De nobles pensées

juin/juillet 2012

De nobles pensées

Quand nous lisons ce que les apôtres de Jésus-Christ ont écrit, cela nous permet entre autres de jeter un coup d’œil dans leur manière de penser. Dans 2 Ti. 3, 16, Paul écrit à Timothée que toute l’Ecriture est inspirée de Dieu. C’est pour cela que nous la lisons comme étant la parole de Dieu. Mais Dieu a utilisé des hommes pour nous communiquer sa parole, des hommes nobles, fidèles et pieux. Et c’est édifiant et « utile pour enseigner » de plonger le regard dans les pensées de tels hommes, en particulier les pensées qu’ils ont eues sur Dieu et sur leur prochain.

Le « bienheureux et seul souverain ». C’est dans ces termes que Paul parle de son Dieu et son Créateur. « … à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. » 1 Ti. 6, 15-16. Il parle de Jésus-Christ comme étant « au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement ». Ro. 9, 5. Il parle du Dieu de la persévérance et de la consolation, du Dieu de l’amour et de la paix, du roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, Père de gloire. « A lui soit honneur et gloire, aux siècles des siècles. » – Il écrit à Tite au sujet de « la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ». Chap. 2, v. 13. C’était naturel pour lui de décrire Dieu dans ces termes. Cela nous montre clairement quel genre de pensées il avait. Quand il écrit par exemple que « le Seigneur est proche », cela veut dire que c’était le bienheureux et seul souverain qui était proche, le Dieu de la paix et de la consolation.

Pierre appelle Jésus « la gloire magnifique » ou selon la traduction norvégienne, « la gloire la plus élevée ». 2 Pi. 1, 17. Jean, qui a beaucoup écrit au sujet de la vérité, appelle Dieu tout simplement « le Véritable ». 1 Jn. 5, 20.

Nous voyons dans le livre de Job que la colère de Dieu s’est enflammée contre ses trois amis, « parce que vous n’avez pas parlé de moi avec droiture, comme l’a fait mon serviteur Job ». Job 42, 7. Derrière cette façon fausse de parler de Dieu, il y avait des pensées fausses sur Dieu. Est-ce que nous n’avons pas goûté que le Seigneur est bon ? Est-ce qu’il ne devrait pas être naturel pour nous de penser à lui comme étant « le père de la miséricorde et de toute consolation » ? Beaucoup se font de Dieu une image complètement fausse. Nous pouvons apprendre beaucoup en remarquant comment les apôtres parlent de Dieu.

Et lorsque nous voyons comment les apôtres s’exprimaient sur leurs compagnons de route et leur prochain, cela nous donne aussi la possibilité de plonger le regard dans un monde de nobles pensées. Comme par exemple lorsque Paul appelle les frères et sœurs de Corinthe « le temple de Dieu », bien qu’il ait été obligé d’attester qu’ils étaient encore charnels. Il les salue comme ayant été sanctifiés en Jésus-Christ et comme étant saints. Avec de telles pensées nobles sur ses amis, il était dans un état de crainte et de grand tremblement quand il était parmi eux. Il écrit : « … et tout cela, bien-aimés, nous le disons pour votre édification. » 2 Co. 12, 19. « Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes. » V. 15. Quel océan de pensées nobles il y a derrière une telle expression ! A Philémon, il écrit au sujet de l’esclave Onésime, qui s’était enfui : « lui, mes propres entrailles ». V. 12.

Pierre écrit de ses deux épîtres qu’elles ont été écrites pour éveiller la saine intelligence des amis. 2 Pi. 3, 1. Il avait à leur égard la noble pensée qu’ils avaient un entendement pur. Et nous voyons dans la troisième épître de Jean comment l’apôtre se réjouissait quand il voyait que quelqu’un marchait dans la vérité. V. 4. C’étaient des hommes nobles qui avaient des pensées nobles et une joie noble et désintéressée. Exactement comme nous le lisons dans Es. 32, 8 : « Mais celui qui est noble forme de nobles desseins, et il persévère dans ses nobles desseins. » Nous apprenons par-là que nous ne sommes pas véritablement nobles si nous ne persévérons pas dans ce qui est noble. Même au jour de l’adversité, dans les situations où le raisonnement et les sentiments refusent de suivre.

Loué soit Dieu qui a mis en nous ce désir d’être entièrement nobles ! Et le chemin qui mène à cela nous a été révélé. C’est aussi une pensée noble que « celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché ». 1 Pi. 4, 1. C’est vraiment une pensée noble. Et ce verset nous exhorte à la prendre pour arme !