Contempler la gloire du Seigneur avec persévérance

novembre 2014

Contempler la gloire du Seigneur avec persévérance

La parole que nous lisons dans 2 Co. 3, 18 est sensationnelle. Il est question d’être transformés de gloire en gloire, donc d’une vie où cela va de mieux en mieux, une vie qui devient de plus en plus riche de contenu. Qui n’a pas envie de voir cela s’accomplir ? Il faut pour cela que nous connaissions exactement les conditions qui permettent que cela se réalise. Il faut d’abord avoir « le visage découvert », ce qui veut dire que notre conversion doit être vraie et entière de cœur. Ensuite, il faut que nous contemplions sans cesse la gloire du Seigneur, comme l’a fait Etienne quand il a été lapidé. Fixant les regards vers le ciel, Etienne vit la gloire de Dieu ! Cette contemplation signifie que nous sommes saisis de ce que nous voyons. Il ne s’agit pas de jeter simplement un coup d’œil superficiel dans cette direction ou de regarder dans ce sens pendant une réunion bénie. Jacques écrit d’une façon tout aussi sensationnelle que celui qui plonge les regards dans la loi parfaite de la liberté et qui persévère sera heureux dans son activité. Persévérer à plonger les regards dans la loi parfaite de la liberté, qui est la parole de Dieu lui-même, ses commandements et ses lois, sa gloire !

Lorsque Moïse a voulu voir la gloire de Dieu, Dieu lui a montré sa bonté. La gloire de Dieu est sa nature, toutes ses vertus. Mais retenons ce que le Seigneur lui-même a voulu montrer à Moïse lorsqu’il a souhaité voir sa gloire, c’est-à-dire sa bonté. Nous qui par nature ne sommes pas bons, nous dont il est dit dans Ro. 3, 12 que nous sommes égarés, pervertis et inexpérimentés quant au bien, n’avons-nous pas les plus fortes raisons d’être saisis de contempler la bonté de Dieu et d’aspirer à devenir bons et à être transformés en la même image ? De gloire en gloire ? D’une bonté à une plus grande bonté ! Plonger les regards dans ce qui est parfait avec persévérance ! Persévérer, sans nous détourner, sans être déviés par un autre intérêt. C’est surtout au moment de l’épreuve qu’il s’agit de contempler la gloire du Seigneur. C’est là qu’on l’adore en esprit et en vérité.

La femme samaritaine avec qui Jésus a parlé quand il traversait la Samarie se demandait où il fallait adorer, sur « cette montagne » ou à Jérusalem. Jésus lui expliqua alors ce qu’est la vraie adoration. « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. » Jn. 4, 23. Quand il est question de Jésus qui s’est abaissé, qui a marché dans l’humilité, souffert l’injustice et rendu le mal par le bien, nous trouvons que c’est une grande chose. Mais lorsque c’est notre tour de subir un peu d’injustice, c’est notre tour de nous humilier, pouvons-nous dire alors : « C’est une grande chose ! » ? Ou bien est-ce que nous tournons le dos à ce que nous avons estimé être une grande chose quand nous étions sous l’influence de la prédication de la parole de Dieu ? Au moment de l’épreuve, ce n’est peut-être plus aussi grand et glorieux à nos yeux ? Il y a une différence entre les vrais adorateurs et ceux qui n’ont que l’apparence de la piété.

Paul s’est glorifié de la croix de notre Seigneur Jésus « par laquelle le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » Ga. 6, 14. Et il a dépeint de façon approfondie cette vie crucifiée aux yeux des Galates pour qu’ils puissent voir ce qui faisait sa grandeur. Il leur a fourni la possibilité de contempler la gloire du Seigneur pour qu’ils soient transformés de gloire en gloire. Mais les Galates étaient dépourvus de sens et eux qui avaient commencé par l’Esprit couraient maintenant le risque de finir par la chair. Cf. Ga. 3, 1-4. Tout comme nous aujourd’hui, les Galates avaient besoin d’être exhortés à contempler la gloire du Seigneur avec persévérance.

« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » 2 Co. 3, 18.