Brigands

février 1912

Brigands

Un chrétien peu éveillé est comme un brigand qui dévalise les autres. Qui ne dérobe pas le temps précieux aux autres par des bavardages vains, des conversations plaisantes sur toutes sortes de sujets autres que ceux qui sont nécessaires, avec plein de choses à raconter sur les circonstances extérieures et ce que font les autres ? Le désœuvrement et l’oisiveté sont des pièces maîtresses entre les mains de Satan pour mener un travail de sape à l’encontre des âmes. Le temps si précieux pourrait être employé pour servir dans le royaume de Dieu, intérieurement et extérieurement. Dieu a besoin de toi à tout moment. Des rencontres sympathiques et religieuses, où la vérité ne doit pas être une épée à deux tranchants, mais être adaptée aux circonstances et avoir un ton plaisant, sont en fait des actes de brigandage.

On peut dérober la pureté de ses frères en injectant du poison dans leur cœur, par des paroles négatives sur d’autres personnes. On peut dérober la foi agissante de quelqu’un par sa propre incrédulité. Dieu donne une foi agissante pour chaque action à entreprendre, mais d’autres qui n’ont pas reçu la même foi pour la même action sèment souvent le doute chez celui qui l’a reçue. Ils feraient mieux de l’encourager dans la foi. La foi dans le salut existe peut-être, mais on peut être très faible en ce qui concerne la foi pour agir. Il y en a beaucoup qui ont besoin d’être soutenus dans ce domaine. Mais si on dérobe la foi à quelqu’un, on a détruit un résultat qui avait une valeur éternelle ! Que chacun veille aux poteaux de sa propre porte ! Tu te rendras peut-être compte que tes «meilleurs amis» sont en fait les plus grands brigands. Un «non» énergique a souvent beaucoup plus de valeur que mille «oui» auxquels on se laisse entraîner par mollesse.