« La grâce de Dieu m’a accompagné tout au long du chemin... »

février 2017

« La grâce de Dieu m’a accompagné tout au long du chemin... »

C’est ce que nous chantons dans un cantique connu. Et David chante aussi à ce sujet dans le psaume 30, là où il loue Dieu pour sa grâce qui dure toute la vie. Mais il reconnaît qu’il avait sombré dans une fausse sécurité. V. 7. Le « moi » a alors pointé le bout de son nez. « Je disais… » « Je ne chancellerai jamais… Dieu a été alors obligé de lui cacher sa face et de lui enlever un peu de sa grâce.

V. 8. David explique qu’il a été effrayé et qu’il a humblement demandé à Dieu sa grâce – Ecoute, Eternel, aie pitié de moi !

– Eternel, secours-moi ! – V. 11. Et il a retrouvé la joie dans le Seigneur. V. 12-13. Il a retrouvé la place qui lui revenait, la juste place dans une prière humble devant le trône de la grâce.

Nous sommes exhortés à nous approcher avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus au bon moment. Hé. 4, 16. (Trad. norv.) Miséricorde ! Grâce ! Aide ! Nous demandons miséricorde, nous implorons pour obtenir grâce, et nous crions pour avoir de l’aide. De l’aide au bon moment pour qu’il y ait une victoire au lieu d’une défaite. Le « moi » ou « je veux, j’estime, je pense ceci, je pense cela », toutes ces réactions sont en contradiction avec l’appel au secours, et elles le renient même carrément. Elles excluent la grâce qui donne la victoire. Lorsque nous demandons grâce, nous demandons quelque chose que nous n’avons pas mérité. Toute notre louange est exclue. Ro. 3, 27. Celui qui se considère vraiment comme un vase de miséricorde n’est pas rempli d’exigences et il n’est pas orgueilleux. Il n’est pas non plus découragé. Un vase de miséricorde a appris cette prière : « Eternel, aie pitié de moi ! Eternel, secours-moi ! » C’est sa prière tout au long de la vie.

Paul était tellement pénétré de la compréhension que tout était la grâce de Dieu tout au long du chemin que lorsqu’il parlait de quelque chose qu’il avait fait, il se hâtait d’ajouter : « … non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. » 1 Co. 15, 10. Cela rend un son profond et pénétrant, lorsqu’il écrit par exemple : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous. » Ep. 2, 8. Il était sans doute tout à fait naturel pour lui de penser : « Cela ne vient pas de moi. »

Paul aimait bien saluer les églises avec cette salutation : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! » Ep. 1, 2. Il est frappant de voir que dans ses épîtres à Timothée, il ajoute à cette salutation le mot « miséricorde », comme s’il voulait rappeler à Timothée combien il était dépendant de la miséricorde de Dieu dans sa vie comme dans son ministère, et que tout, vraiment tout, dépend de celui qui fait miséricorde. Ro. 9, 16. Et le témoignage que Paul lui a donné, selon lequel il ne cherchait aucunement son propre intérêt, nous montre qu’il vivait et servait comme un authentique vase de miséricorde qui était conscient de ces choses. Il était conscient que l’élection qui concernait sa vie et son ministère était une élection de la grâce. Le résultat d’une telle vie et d’un tel ministère sert à la louange de la gloire de sa grâce. Ep. 1, 6.

Le fait de prier pour obtenir grâce, miséricorde et aide est inconciliable et en opposition avec le fait de chercher son propre intérêt. Et l’exhortation de l’apôtre Pierre d’affermir notre vocation et notre élection, qui est une élection de la grâce, signifie par conséquent la même chose que l’humilité. 2 Pi. 1, 10-11.