tous, autant que nous sommes, cet Esprit de sagesse et de révélation, qui est un maître pour enseigner la justice. Il rend vivant, car il est vivant lui-même.