Sacrifice, feu et gloire

novembre 1914

Sacrifice, feu et gloire

Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison.

Les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. 2 Ch. 7, 1-2.

C’est quand le feu a consumé le sacrifice que la gloire apparaît. Mais les sacrificateurs ne pouvaient pas entrer dans la gloire de l’Éternel, car ils n’avaient pas pris part au feu. Note bien que c’était la gloire du Seigneur – celle de Christ, celle qu’il avait auprès de son Père avant la création du monde. Le feu devait consumer l’holocauste et le sacrifice avant que cette gloire ne soit révélée aux hommes.

Même les sacrificateurs n’osaient pas s’approcher de la gloire, et encore moins le peuple ; car leur sacrifice, le corps du péché, n’avait pas été consumé par le feu.

Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui ; mais si nous évitons la souffrance, le Seigneur ne prend point plaisir en nous. C’est ce plaisir qu’il prend en nous qui est l’expression la plus profonde de la gloire du Seigneur. Le plaisir qu’une personne prend en une autre personne est sa gloire répandue sur cette autre personne ; et l’amour éveille l’amour en retour.

Quelqu’un qui souffre avec Christ démontre qu’il aime Christ. Mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Combien de sacrificateurs doivent de nos jours se tenir en dehors de la gloire du Seigneur ; on redoute de laisser le feu consumer le sacrifice. Nous avons tous quelque chose à sacrifier, et une fois le sacrifice placé sur l’autel, Dieu ne sera pas avare de feu. Une gloire sans sacrifice personnel ne dure jamais longtemps ; et pourtant, on peut entendre parler de beaucoup de gloire, surtout pendant les réveils. Mais cette gloire ne devient pas une propriété personnelle s’il n’y a pas de sacrifice personnel ; ce n’est alors que la gloire de la grâce, que Dieu reprend à l’homme quand bon lui semble. En revanche, la gloire personnelle, c’est la gloire gagnée de la justice, qu’on reçoit quand le sacrifice est consumé. Cette gloire ne nous sera jamais ôtée.

Nous sommes rois et sacrificateurs pour Dieu ; ne soyons pas, comme les sacrificateurs de l’ancienne alliance, de ceux qui restent au dehors quand la gloire de l’Éternel remplit la maison. Sa maison, c’est nous, et il est impossible d’être rempli de sa gloire sans que le feu ne consume d’abord le sacrifice. Et il y a de nombreux sacrifices, c’est pourquoi nous avons la possibilité de marcher de gloire en gloire.