Fête
Une réunion de l’Assemblée doit toujours être une fête, c’est-à-dire une occasion de se réunir pour s’édifier et se réjouir devant la face de Dieu, avec la nourriture qu’on a apportée et en se servant les uns les autres. De. 16, 1–17. Habits de fête : nous devons venir à la fête avec nos habits les plus somptueux, pour que chacun contribue de cette manière à augmenter l’éclat de la fête. Nous devons ôter nos vêtements sales et revêtir les habits de fête prescrits par Dieu (Za. 3, 4) ; nous devons être vêtus de salut et de justice. Ces vêtements doivent toujours rester propres (Éc. 9, 8). S’il y a des taches, il faut les faire nettoyer avant que nous nous réunissions, pour qu’il n’y ait pas de taches honteuses au festin. Parure de fête : chacun doit contribuer à la parure de la fête, avec les décorations qui conviennent, et à la perfection, en chantant de tout notre cœur et en jouant devant la face de Dieu, dans notre cœur. Repas de fête : personne ne doit venir les mains vides à la fête (De. 16, 16–17). Chacun doit apporter quelque chose suivant la bénédiction qu’il a reçue. Mais nous devons tous apporter de la nourriture pure, les pains sans levain de la sincérité et de la vérité, et non du vieux levain ou un levain de perfidie et de méchanceté (1 Co. 5, 8). Il ne faut pas apporter des soupçons, de la jalousie ou le désir de dominer, ni de vieilles opinions et dogmes datant de notre temps d’ignorance. Notre table doit être pure, pour que ce ne soit pas un piège pour nous, et que nous ne nous assemblions pas pour devenir pires et non meilleurs (1 Co. 11, 17). Fête pour tous : tous ceux qui se tiennent devant la face de Dieu peuvent participer aux fêtes, car il y a des fêtes qui conviennent pour chacun en particulier, pour celui qui est misérable, pour celui qui récolte ses prémices, et pour celui dont la récolte a été vannée et engrangée. La fête des pains sans levain est célébrée dans l’obscurité de la nuit, avec du pain d’affliction (De. 16, 1–8), mais c’est aussi une fête pour ceux qui aiment que tout soit mis en ordre, quoi qu’il en coûte. La fête des semaines est la fête de ceux qui ont commencé à récolter le fruit de leur travail, et elle est à la mesure de l’offrande volontaire qu’ils donnent (v. 9–12). La fête des huttes est la fête du travail accompli (V. 13–15). On peut sans aucune discordance célébrer ces différentes fêtes simultanément, si seulement tout est pur. Même les étrangers et les pauvres peuvent participer à la joie de la fête, quand ils se trouvent dans nos murs. Un signe caractéristique de ceux qui sont de Dieu, c’est qu’ils languissent et sont attristés quand ils sont loin des fêtes solennelles, et Dieu veut les rassembler (So. 3, 18). Quant aux autres, ils préfèrent être seuls.