Guerrier de Dieu, tiens bon !
C’est ainsi que commence la version norvégienne d’un cantique connu, le n° 404 de La branche d’amandier. C’est un appel qui est particulièrement d’actualité pour quelqu’un qui lutte et combat dans sa vie personnelle, ou aussi dans le travail pour l’Evangile et dans le service pour les autres. Tiens bon !
Dans son article intitulé « Sagesse et ministère », publié dans Skjulte Skatter (Trésors cachés) en septembre 1926, Johan O. Smith écrit que nous devons apprendre à tenir bon dans les ténèbres.
« Aucun homme ou femme saint n’a jamais échappé à ces ténèbres de Dieu », écrit-il aussi. Il ne s’agit là évidemment pas des ténèbres du péché, de l’incrédulité et du désespoir, mais des ténèbres dans lesquelles nous découvrons dans une mesure particulière « notre propre laideur, qui nous semble être pire que la mort », mais qui nous apprend une leçon dont nous aurions difficilement voulu nous passer.
Dans le verset 4 du psaume 112, nous voyons que « la lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, pour celui qui est miséricordieux, compatissant et juste » Et le Seigneur veut justement nous mener de lumière en lumière. Ne soyons donc pas surpris par les ténèbres de Dieu dans lesquelles la lumière se lève pour nous. Nous avons alors toutes les raisons de remercier Dieu pour les nuits sombres d’épreuve, autant que pour les jours pleins de soleil, comme Ingrid Bekkevold le chante dans le cantique n° 366 dans Les Voies du Seigneur. Dans la strophe 3, elle écrit que Dieu change en bien tout ce qui nous arrive sur notre voie.
Jacques estime bienheureux celui qui supporte patiemment la tentation, et celui qui sort victorieux de l’épreuve reçoit la couronne de vie, qui est réservée à celui qui persévère dans la tentation. La couronne de vie a été promise à ceux qui aiment Dieu. Ja. 1, 12.
Ils ont prouvé leur amour pour Dieu en supportant patiemment la tentation et en sortant victorieux de l’épreuve.
Moïse s’est montré ferme (il a tenu bon) comme voyant celui qui est invisible. Hé. 11, 27. Cette vision intérieure était la force motrice de son action. « Si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui. » 2 Ti. 2, 12. Nous voyons ici une partie de la vision intérieure que Paul avait. Et Jésus, le chef et le consommateur de la foi, a supporté patiemment la croix et il a supporté contre sa personne une grande opposition de la part des pécheurs avec une vision intérieure tournée vers la joie qui lui était réservée. Hé. 12, 2-3.
Dans le sixième chapitre de l’épître aux Ephésiens, il est question de tenir ferme contre les ruses du diable, du combat contre l’armée des esprits méchants, de résister dans le mauvais jour et de tenir ferme après avoir tout surmonté, d’éteindre tous les traits enflammés du malin. Guerrier de Dieu, tiens bon ! Nous pensons aussi aux guerriers de Dieu qui nous ont précédés et ont achevé leur course, et qui nous disent, à nous qui sommes encore dans le combat : « Sois ferme et la couronne sera pour toi ! »