La volonté de Dieu dans le travail terrestre
Dieu révèle à l’homme sa volonté pour le moment présent. Celui qui néglige l’instant présent ignore que la volonté de Dieu se trouve justement au beau milieu de la situation dans laquelle il est, dans le travail qu’il est en train de faire. La volonté de Dieu est toujours prête à se manifester justement là où nous nous trouvons, car Dieu est toujours tout près de chacun.
Celui qui demeure dans l’incertitude croit souvent que la volonté de Dieu ne consiste qu’à visiter un malade ou à donner son témoignage. Satan cherche toujours à cacher les domaines dans lesquels il devrait être le plus évident de chercher la volonté de Dieu, pour diriger les pensées vers des domaines plus lointains. Pour les personnes spirituelles, il met souvent un voile sur les questions terrestres, en faisant croire qu’elles doivent être nettement distinguées des choses spirituelles. Du même coup, il empêche le croyant d’offrir son corps en sacrifice pour accomplir la volonté de Dieu. Mais en fait, tout ce pour quoi nous utilisons notre corps selon la volonté de Dieu constitue notre culte spirituel. C’est pourquoi Paul est tellement direct et clair en ce qui concerne le travail terrestre : « Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon cœur la volonté de Dieu. Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien. » Ep. 6, 5-8.
Nous voyons donc que toute œuvre qui fait partie de notre vocation terrestre doit être faite devant la face du Seigneur et comme pour le Seigneur. C’est comme si le Seigneur lui-même t’observais et que tu faisais ton travail pour lui. En faisant ainsi ton travail sous son regard et son contrôle, tu feras l’expérience qu’au travers de ton esprit et de ta conscience, ses yeux suivent le travail que tu effectues ; ils y sont attentifs jusqu’au moindre détail, point par point. C’est alors lui qui en fait dirige ton travail. S’il y a un point dans ton travail sur lequel tu n’as pas été tout à fait obéissant, de sorte que ton travail n’a pas été ce qu’il aurait dû être sur ce point, cela pèsera sur ta conscience, et II te ramènera à ce point pour que tu achèves ce qui avait été négligé. Ton obéissance et ta patience mèneront ainsi à une œuvre parfaite selon la lumière et la compréhension que tu as. En travaillant de la sorte, comme servant le Seigneur, ton désir étant de faire sa volonté, tu feras ton travail de bon cœur et fidèlement, et le Seigneur te récompensera, puisque c’est pour lui que tu travailles ; il te rendra ton dû, même si les hommes ne te le rendent pas. Le salaire que tu reçois des hommes - les richesses injustes - sert à assurer ta subsistance matérielle ; Dieu te permet ainsi de vivre pour qu’il puisse, pendant ton temps ici-bas, te montrer en exemple et que tu honores sa doctrine. Si donc tu es obéissant, tu restes vigilant devant sa face tout au long de la journée, pour pouvoir lui être agréable par ton travail et, au travers de ton travail, par ta vie. Il est ton collaborateur dans chacune de tes actions, de même que tu es le sien dans ce même travail, car il produit en toi le vouloir et le faire pour tout ce qui est à sa gloire. Fais donc ton travail sans murmure ni hésitations, afin d’être irréprochable et pur, un enfant de Dieu irrépréhensible au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle tu brilles comme un flambeau dans le monde (cf. Ph. 2, 12-15). Toute obéissance envers le Seigneur fait partie de ton salut. C’est par l’obéissance que tu accomplis tout ce qui est juste dans ta vie quotidienne, et tu vis ainsi par l’Esprit dans ton œuvre terrestre. Ce sont là ses œuvres, que tu dois garder avec soin en y marchant. Chaque œuvre a de cette manière une valeur céleste, d’abord pour le Seigneur, puis pour les autres, et enfin pour toi-même.
Si ton cœur est entier pour le Seigneur, tu sais que ses yeux parcourent la terre entière pour fortifier de telles personnes dans toutes leurs entreprises, qui, de cette façon, ne peuvent que réussir. Les travaux que tu fais sont utiles aux autres, soit directement soit indirectement ; de cette manière, le Seigneur utilise ses enfants pour servir les hommes encore de nos jours. Mais rares sont ceux qui remarquent son service, peu nombreux sont ceux qui l’apprécient comme venant de lui ; cependant, son entendement de serviteur est sans limite, car l’amour ne prend jamais fin. Il sert les autres à travers toi quand tu sers comme pour lui. C’est de cette manière qu’il exerce sur terre la même grâce à travers ses membres que celle qu’il exerçait quand il était lui-même présent ici-bas. Le Seigneur pourrait reprendre ceux qui lui appartiennent auprès de lui* mais dans sa grâce il leur donne comme tâche d’accomplir l’œuvre qu’il leur donne à faire, pour que sa grâce atteigne encore plus de personnes. C’est ainsi qu’il fait du travail terrestre une semence céleste. Nous vivons sa vie, et de cette manière Jésus parcourt encore la terre par l’intermédiaire des membres de son corps, comme le fils du charpentier de Nazareth, faisant son devoir à tous égards.
Ainsi, tu peux à toute heure de la journée t’amasser des trésors dans le ciel, d’une manière pratique. Ici-bas, l’obéissance parfaite donne une joie parfaite, aussi bien sa joie à ton sujet que ta joie en lui.
Satan obscurcit la vue de beaucoup de personnes justement dans ce domaine. Nous voyons dans diverses assemblées de nombreuses personnes confesser Christ, et leur travail terrestre n’est pourtant pas fait de bon cœur, comme pour le Seigneur, mais avec murmures et laisser-aller, comme pour des hommes. C’est pourquoi tant de ces personnes « s’ennuient » et sont « mal dans leur peau ». Si elles avaient cherché la volonté de Dieu dans les choses de la vie quotidienne et qu’elles les avaient faites en plein accord avec leur conscience, elles se seraient réjouies de ce qu’elles étaient agréables à Dieu. Mais pour tout faire en plein accord avec sa conscience, il faut exercer la patience, qui mène à une œuvre parfaite.