Avant la réunion

septembre 1915

Avant la réunion

Tu souhaites être béni aux réunions. Mais viens-tu béni à la réunion ? Cela est plus grand et t’honore plus. Es-tu un chrétien de réunions, qui vit mollement à la maison, mais qui va à la réunion pour y être béni ? Qu’en serait-il si tout le monde faisait comme toi ? Personne ne viendrait alors à la réunion en y apportant des bénédictions qu’il a reçues du Seigneur. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les réunions puissent être qualifiées d’arides et de desséchées !

Examine comment Paul est venu : «Je sais qu’en allant chez vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai.» Ro. 15, 29. Et David dit de celui qui a le cœur pur qu’il apportera la bénédiction de l’Éternel et la justice du Dieu de son salut (Ps. 24, 5).

Qu’apportes-tu à la réunion ? Est-ce que ce sont des soupçons, de la mauvaise humeur, de l’amour propre, des exigences envers autrui, un esprit mou et passif, de la paresse, une oreille fermée, de sorte qu’il est difficile de donner une parole ?

«L’Éternel parla à Moïse et dit : Ordonne aux Israélites de t’apporter pour le chandelier de l’huile raffinée d’olives pressées, afin d’entretenir les lampes continuellement.» Lé. 24, 1-2. Un croyant qui sent sa responsabilité vis-à-vis de Dieu et de ses frères agira de même à notre époque. Il se laissera briser et humilier pour se procurer de l’huile qui puisse servir à éclairer l’Assemblée. C’est en effet de cette lumière-là que nous avons besoin. La lumière est produite par de l’huile pure, raffinée. Les sermons et les discours appris par cœur ne servent à rien. Après un tel sermon, l’assemblée peut se lever et commencer à se disputer, mais l’onction agit comme de l’huile dans une machine.

«Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de perfidie et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la sincérité et de la vérité.» 1 Co. 5, 8. Une réunion doit être une fête spirituelle, où les enfants de Dieu se rassemblent pour être édifiés comme des pierres vivantes, sur leur très sainte foi. On a l’habitude de se laver et de s’habiller comme il faut pour aller à une fête, pour se présenter convenablement. Que fais-tu avant de venir à la réunion ? Revêtez-vous du Seigneur Jésus, dit Paul. Viens avec lui et viens comme lui : en étant oint. Ou comme Paul le dit dans Col. 3, 12-14 : «Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’ardente compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres et faites-vous grâce réciproquement ; si quelqu’un a à se plaindre d’un autre, comme le Christ vous a fait grâce, vous aussi, faites de même. Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection.» Viens à la réunion habillé de cette manière-là ! Que ce soit en vérité une fête ! Purifie-toi du vieux levain. Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Mange-le. Viens rassasié de lui. Viens avec une plénitude de la bénédiction de Christ.

Mais qu’en est-il ? Est-ce que tu viens avec des taches sur ta conscience, souillé par tes pensées et les paroles de tes lèvres, portant dans ton cœur un jugement sur ta vie tiède et paresseuse, avec un esprit de dispute et de jalousie envers tes frères ? C’est là du vieux levain de perfidie et de méchanceté, avec lequel on ne peut pas célébrer de fête. Jésus parle d’un homme qui est venu aux noces sans habit de noces et qui par conséquent a été jeté dehors. Pourquoi déshonores-tu l’Assemblée de Dieu en venant de cette manière ; ne sais-tu pas que tu viens à une fête ? Cf. Es. 1, 13.

Heureux celui qui vit toujours dans l’obéissance de la foi ; il est toujours oint, car il vit une vie cachée en Dieu. Il célèbre toujours la fête devant la face de Dieu. Quand de telles personnes se réunissent, leurs réunions deviennent des fêtes solennelles.