L’Esprit, l’eau et le sang
Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité.
Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois-là sont d’accord. 1 Jn. 5, 8.
Triompher du monde, qui ne souhaite pas cela ? Et cela nous est pourtant promis par la foi au Fils de Dieu. Cela se fait par l’Esprit, l’eau et le sang, car ces trois témoignent du Fils de Dieu. Pour que le Fils de Dieu – celui qui a triomphé – soit manifesté en nous, il faut que nous laissions son témoignage occuper la place qui lui revient, car sans lui, il ne peut pas être question de vaincre.
1. L’Esprit. Sans lui, nous sommes orphelins – sans intelligence et sans force, et en tant que tels, nous ne pouvons absolument pas vaincre. Mais si nous sommes baptisés du Saint-Esprit de Dieu, nous serons en possession de l’Esprit, qui doit nous conduire dans toute la vérité, l’Esprit qui sonde même les profondeurs de Dieu, l’Esprit qui intercède pour nous par des soupirs inexprimables quand nous ne savons même pas ce que nous devons demander dans nos prières.
Il est la personne de la divinité qui ne parle pas d’elle-même, mais qui ne fait que transmettre ce qu’elle entend, car il prend de ce qui est à Christ et il nous l’annonce, et il annonce les choses à venir. Jn. 16, 13-14.
Il ne parle pas de lui-même, mais il prend de ce qui appartient à Christ et il nous l’annonce. Mais qu’est-ce que Jésus a apporté ? Eh bien, l’eau et le sang.
2. L’eau. Pas seulement l’eau. On se sert de l’eau pour la purification extérieure, pour le lavage, pour le pardon des péchés. Car tout péché que l’homme commet est hors du corps, 1 Co. 6, 18, mais celui qui commet l’adultère pèche contre son corps. L’eau lave les péchés. Approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Hé. 10, 22. La plupart des gens se contentent de l’eau, mais Christ n’est pas venu seulement avec l’eau, il est venu avec l’eau et le sang.
3. Le sang. Il est bien vrai qu’en recevant Christ, on devient participant de l’Esprit, de l’eau et du sang pour le salut. Mais tous n’acceptent pas que ces témoins soient séparés dans leur propre vie.
Nous savons que le sang de Christ a coulé et qu’il s’est offert en sacrifice par l’Esprit éternel, mais la question est de savoir si le même Esprit éternel a pu nous amener à nous offrir en sacrifice jusqu’au sang. C’est une bonne chose que Dieu ait été sévère à l’égard de son propre Fils bien-aimé, mais ce n’est pas pour que nous en soyons dispensés, comme on l’enseigne à tort. L’Esprit de Dieu ne s’unit pas au vieux levain de l’homme, à ses vieux dogmes, à des rêveries au sujet de la venue de Christ, du millénium, et de beaucoup d’autres choses qui peuvent uniquement satisfaire les sens charnels et l’envie de savoir. Il ne s’unit qu’avec l’eau (le pardon des péchés ou la pureté du corps) et le sang (la mort du vieil Adam). L’Esprit de Dieu ne s’unit jamais à la « doctrine » du vieil Adam concernant tel ou tel sujet. Il l’a bien assez vu. C’est pourquoi de telles personnes répandent par la parole leur vieux levain selon leur propre esprit.
L’Esprit de Dieu ne s’unit qu’à l’eau et au sang, c’est-à-dire à la mort de Christ. Il fuit toutes les autres choses. Il est certain que nous ne pouvons pas utiliser pleinement le sang de Christ d’un seul coup, mais nous l’employons en étant sans cesse livrés à la mort. C’est de cette façon que notre sang coule et c’est nécessaire, car c’est seulement par ce sang que Dieu peut nous ressusciter d’entre les morts. Cf. Hé. 13, 20 et 21. Mais que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.
Nous voyons ici que c’est par le sang d’une alliance éternelle que Dieu a pu ressusciter Jésus d’entre les morts. C’est maintenant que, par le même sang, – dans la mesure où nous sommes livrés à la mort – Dieu doit aussi nous ressusciter. Nous recevons la puissance de la résurrection dès maintenant. Ph. 3, 10. Mais la résurrection, la résurrection du corps – n’aura lieu qu’au matin de la résurrection. Et l’un brillera alors comme le soleil, un autre comme la lune, et une étoile diffèrera en éclat d’une autre étoile. La justice de Dieu sera alors révélée par nous, et nous verrons ce qui est caché maintenant, à savoir la différence entre un juste et un impie. C’est pourquoi, si nous voulons que l’entrée dans les demeures célestes nous soit pleinement accordée, il est nécessaire que nous nous exercions dès maintenant à recevoir le témoignage de Jésus : l’Esprit, l’eau et le sang. Il est vrai que cela crée des souffrances selon la chair quand la volonté de Dieu nous pousse par l’Esprit en direction de l’eau et du sang, mais tout cela sert à manifester une nature divine en nous et à nous donner une résurrection d’entre les morts d’un poids et d’une gloire plus grands.
Il y a des gens qui ont été baptisés du Saint-Esprit ces dernières années, mais qui ont transposé toutes leurs vieilles théories, leur vieux levain et leur faux amour dans leur nouvel état, et qui font des efforts extrêmes pour que l’Esprit s’unisse à toute cette folie. En opposition directe avec la Parole de Dieu, on ne se fatigue pas de travailler avec des images et autres illustrations pour amener son entourage à approuver toutes ces choses, qui n’ont que la ruine en perspective, car l’Esprit ne s’unit qu’à l’eau et au sang.
Quelle croissance rapide on aurait dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ si seulement on voulait abandonner cela. Dieu aime l’âme et il veut volontiers lui donner l’Esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, mais il ne le peut pas parce qu’elle traîne derrière elle son lourd fardeau de théories destinées à l’aider à trouver de la nourriture et de la considération selon la chair. Mais Dieu ne brade pas ses exigences. Son Esprit ne s’unit qu’à l’eau et au sang, et seul celui qui se contente de ce témoignage à la vie et à la mort triomphera du monde.