Prends garde à la manière dont tu bâtis sur le fondement
Paul a écrit quelque chose qu’il est très important d’accomplir dans sa propre vie : il a pris garde à la manière dont il a bâti sur le fondement. Pourquoi est-ce si important ? C’est parce qu’il nous faudra « tous comparaître devant le tribunal de Christ et que chacun recevra alors selon le bien ou le mal qu’il aura fait étant dans son corps. » 2 Co. 5, 10.
« Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. » 1 Co. 3, 10. Comme Jésus le dit, nous sommes entrés dans le travail d’autres personnes, et nous moissonnons là où nous n’avons pas semé. Jn. 4, 36-38. Nos pères en Christ ont continué à bâtir avec une grande sagesse sur le fondement que Paul a posé. « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. 1 Co. 3, 11.
Johan O. Smith a continué à bâtir avec une grande sagesse, par la fidélité dans sa propre vie. Par fidélité envers la lumière que Dieu lui donnait, il suivait Paul dans l’imitation de Christ. Chap. 11, 1. Ga. 2, 20. De la même manière, nos pères et nos mères en Christ ont continué à bâtir sur le fondement avec une grande sagesse jusqu’à aujourd’hui. Et maintenant, de nouvelles générations grandissent. Que Dieu donne à chacun la grâce d’être vigilant – dans sa propre vie – et de prendre garde à la manière dont il bâtit sur le même fondement, Jésus-Christ !
C’est tellement facile de montrer du doigt des défauts que l’on voit quand on est entré dans le travail d’autres personnes. Mais Paul nous exhorte à veiller à ce qui mérite l’approbation et qui est digne de louanges. C’est ainsi que la communion se renforce, et nous pouvons être unis en continuant à bâtir sur le fondement que nos pères et mères en Christ ont bâti jusqu’à aujourd’hui. Mais que faire si nous sommes convaincus que nous voyons très clairement quelque chose qui n’est pas comme il faut, quelque chose qui doit être rectifié, quelque chose qu’il faut défaire, ou qu’il faut changer ? Eh bien, l’apôtre Paul parle de « l’autorité que le Seigneur [lui] a donnée pour [leur] édification, et non pour [leur] destruction, je ne saurais en avoir honte. »
C’est lorsque tu commences à détruire que tu as des raisons d’avoir honte. Mais ce qui est le plus simple pour notre nature humaine, c’est de détruire. On peut facilement détruire ce que des générations ont bâti par le passé, mais il s’avère qu’on est incapable de construire quelque chose qui puisse rester debout si on ne veut pas reconnaître qu’on est entré dans le travail d’autres personnes et qu’on continue à bâtir sur le fondement qui a été posé. Paul écrit « … selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour l’édification et non la destruction. » Chap. 13, 10. Qu’en est-il dans ta vie ? As-tu reçu de l’autorité de la part du Seigneur ? Dans ce cas, c’est uniquement de l’autorité pour l’édification !
Mais est-ce qu’il n’y a rien à corriger dans l’assemblée, est-ce que tout est parfait ? Non, absolument pas ! C’est justement pour cela que nous sommes encore en vie, c’est pour que nous soyons sauvés pour être perfectionnés en vue de l’œuvre du ministère. C’est pourquoi il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, « pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ. » Ép. 4, 11-12.
C’est là que la plupart ne comprennent pas les souffrances de Christ. Quand il survient une difficulté dans l’assemblée, la chair réagit, mais ce n’était pas le cas chez Paul. Voilà ce qu’il ressentait à l’égard des Colossiens : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église. » Col. 1, 24. Comment pouvait-il prendre les choses de cette manière ? Eh bien, il s’était engagé dans un service personnel de Dieu, qui consistait à accomplir la parole de Dieu dans sa propre vie personnelle. V. 25. C’est pourquoi nous voyons dans le passage qui suit comment il travaillait avec la parole de Dieu, pour « présenter tout homme, devenu parfait en Christ. » V. 26-29.
C’est aussi notre mission pour les années à venir. Personne d’entre nous ne sait combien de temps il lui reste à vivre. L’organisation des questions pratiques extérieures représente un ensemble de tâches importantes qui ont pour but que l’assemblée soit en sécurité et se sente bien, de sorte que les enfants et les jeunes puissent grandir dans un bon environnement, quels que soient leur pays, leur milieu d’origine, et leurs conditions de vie. C’est pourquoi des âmes pieuses, qui ont à cœur le corps de Christ, investissent beaucoup de travail dans tous ces domaines. Cette organisation extérieure n’est toutefois pas le corps de Christ, elle est nécessaire pour répondre aux exigences que prescrivent les autorités à l’époque où nous vivons.
Ce sont ceux qui sont baptisés d’un seul Esprit qui sont le corps de Christ, et ils sont tous engagés dans un service personnel pour Dieu, ils sont en bénédiction pour ceux qu’ils côtoient, et ils ont pour fruit la sanctification, et de cette façon, une entrée dans le royaume de leur Seigneur et Sauveur leur sera pleinement accordée ! Ro. 6, 22 et 2 Pi. 1, 5-11.
Lorsque Jésus s’est révélé à l’apôtre Jean sur l’île de Patmos, et qu’il lui a demandé d’écrire aux 7 églises, celles-ci ont reçu des lettres très différentes. Jésus connaissait chacune de ces églises, et il connaissait chacune des personnes qui les composaient. Il en va de même aujourd’hui. C’est l’Esprit lui-même qui témoigne avec ton esprit que tu es enfant de Dieu. Ro. 8, 16. Ce n’est pas en t’occupant d’organisation que tu pourras entrer dans le royaume des cieux. Nous le voyons clairement par la lettre à l’église de Sardes. Ap. 3, 1-6. L’ange de cette église avait dévié, il avait cessé de bâtir sur le fondement qui avait été posé, et il était mort pour les injonctions de Dieu. Il avait sans doute une bonne assemblée, elle était bien organisée et jouissait d’une bonne réputation. Mais cela ne servait à rien. Il y avait pourtant quelques hommes dans cette église qui, dans leur vie personnelle, avaient su continuer à bâtir sur le fondement qui avait été posé. V. 4. Ils allaient marcher avec Jésus en vêtements blancs car ils en étaient dignes ! La seule solution que Jésus donna à l’ange de Sardes fut de revenir à ce qu’il avait appris et entendu, et de se repentir, de sorte à pouvoir bâtir sur le fondement. C’est seulement dans cet édifice que se trouve l’espérance pour l’avenir.
Nous voyons ici que l’organisation, le fait d’être membre ou de diriger d’autres personnes n’assure pas ton salut. Il en va de même de nos jours. C’est uniquement ta vie personnelle, cachée avec Christ en Dieu, qui sera manifestée avec lui dans la gloire. Col. 3, 1-4.
Que Dieu donne à chacun la grâce de continuer à bâtir dans sa vie personnelle, de prendre garde à ce qui mérite l’approbation et est digne de louanges, et de compléter ce qui manque. L’Esprit de Dieu te conduira alors à ce qui, dans ta chair, doit être livré à la mort. Lorsque tu travailles ainsi à ton salut avec crainte et tremblement, le Saint-Esprit te donne le témoignage que tu es enfant de Dieu. Ro. 8, 14 et Ph. 2, 1-23.
As-tu besoin d’un autre témoignage ? 1 Jn. 5, 9-12. De telles personnes ont communion, elles deviennent un avec la parole de Dieu, et l’amour pour les frères ne s’éteint jamais. Jn. 17, 20-23 et 1 Jn. 1, 1-3 et 3, 14 et 24.