Comment faut-il travailler ?

décembre 1917

Comment faut-il travailler ?

Le but de tout le travail spirituel est d’affranchir l’homme de l’esclavage du péché, de la servitude de la loi, de l’esclavage des hommes, et pour finir l’affranchissement de soi-même.

Dieu a conclu une nouvelle alliance avec les hommes, et cette alliance est dans le sang de Christ. 1 Co. 11, 25. Ce sang affranchit du péché, de la servitude de la loi, de l’esclavage des hommes et de la vie propre.

L’Esprit de Dieu travaille dans le but d’affranchir l’homme des choses citées ci-dessus. En tant que collaborateurs de Dieu, comme des serviteurs en Esprit – non de la lettre – et comme serviteurs d’une nouvelle alliance, nous devons savoir comment il faut travailler. Il y a un travail à faire à chaque réunion. Nous ne faisons pas des réunions pour le simple fait d’avoir des réunions, mais pour pousser les âmes en direction du sang de l’alliance, vers plus de piété, vers un affranchissement à l’égard de tout ce qui nous lie. Il y a beaucoup de prêtres pour le peuple, dont l’essentiel du ministère est d’organiser des réunions, à cause des réunions elles-mêmes. Ce n’est pas là notre ministère. Nous devons projeter de la lumière sur le vieil homme, le considérer comme crucifié avec Christ. Détruire toutes les hauteurs qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu, délivrer ceux qui sont liés, et dénouer les liens de la servitude.

Nous avons souvent vu des personnes pleurer à cause d’un traitement trop dur, mais nous avons aussi eu la joie de voir comment ces mêmes personnes jubilent d’allégresse quand elles sont affranchies. Quand un homme se rend chez le docteur, il ne peut pas expliquer au docteur le traitement qu’il doit lui administrer. À plus forte raison, on ne peut pas s’abandonner à l’Esprit, et lui expliquer comment il doit nous traiter. Un serviteur de l’Esprit ne peut pas non plus écouter les conseils d’un homme qui aurait les pieds et les mains liés. Un serviteur de l’Esprit doit lui-même se forger une opinion, et agir en conséquence. De même qu’il n’est pas possible d’entrer dans le Royaume des Cieux à force de lectures et d’études, il est impossible d’affranchir l’esprit de l’homme au moyen d’études. Quelqu’un qui est lui-même lié, ne peut pas défaire les liens d’un autre. Celui qui parle dans l’assemblée, doit parler comme la Parole de Dieu. Tout discours au sujet de la Parole de Dieu ne sert pas à grand-chose pour ceux qui écoutent. Parler du fait d’utiliser l’épée est une chose, mais utiliser l’épée, c’est tout à fait autre chose. Nous n’avons pas une nouvelle doctrine à « raconter » aux autres, mais nous devons leur apporter la Parole de Dieu qui est plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants. Si elle est acceptée, elle agit en ceux qui croient. On peut accepter une doctrine de manière humaine, et ça peut être assez agréable d’enseigner un tas de choses à des gens qui n’en ont jamais entendu parler. Mais nous avons vu les résultats : ceux qui reçoivent la doctrine de cette manière, sont et demeurent charnels, et celui qui a enseigné les choses d’une telle manière a été aveugle ou infidèle en esprit. Mais que dit Paul ?

Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 1 Co. 2, 4.

On a besoin de la puissance de Dieu pour débarrasser le cœur de toutes les idoles et des Astartés. On ne doit pas avoir peur de s’attaquer sérieusement aux fondations, pour pouvoir poser ensuite un fondement solide. J’ai posé le fondement comme un sage architecte, nous dit l’apôtre. On remarque vite si le fondement posé est solide. Une telle personne n’est pas si vite ébranlée et ne se sauve pas de sitôt. Quand quelqu’un se plaint de son sort, et pleure parce qu’il n’a pas été épargné, il ne faut pas tenir compte de ses larmes. La puissance et la sagesse de Dieu sont plus précieuses pour nous.

Dieu avait établi Jérémie sur les nations et sur les royaumes pour arracher et pour abattre, pour ruiner et détruire, et pour bâtir et planter. Jé. 1, 10.

Ça ne sert pas à grand-chose de semer sur un chemin de terre ou dans une forêt. Il faut commencer par défricher et par détruire, par labourer et herser, avant de pouvoir semer. Il est vrai que l’homme n’apprécie pas d’être arraché et brisé, mais une fois qu’il sera passé par là, il saura apprécier ce traitement. Ce qui est semé ensuite pourra pousser dans un champ labouré, dans un cœur honnête et bon.