Prendre soin de l’autel

octobre 2024

Prendre soin de l’autel

Nous devons prendre soin de l’autel ! Dans l’ancienne alliance, c’était la tribu de Lévi qui était principalement chargée de s’occuper de l’autel. Dieu a toujours été très attentif à ce qui se passe à l’autel. Israël sacrifiait souvent à Dieu des animaux infirmes et aveugles. Pourtant Dieu voulait des sacrifices de prime qualité. Mais ils sacrifiaient à Dieu des choses de mauvaise qualité. C’est pourquoi Dieu dit à Malachie : « Lequel de vous fermera les portes, pour que vous n’allumiez pas en vain le feu sur mon autel ? » Chap. 1, 10. Dieu n’agréait pas de tels sacrifices. Mais quand le sacrifice est entier, Dieu y prend plaisir.

« Toi, et tes fils avec toi, vous observerez les fonctions de votre sacerdoce pour tout ce qui concerne l’autel et pour ce qui est au-dedans du voile : c’est le service que vous ferez. Je vous accorde en pur don l’exercice du sacerdoce. L’étranger qui approchera sera mis à mort. » Deut. 18, 7.

Ce sacerdoce était une image du service caché que nous devons faire au-delà du voile. Tout doit être fait selon les lois de l’Esprit de vie. Nous avons un service caché et un service manifeste. Nous avons aussi une vie cachée et une vie manifeste. Nous devons entretenir la vie cachée que nous vivons avec Christ en Dieu, pour ne pas la vivre selon les convoitises de notre chair. Col. 3, 1-4. Et si nous ne sommes pas agréables à Dieu dans le caché, nous ne le serons pas non plus dans les choses manifestes. Il a été dit à l’ange de l’église de Sardes : je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Apoc. 3, 2. La vie intérieure avec Christ avait disparu, elle s’était éteinte malgré le fait qu’il faisait beaucoup de bonnes œuvres, et qu’il passait pour être vivant.

Tous les sacrificateurs de la nouvelle alliance ont été rapprochés par le sang de Christ. Ép. 2, 13. Nous sommes appelés à prendre soin du ministère au-delà du voile. Et si nous sommes fidèles dans ce ministère, nous entendons la voix de Dieu, et il peut nous parler. Nous pouvons alors annoncer ses vertus, lui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. 1 Pi. 2, 9. Cette admirable lumière brillera alors dans nos cœurs, et nous garderons notre vision céleste. Ap. 26, 19.

« Envoie ta lumière et ta fidélité ! Qu’elles me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures ! J’irai vers l’autel de Dieu, de Dieu, ma joie et mon allégresse, et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu ! » Psaume 43, 3-4. C’est là, auprès de l’autel, que nous rencontrons Dieu, notre joie et notre allégresse. C’est seulement là qu’il peut se réjouir de nous et avec nous.

« Le passereau même trouve une maison, et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits… Tes autels, Éternel des armées ! Mon roi et mon Dieu ! » Psaume 84, 4-5. C’est là, à l’autel de Dieu, que nous trouvons le vrai repos, où il fait bon demeurer. Et si nous prenons soin de ce service à l’autel, dans la vie cachée, notre ministère sera aussi une bénédiction pour les autres. Ils remarqueront alors que tu vis cette vie ! Cette vie te procure de la joie et du bonheur.

Jésus était oint d’une huile de joie au-dessus de ses frères. Hé. 1, 9. Mais tous les frères de Jésus sont heureux. Ils sont pleins de repos, ils sont pleins de paix, ils sont pleins de joie grâce au service qu’ils entretiennent à l’autel dans leur vie cachée.

Jésus a changé le sacerdoce, la loi et l’autel. Chap. 7, 12-17. Désormais, ce n’est plus une tribu humaine, les enfants de Lévi, qui doit s’occuper de l’autel. Tout a été transféré à l’intérieur de l’homme, mais selon la puissance d’une vie impérissable, car Dieu ne prend pas plaisir en un autel de pierres, mais en un autel bâti dans le cœur. Jésus dit en Luc 17, 21 que le royaume de Dieu est au-dedans de nous. Et Paul écrit que notre corps est le temple du Saint-Esprit, et que nous devons honorer Dieu par notre corps. 1 Co. 6, 19. C’est cet autel que Jésus a inauguré, comme il est dit en Hé. 10, 7 : « Alors j’ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. » C’est avec cet « ô Dieu, ta volonté » que nous entrons dans la nouvelle alliance. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, une fois pour toutes. Quand tu peux dire : me voici ô Dieu, je veux faire ta volonté, alors tu es sanctifié. Tu es alors élu pour le salut. Être sanctifié, c’est être extrait de la foule, mis à part. Il en est de même pour nous. Dieu va maintenant faire une œuvre en nous et au travers de nous. C’est par cette volonté que nous sommes sanctifiés. V. 10.

« Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit. » V. 16.

« Mais le Seigneur lui dit : Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait le dehors n’a-t-il pas fait aussi le dedans ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et voici, toutes choses seront pures pour vous. » Luc 11, 39-41. Nous voyons ici l’ancien sacerdoce, tel que le pratiquaient les pharisiens et les sadducéens.

Nettoyer l’extérieur de la coupe et du plat n’est rien d’autre que le service dans la tente. Hé. 13, 10. C’est un service pour le pardon des péchés. Les péchés que tu confesses reviennent dans ce cas. Tu dois donc refaire ce service continuellement. Il n’y aura jamais de développement et de croissance avec un tel service. Mais lorsque la vie intérieure est purifiée, une nouvelle vie peut naître.

Et la vie nouvelle consiste à employer notre corps selon la volonté de Dieu. Chap. 10, 36 et 13, 21.