Sonde-moi… et conduis-moi sur la voie de l’éternité !
« Nous ne pouvons pas être sanctifiés si nous ne veillons pas scrupuleusement sur nous-mêmes. En s’examinant soi-même à la lumière de l’Esprit, on apprend à se connaître soi-même et à connaître Dieu. » C’est ainsi que J. O. Smith a commencé l’article « La voie du Seigneur – La sanctification » en 1929.
Si je veux croître en Celui en qui habite corporellement toute la plénitude de la divinité, Col. 2, 9, cela doit devenir une réalité dans ma vie de m’examiner moi-même à la lumière de l’Esprit. Comme Smith l’écrit à propos de Paul, j’apprends alors à observer ma propre personne. Cela signifie que je réfléchis à mes actions, Pr. 2, 11, que je médite sur mes voies, Ps. 119, 59, et que je laisse le Saint-Esprit me conduire dans toute la vérité, Jn. 14, 26 et 16, 13.
L’Esprit ne frappe pas dans le vide. Ses jugements sont précis, convaincants et exacts. C’est bien sûr douloureux. Est-ce que j’ai vraiment été si irréfléchi ? Si ignorant ? Si inconscient ? Si aveugle ? Si stupide ? Chaque action, chaque mot et chaque pensée que l’Esprit éclaire ne représentent qu’une petite partie d’un tableau beaucoup plus vaste – celui de mon « moi » charnel qui a toujours été là, mais dont je n’avais pas conscience auparavant. Maintenant, cela m’est révélé et je « trouve ma vie », Mt. 10, 39. Ce tableau représente les tendances profondes qui me caractérisent, qui m’influencent et qui me poussent, contre ma volonté, à « marcher selon la chair », 1 Co. 3, 3. Plus je me livre à cette introspection, plus j’expérimente la même chose que Job : « C’est pourquoi je me rejette moi-même et je me repens dans la poussière et dans la cendre. » Job 42, 6 (traduction anglaise).
Mais, comme l’écrit Smith, la connaissance de soi-même n’est qu’une partie du tableau. J’apprends également à connaître Dieu. Dans le judaïsme, il existe deux petites boîtes appelées « tephillin » qui contiennent des extraits de la Loi et qui doivent être attachées au bras, près du cœur, et sur le front, comme un rappel à ne pas s’écarter de la parole de Dieu. Au sens figuré, cela doit aussi s’appliquer à moi aujourd’hui. Mais maintenant, l’Esprit écrit la parole de Dieu dans mon cœur et dans mon esprit. Jé. 31, 33 et Hé. 10, 16. Ce sont des paroles auxquelles je dois obéir afin de pouvoir diriger mes pieds vers ses préceptes et me hâter d’observer ses commandements. Ps. 119, 59-60. Précisément dans les domaines où l’Esprit a jugé mes actions. Il est écrit que « la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Jn. 1, 1. C’est ainsi que j’apprends à Le connaître, en m’approchant de Lui et en obéissant à sa parole.
Il ne suffit pas pour cela de hausser les épaules avec désinvolture devant mon péché et ma folie et de dire que « ce n’était qu’une action du corps ». Au contraire, je dois en être attristé et travailler sérieusement à mon salut ! J’ai pris conscience du péché dans ma chair – je dois donc apprendre à être conscient d’obéir à la parole et de marcher prudemment. Non pas comme un insensé qui continue dans ses anciennes habitudes, mais comme un sage qui par l’obéissance est transformé à l’image de Jésus-Christ !
Il faut ici beaucoup de zèle et de vigilance, pour que le péché qui était auparavant inconscient soit mis en évidence et que j’en prenne pleinement conscience. Lorsque Jésus a foulé ses ennemis dans sa colère et a souillé ses habits de leur sang, il était animé d’un puissant zèle intérieur pour anéantir le péché qui habite dans la chair de l’homme. És. 63, 3-6. Le même esprit doit brûler en moi si je veux combler le fossé entre ma vie et celle du Maître, sur les points que l’Esprit me montre maintenant.
C’est un immense privilège d’être sous l’influence du Saint-Esprit et, par la grâce de Dieu, de pouvoir aspirer à ce que je n’ai pas encore obtenu de la vie de Jésus. Ph. 3, 12-14. Ne négligeons pas cette grâce, mais attachons-nous à veiller sur nous-mêmes et sur notre enseignement, à être attentifs à la doctrine qui a le pouvoir de sauver nos âmes. Si nous sommes zélés dans ces choses, nous sommes sur le chemin de l’éternité et nous pouvons nous écrier avec assurance, comme David :
« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » Ps. 139, 23-24.