Le Royaume de Dieu se construit par le travail

juillet 1917

Le Royaume de Dieu se construit par le travail

Mon père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. Jn. 5, 17.

Dieu veut faire de nous ses collaborateurs. Si Satan parvient à décourager le croyant et le rendre inactif, il est en bonne voie de faire de lui un adversaire de l’œuvre de Dieu. L’ouvrier croyant est le pire ennemi des puissances des ténèbres. Le travail de Dieu consiste à passer directement à l’action contre l’armée de l’ennemi. La première chose que Satan cherche à faire est de stopper le travail. S’il y parvient, il passera plus tard à l’étape suivante.

Certains posent alors la question : comment dois-je travailler ? Avec qui dois-je commencer ? Où dois-je aller ? Qui va m’envoyer ?

Tu dois travailler avec ce qui est à portée de ta main, et commencer avec celui que tu croises sur ton chemin. Tout se fera naturellement. Un ouvrier qui veut et qui sait travailler, s’adapte à toutes les situations, et il travaille où qu’il aille, car il sent que c’est indispensable. Si le désir de travailler est fort, on ne se demande pas qui va nous envoyer, car c’est l’envie de travailler qui te poussera à partir.

Si tu attends que quelqu’un te confie une mission, c’est que tu cherches à avoir quelqu’un sur qui t’appuyer financièrement, mais aussi dans le cas où tu commettrais des fautes. Un ouvrier qui est poussé par une aspiration intérieure n’a pas besoin d’être envoyé par des hommes. C’est ce qui parfait. Mais tous n’ont pas en eux ce désir d’agir. Certains doivent être envoyés dans le travail pour devenir de bons ouvriers.

Paul donne ce témoignage : J’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 1 Co. 15, 10.

Il y a beaucoup trop de spectateurs parmi les chrétiens, et ce sont eux qui progressivement deviennent des critiques et des juges selon la chair. Celui qui travaille améliore son aptitude au travail, il trouve de meilleures manières de travailler pour devenir plus efficace. Il fait fructifier son talent et ses biens.

Certains interprètent les choses de travers et prétendent que nous ne devons rien faire avant que Dieu ne produise en nous le vouloir et le faire. Ça fait des années que Dieu produit en toi « le vouloir », mais comme tu ne l’as pas voulu, il n’a jamais pu produire le « faire ». Dieu ne nous met pas au travail « malgré nous ». S’il agissait de la sorte, il pourrait aussi bien se servir de bâtons et de pierres. S’il se servait de moi « sans mon vouloir », je serais une machine, et cela ne donnerait aucun fruit.

Satan travaille dans le but de porter un coup à notre volonté pour ensuite avoir un corps dans lequel il peut habiter. Dieu, quant à lui, cherche à fortifier notre volonté pour qu’elle triomphe de Satan dans la chair. C’est la postérité de la femme qui écrasera la tête du serpent. Travaille donc aussi longtemps qu’il fait jour. La nuit vient où nul ne pourra travailler.

Les amis de la côte ouest doivent travailler. Qu’ils commencent par ce qui est à portée de leurs mains. Ne soyez à charge de personne, évitez ainsi les mauvais ouvriers. Les champs blanchissent pour la moisson. Les amis du Sud et de l’Est doivent travailler ; toute la pâte doit lever. Dieu participe à ce travail, c’est ce qu’il y a de mieux.

Satan agit partout dans le but de paralyser et d’installer de la passivité, pour faire des chrétiens des spectateurs et des critiques. Notre travail consiste donc avec Christ, à détruire les œuvres du diable par une action offensive. Le serviteur méchant et paresseux enterre son talent, mais on peut souvent faire appel au bon serviteur, tout simplement parce qu’il est bien disposé.

Certains attendent pendant des jours et des années que Dieu, qui pourtant est un vent impétueux, les sorte de leur sommeil et les pousse au travail. Cette passivité vient de Satan. Pendant que tu attends, le travail bat son plein. Mon Père travaille, moi aussi je travaille, mais nous sommes ses collaborateurs.

Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. 2 Th. 3, 10.

D’abord les choses naturelles, puis les choses spirituelles.