De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Ro. 7, 4.
Après avoir été mis à mort en ce qui concerne la loi, nous devons appartenir à un autre. À qui appartenions-nous donc avant ce temps-là ? Nous nous appartenions à nous-mêmes ; car nous étions dans la chair, et les passions des péchés, provoquées par la loi, agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. V. 5. Mais maintenant, nous n’appartenons plus à nous-mêmes ; nous sommes entrés dans le corps de Christ et nous appartenons à celui qui est mort et qui est ressuscité pour nous. Quand bien même nous sommes maintenant, par le corps, morts en ce qui concerne la loi, nous ne sommes pas pour autant morts dans le corps de Christ. Mais nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. Ro. 6, 6. Le corps du péché est détruit après que nous sommes parvenus au corps de Christ, après que nous avons été dégagés de la loi et après que le vieil homme a été crucifié avec lui. Nous obéissons aux lois de l’Esprit de vie dans le corps, et, par là même, nous avons part à la croissance du corps. Lorsque nous étions dans la chair, la loi de Moïse était à l’œuvre, c’est-à-dire la loi externe ; mais dans le corps de Christ, c’est la loi de l’Esprit qui est à l’œuvre. La loi de Moïse a condamné le vieil homme, alors que la loi de l’Esprit condamne le péché dans la chair.
Nous devons être baptisés du Saint-Esprit, mais il ne suffit pas d’être baptisé dans l’Esprit ; il est exigé quelque chose de notre part dans ce même Esprit. Ces exigences, c’est la loi de l’Esprit et la force qui vivifie. Le baptême de l’Esprit est un baptême de la grâce ; mais quand on satisfait aux exigences, cela devient un baptême de justice. C’est le feu qui règne entre cette grâce et cette justice, le feu dont Christ a été baptisé. L’exigence se trouve donc dans le feu, qui consume le péché dans la chair. Nous naissons de nouveau par l’eau et l’Esprit ; mais après que nous sommes nés de nouveau, l’Esprit s’allie au troisième témoin, c’est-à-dire au sang. 1 Jn. 5, 7 et 8. C’est là le témoignage d’un sacrifice pour l’Esprit, Jésus s’étant sacrifié lui-même par la puissance d’un Esprit éternel, et ayant été ramené d’entre les morts par le sang d’une alliance éternelle. Hé. 13, 20.
Puisque nous sommes nés d’eau et d’Esprit, mais que nous avons aussi été régénérés d’en haut par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu, cela prouve que la parole était déjà chair à la nouvelle naissance ; car la parole a été faite chair et a habité parmi nous. Et puisque le péché continue à habiter dans la chair après la nouvelle naissance, et que nous continuons à recevoir la parole dans le Saint-Esprit, cela prouve que la parole qui est chair en lui doit devenir chair en nous, par le fait que nous reconnaissons dans l’Esprit notre propre état. Car une parole est parole avant d’être mise à exécution ; mais lorsqu’elle est mise à exécution, elle est accomplie. Il fallait cependant considérer la parole comme parole avant qu’elle ne soit accomplie, puisque Dieu, dans sa prescience, a donné aux saints prophètes de témoigner dans l’Esprit de la vérité des souffrances et de la mort de Christ, et de la gloire dont elles seraient suivies, Dieu considérant les choses qui ne sont pas comme si elles étaient.
De même, notre chair, après la nouvelle naissance, est imprégnée de la loi du péché. Mais Dieu a prononcé la parole qui dit que la postérité de la femme écraserait la tête du serpent ; il faut donc considérer cette parole comme étant chair, jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse, puisqu’elle a été accomplie en Christ, et puisque la fidélité de Christ était tellement parfaite que Dieu pouvait d’avance dire de telles choses et témoigner dans l’Esprit de vérité comme si l’œuvre avait déjà été accomplie. Notre fidélité en Esprit nous fait participer à la gloire de Christ ; mais si quelqu’un est infidèle, Christ, lui, est fidèle, et par cette fidélité, le corps du péché a déjà été anéanti en lui, de sorte que l’infidélité d’un homme fait le plus de tort à lui-même, si elle n’est pas anéantie en lui par l’œuvre de Christ.
Par l’obéissance de la foi, à cause de laquelle Paul avait reçu l’apostolat pour y amener les païens, Ro. 1, 5, on peut recevoir la Parole dans le Saint-Esprit, 1 Th. 1, 6, et participer au ministère spirituel le plus parfait qui soit. En effet, quand nous sommes parvenus au point où Dieu peut nous révéler sa volonté, et que nous pouvons la comprendre par la foi, nous sommes parvenus à une relation très sensible et parfaite avec lui. Dieu peut alors nous parler dans la rue, à l’atelier, à la réunion, etc., et il peut accomplir sa volonté par l’intermédiaire d’un instrument en chair qui lui obéit volontairement. La loi de Moïse ne pouvait pas amener l’homme à une telle position. Un homme qui a cette foi et cette obéissance peut aussi compter sur le fait que ses prières seront exaucées ; car il fait la volonté de Dieu et Lui est agréable. Celui qui ne fait pas Sa volonté se place lui-même en dehors du royaume où Dieu règne et où sa volonté est faite. La sanctification est donc une transformation selon la volonté de Dieu, dans laquelle les lois du Seigneur pénètrent au plus profond de notre vie spirituelle et nous transforment à l’image du Fils. Même si les souffrances de Christ font mal à la chair, elles sont malgré tout extrêmement utiles, puisqu’elles précèdent la mort qui donne accès à la vie – la vie éternelle. Les voies du Seigneur sont merveilleuses, et qui peut les comprendre, s’il ne plaît pas à Dieu de les lui révéler ? Mais celui qui a ses commandements et qui les garde, c’est celui qui aime Jésus-Christ ; et celui qui l’aime sera aimé de son Père, et Christ se fera connaître à lui. Jn. 14, 21. Cette révélation se fait par l’Esprit de vérité, l’Esprit qui prend de ce qui est à Lui et nous l’annonce.
Si donc tu as reçu l’Esprit de Dieu, écoute l’Esprit et obéis-lui, et il te révélera les mystères de Christ ; car l’Esprit sonde tout – même les profondeurs de Dieu.