Mort en ce qui concerne la loi et mort dans le corps de Christ

novembre 1916

Mort en ce qui concerne la loi et mort dans le corps de Christ

Il faut faire une distinction entre le fait d’être mort à la loi et celui d’être mort dans le corps de Christ. La loi a été donnée pour les transgresseurs ; mais par le corps de Christ, nous sommes morts en ce qui concerne la loiRo. 7, 4.

Quand tes péchés ont été pardonnés et que tu veux vivre la vie divine, tu te rends compte que tu échoues. Même en faisant de ton mieux, tu n’y arrives pas. Tu es sans cesse obligé de te tourner vers l’Agneau de Dieu, qui a porté tout le péché du monde, pour qu’il te pardonne tes péchés. Tu es dans la même situation que le peuple dans l’ancienne alliance : ils recevaient le pardon en sacrifiant, puisque le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, sanctifiaient et procuraient la pureté de la chair. C’est de cette manière que tu reçois le pardon par le sang de Jésus, en regardant à l’Agneau de Dieu immolé.

Quand tu es dans cet état, tu ne connais pas encore ta propre incapacité, ta nature corrompue. Tu promets à chaque fois que tu vas faire mieux, et tu ne sais pas qu’il t’est impossible de devenir meilleur. Mais si tu es sincère, tu te rendras compte en y réfléchissant qu’on ne mène pas une vie parfaite quand on pèche tous les jours. Par la loi, tu tires ainsi la conclusion que tu dois mourir en ce qui concerne la loi. Si donc tu es mort à la loi, par le corps de Christ, tu es aussi crucifié avec Lui par le même corps.

Avant, tu n’étais pas crucifié, c’est pourquoi tu péchais quotidiennement et tu avais quotidiennement besoin du pardon des péchés ; mais maintenant, tu as été affranchi de la loi, et tu sers dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. Ro. 7, 6. Les clous de la croix t’empêchent de pécher, tu es entré dans le corps ; car nous avons été baptisés dans un même Esprit, pour former un seul corps.

Si tu es maintenant mort en ce qui concerne la loi, tu n’es pas pour autant mort dans le corps. Dans le corps, tu es sans cesse livré à la mort de Christ. La mort agit en nous ; tu reçois une formation pour devenir conforme à lui dans sa mort. Ph. 3, 10. C’est au cours de cette formation qu’apparaît la faiblesse dans laquelle la force de Dieu peut se manifester.

Celui qui vit sous la loi n’a rien à faire avec la foi ; c’est pourquoi il est écrit : Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ga. 3, 23. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

La foi a pris le relais de la loi. Les clous de la croix ont remplacé le châtiment de la loi. Nous sommes morts en ce qui concerne la loi par le corps de Christ, et nous devons maintenant être livrés à la mort dans le corps – par la foi.