Y a-t-il des contradictions dans la Parole ?
« … une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée. » Lu. 2, 13–14. « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. » Mt. 10, 34.
Qu’est-ce qui est vrai ? Le premier passage ou le second ? En Ga. 5, 19–20, les divisions sont comptées parmi les œuvres de la chair, c’est-à-dire le péché. D’après 1 Co. 11, 18–19, il faut en revanche qu’il y ait des divisions et des controverses, afin que ceux qui sont dignes d’approbation soient manifestés parmi nous. Qu’est-ce qui est juste ? Le premier passage ou le second ?
« Ne jugez pas… » Lu. 6, 37. « … mais jugez… » Jn. 7, 24. Qu’est-ce qui est bon ? La première attitude, ou la seconde ?
« Travaillez, non en vue de la nourriture qui périt… » Jn. 6, 27. « … à mettre votre honneur… à travailler de vos mains… » 1 Th. 4, 11. Faut-il se conformer aux paroles de Paul, ou à celles de Jésus ?
La Parole est écrite de telle manière qu’on a la possibilité de s’égarer, de se détourner ou de se retirer, si on cherche l’occasion de le faire. Nous rencontrons régulièrement de telles personnes, qui s’égarent en s’appuyant sur la lettre de la Bible.
Dieu n’a rien fait pour empêcher que la lettre de la Parole puisse permettre à quelqu’un de suivre son propre chemin en s’appuyant sur cette Parole.
Il est même parfaitement bon et juste qu’il en soit ainsi ; car il est alors plus simple pour chacun de trouver ce qu’il cherche de tout son cœur – et cela contribue à ce que chacun et chaque chose soit à sa place. Si quelqu’un désirait se soustraire à la volonté de Dieu sur un point, tout en maintenant que la Bible est la parole de Dieu, et si les paroles de l’Écriture expliquaient tout jusque dans les moindres détails, sans contradictions apparentes, alors cet homme ne pourrait pas réaliser son souhait profond, et il serait obligé de faire la volonté de Dieu, contre son propre gré. Dans ces conditions, il ne serait pas à sa place, en fait.
Si l’on cherche des occasion de se détourner du chemin de Dieu, on cherche à s’appuyer sur la lettre de certains passages de l’Écriture, et on n’a pas de mal à le faire. Une fois que l’on a ainsi trouvé une parole appropriée, on rejette tout le reste et on suit ces « lettres », pour aboutir à la misère et à la mort. C’est justement ce que dit la Parole : « La lettre tue… »
Nous comprenons donc comment il se fait que des doctrines séductrices peuvent citer l’Écriture pour se défendre.
Mais celui qui cherche à être guidé par l’Écriture, pour se détourner de son propre chemin et marcher selon la volonté de Dieu, agit d’une tout autre manière. Une manière simple et très bonne est citée en Ec. 7, 27 : « Voici ce que j’ai trouvé, dit l’Ecclésiaste, en ajoutant une chose à l’autre pour trouver la sagesse. » (autre trad.).
Qu’est-ce donc qui est vrai, juste et bon ? Que devons-nous faire ? Ceci ou cela ? Les deux ! Ajoute une chose à l’autre, et tu apprendras à connaître la sagesse de Dieu, et tu te réjouiras de pouvoir t’y conformer.