Chante de nouveau
C’est à cela que Johan O. Smith nous exhorte dans le cantique n° 139 des Voies de l’Eternel : « Chante notre Sauveur, chante de nouveau ». Chante au sujet du Sauveur, chante au sujet du salut. « Chante et réchauffe les cœurs, chante de nouveau. » Mais pour cela, il faut que nous nous arrêtions sur ce que nous chantons et que nous le chantions de tout notre cœur, de sorte que notre propre cœur « saigne », comme le dit le texte original norvégien.
Une sœur a dit récemment : « A chaque fois que je chante le cantique de table, je m’examine moi-même quand on en arrive à la strophe qui dit : « Nous voulons être à ton école, et obéir à ta parole (en norvégien : à chacun de tes commandements » Pour elle, le cantique de table est devenu une occasion de s’examiner et de s’édifier elle-même. « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. » 2 Co. 13, 5. On peut dire aussi : « Examine-toi toi-même pour savoir si tu chantes de tout ton cœur, si ton cœur chante la même chose que ta bouche ! » Notre recueil de cantiques est plein d’occasions de nous examiner nous-mêmes et en même temps de nous édifier, nous exhorter et nous consoler. Tout notre recueil de cantiques est ainsi rempli de cantiques de réveil. Prenons quelques exemples :
Dans un de ses cantiques, le frère Johan O. Smith chante cette prière : « Courbe-moi, forme-moi, pour que sois comme toi. » VDS n° 242. Courbe-moi ! Est-ce que nous nous attendons à ce qu’il exauce notre prière ? Sommes-nous vigilants et vivement intéressés lorsque les occasions d’être courbé et formé se présentent dans les circonstances de la vie ? Demandons-nous cela de tout notre cœur ?
Lorsque nous chantons : « Toutes mes sources sont en toi… nous n’avons pas besoin d’autres sources », (texte norv.) VDS n° 179, est-ce que nous pouvons chanter ce témoignage avec notre frère Elias Aslaksen ? Nous avons peut-être des raisons de nous examiner nous-mêmes à la lumière de ce que nous chantons ?
Et lorsque nous nous rassemblons pour une réunion ou une conférence et que nous chantons le n° 30 de VDS : « Ô notre Dieu, tu es notre consolateur et c’est vers toi que se tournent nos cœurs… parle-moi pour juger, consoler », est-ce que notre cœur est tourné vers lui et attendons-nous de tout notre cœur du jugement et de la consolation ? Ou quand nous chantons : « Et dans mon cœur retentit ce cri : Seigneur, que j’obéisse mieux ! », quel degré d’intensité et de sincérité a ce cri ? VDS n° 75. Hilda Broks qui a écrit ce cantique (elle est morte à l’âge de 27 ans) continue à la strophe 4 : « Approfondis ce désir, qu’il consume comme un feu l’exigence de ma propre vie. » (Texte norvégien) A nouveau une bonne occasion de s’examiner soi-même.
Nous chantons aussi dans le n° 42 : « Apprends-moi, ô Jésus, ton chemin de souffrance. » (norv.) Et dans le numéro 246 de VDS, nous chantons : « Disciple chez le Maître je suis et j’apprends à me donner pour lui. » Et à la troisième strophe : « Chaque apprenti devient de plus en plus attentif, dès le début et jusqu’à la fin. » (norv.) De plus en plus ! Jusqu’à la fin ! Notre recueil de cantiques est vraiment rempli de cantiques de réveil ! Et qu’en est-il de ces strophes du n° 97 : « Je t’ai livré ma volonté et veux vivre en mon Dieu caché. » Livré ma volonté ! Caché en Dieu ! Laissons entrer le réveil !
Dans le cantique « L’hirondelle a bâti son nid », nous chantons à propos de l’autel, où le feu brûle et « sépare scories et or ». VDS n° 55. Un bon cantique. Une belle mélodie. Mais que chantons-nous ? Nous prions d’être toujours sur l’autel, là où le feu brûle toujours.
Et le cantique n° 269 de VDS parle de l’amour, et à chaque fois que nous chantons le refrain, une question nous amène à nous examiner nous-mêmes et elle mérite une réponse de tous ceux qui chantent ou entendent ce cantique. « Aimes-tu ? Aimes-tu ? T’offres-tu en sacrifice ? Est-ce l’amour qui te presse ? » – Si nous réfléchissons bien, tous les cantiques sont une excitation à l’amour et aux bonnes œuvres. Et nous pouvons effectivement nous instruire et nous exhorter les uns les autres « par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels », et même apprendre à « chanter à Dieu dans nos cœurs sous l’inspiration de la grâce » comme c’est écrit dans Col. 3, 16.
Dans le psaume 17, verset 3, David pouvait témoigner : « Ma pensée n’est pas autre que ce qui sort de ma bouche. » Ce qui sort de notre bouche quand nous chantons ne doit pas non plus être autre que la pensée de notre cœur. « Reçois favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur, Ô Eternel, mon rocher et mon libérateur ! » Ps. 19, 15.