« Il est une vie... »
Nous chantons dans le cantique n° 134 de notre recueil : « Il est une vie inconnue des hommes. » C’est « la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée ». 1 Jn. 1, 1-3. Paul a exhorté son collaborateur Timothée à saisir la vie éternelle. Il est une vie ! Et nous pouvons saisir cette vie, nous pouvons nous en emparer pour la vivre !
Laissons cela résonner à nos oreilles : Il est une vie ! Que cela résonne clairement et nettement quand la tribulation est grande : Il est une vie ! Que ce cantique retentisse dans notre cœur au moment de la tentation : Il est une vie ! Nous avons des réunions, des conférences, des activités de toutes sortes, de multiples occasions de rencontre conviviale, mais souvenons-nous constamment : Il est une vie ! Il est une vie inconnue des hommes.
Lorsque, par exemple, la tribulation produit un poids éternel de gloire, les vertus de Christ, au-delà de toute mesure, il s’agit bien d’une « vie inconnue des hommes ». Lorsque nous sommes exhortés à considérer, par humilité, les autres comme plus excellents que nous-mêmes, et lorsque par amour fraternel nous rivalisons de zèle pour nous honorer les uns les autres, c’est aussi une vie inconnue des hommes. Pense aussi au témoignage fort de l’apôtre Paul, qui pouvait dire qu’il voulait dépenser, et même se dépenser lui-même pour des âmes qui, de leur côté, l’aimaient moins qu’avant. 2 Co. 12, 15. C’est vraiment une vie inconnue des hommes. Nous pourrions continuer à citer des exemples de cette vie qui était auprès du Père et qui nous a été révélée.
Et si nous pensons à l’assemblée et aux divers ministères qui s’y exercent, de quoi d’autre s’agit-il que de la vie, d’une vie dévouée à Dieu. Les ministères sont différents, mais c’est le même Seigneur. La vie est la même. Paul écrit dans 1 Ti. 3, 1 que celui qui aspire à la charge d’évêque (c’est-à-dire de surveillant) désire une œuvre excellente. Ce ministère, comme tous les autres ministères de l’assemblée, cachés ou manifestes, est donc de la vie. C’est une bonne œuvre. C’est la vie qui était auprès du Père et qui a été manifestée. Faisons très attention à ne pas relier les ministères plus manifestes à quelque chose d’autre que la vie. Il n’est pas question de rang ou d’honneur, mais de vie, d’une vie à la gloire du Père.
La vie est la lumière des hommes. Cette vie a été manifestée en Jésus-Christ. Elle a été faite chair. Jean écrit qu’il l’a vue de ses propres yeux et qu’il a pu la toucher de ses mains, littéralement parlant. Rends-toi compte, il est écrit dans 2 Co. 4 que cette vie peut maintenant être manifestée dans notre chair mortelle et rayonner de nous ! Il s’agit d’une vie, chers amis ! Une vie qu’on peut toucher de ses mains.
Quand nous pensons à cette vie « inconnue des hommes », il est bon de nous poser la question de façon incisive : Dans quelle mesure connaissons-nous cette vie ?
Tout ce qui contribue à la vie et à la piété nous a été donné par la connaissance de Christ. Par la connaissance de celui nous a révélé cette vie. Et par la connaissance de la mort par laquelle il est passé afin que cette vie puisse se manifester. Car c’est le chemin de la mort qui mène à la vie.
C’est la mort à l’égard de tout ce qui est péché et vie propre. Nous pourrions par conséquent tout aussi bien chanter : « Il est une mort inconnue des hommes. » Et ici aussi, il est bon de nous poser la question de façon incisive : Avons-nous fait connaissance avec cette mort ? Ceux qui connaissent cette mort, qui est une mort à l’égard de toutes les convoitises et les exigences de la chair, peuvent s’écrier : Il est une vie ! Car derrière cette mort, la vie qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée apparaît. « … mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit », dit Jésus lorsqu’il parle du grain de blé qui tombe en terre et qui meurt. Jn. 12, 24.
Par cette connaissance de Jésus, la connaissance de cette mort et de cette vie, tout ce qui contribue à la vie et à la piété nous a été donné. Et il ne faut pas que nous soyons oisifs et stériles dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Car il faut un abandon complet et un dévouement complet pour pouvoir vivre la vie « inconnue des hommes ».