Kåre J. Smith – 65 ans

janvier 2010

Kåre J. Smith – 65 ans

Il est dit de Jésus qu’il était sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek selon la puissance d’une vie impérissable. Hé. 7, 15-16. Et au mois de novembre, à l’occasion de la conférence de couples qui a eu lieu à Brunstad, nous avons eu un témoignage d’une puissance exceptionnelle qui nous a rappelé que c’est cette vie impérissable qui donne le droit d’exercer le ministère de sacrificateur dans l’assemblée du Dieu vivant. Ce ne sont pas les capacités et les dons humains. Il se trouve en effet que notre cher frère Kåre J. Smith a eu 65 ans pendant la conférence, le samedi 14. A la réunion du lendemain, de nombreux amis ont encore loué Dieu pour Kåre J. Smith et pour sa vie et son ministère pleins de sollicitude.

Beaucoup de personnes, en particulier sa famille et ceux qui ont été ses collaborateurs les plus proches depuis de nombreuses années, ont témoigné qu’il avait énormément travaillé et qu’il avait une capacité de travail exceptionnel, mais ils ont avant tout été témoins d’une vie, la vie qu’un disciple de Jésus-Christ vit devant la face de Dieu et non devant la face des hommes.

A cet égard, quelques extraits tirés des lettres de Johan O. Smith ont été lus, pour montrer clairement que ce que Johan O. Smith avait à cœur a été poursuivi dans la vie et dans l’enseignement de Kåre J. Smith. En particulier pour ce qui est de vivre sa vie et exercer son ministère devant la face de Dieu, sans rechercher la gloire des hommes. « Ce serait abandonner que Dieu de chercher à plaire aux hommes », écrit Johan O. Smith dans la lettre n° 59. Dans la lettre suivante, adressée à son frère Aksel, il écrit : « Fais ton œuvre comme pour le Seigneur, et non pour des hommes, et ainsi même la multitude des armées de l’enfer ne pourra pas te faire perdre ton œuvre en Jésus-Christ. » Si une série d’extraits des lettres de Johan O. Smith a été lue à cette occasion, c’est parce qu’on y reconnaît la vie et l’entendement de notre cher frère Kåre J. Smith.

Dans un court compte rendu, on ne peut pas rappeler tout ce qui a été dit au cours d’une fête qui a duré plusieurs heures. Mais les quelques échantillons que nous donnerons dans les pages qui suivent permettront à chacun de se faire une idée d’ensemble.

L’assemblée toute entière, sans distinction d’âge, se sent portée par notre cher frère, portée et aimée. Et par son ministère, l’assemblée reçoit une nourriture abondante qui lui permet de croître et de se développer. « Mais la communion avec le Seigneur donne de la force dans les os et une satisfaction dans les recoins les plus cachés du cœur », écrit Johan O. Smith (lettre n° 82), et nous sentons clairement en Kåre cette force et cette paix qui viennent d’une vie cachée avec Christ en Dieu. Et dans cette consécration à Dieu qui lui a permis d’avoir part au témoignage de l’Esprit, de l’eau et du sang, il a rencontré, comme Johan O. Smith, de la jalousie de la part de certains. Au milieu de toutes ses luttes et ses combats, ce témoignage a occupé ses pensées : « … pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. » Ac. 20, 24. Il a toujours été question de sa course personnelle dans sa propre vie et du ministère qui lui a été confié. A chaque fois qu’on passe un moment avec notre frère, on se sent toujours attiré à avoir une vie plus profonde en Christ. Cette force d’attraction, les nombreux jeunes qui sont parmi nous l’ont toujours sentie, c’est pourquoi il n’a pas été nécessaire de construire de hautes « clôtures » pour que les jeunes restent à l’intérieur de l’assemblée. Comme l’apôtre Pierre l’écrit, notre frère a été un modèle pour le troupeau. De telles personnes obtiendront la « couronne incorruptible de la gloire ». 1 Pi. 5, 1-4.

Kåre J. Smith est un homme éprouvé. Il a rencontré beaucoup d’opposition. Mais dans toutes ces circonstances, il a eu la révélation de l’Esprit dans la parole de Dieu et il a été en mesure de fortifier les amis dans la foi et l’amour. Cela fait penser à ce qui est écrit à propos de Samuel : « Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Eternel. » 1 Sa. 3, 20. C’est pourquoi la confiance dont il jouit dans l’assemblée est tout à fait fondée. Nous voyons que c’est un serviteur de Christ et un dispensateur des mystères de Dieu, suivant l’expression employée dans 1 Co. 4, 1. L’un des mystères de Christ est de se laisser attirer par ce qui est humble, écrit Johan O. Smith. Et Kåre J. Smith est justement un fidèle dispensateur de tels mystères et il s’acquitte du divin service de l’Évangile de Dieu. Sa prédication est tranchante, mais le courant de bonté et de miséricorde qu’on sent derrière ses paroles fait que son message touche les cœurs et crée une vie nouvelle là où il parvient.

Les témoignages de nombreuses personnes ont donné une impression formidable du soin que notre frère prend des amis. Il a été clairement souligné qu’il a aimé et qu’il aime toujours son prochain. Un frère a raconté qu’il a été témoin d’une conversation téléphonique qu’une personne a eue avec Kåre, alors qu’elle était dans la détresse, et Kåre a expliqué ensuite qu’un fardeau de sollicitude et d’intercession venait de lui être donné pour longtemps. Nombreux sont ceux qui ont envie de prêcher, a-t-il dit, moins nombreux sont ceux qui veulent porter des fardeaux.

L’une des sœurs de Kåre avait noté quelque chose que son père, Helge Smith, avait dit récemment de son fils : « Quand il était petit, il écoutait volontiers quand la conversation tournait autour de la parole de Dieu. Il a une opinion modeste de lui-même et il respecte les mêmes valeurs que son grand-père Johan O. Smith, il lie les âmes à Jésus-Christ et non à lui-même. » Et après avoir parlé de ces choses, la sœur de Kåre et son père ont tiré un « Grain de manne » (Mannakorn) qui disait : « Tous et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage de Démétrius ; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. » 3 Jn. 12.

Beaucoup d’amis ont cité Eva, la femme de Kåre, et l’ont remerciée pour le soutien et l’aide qu’elle est de nombreuses manières pour son mari et du même coup pour toute l’assemblée. Elle a pu témoigner que la vie et la prédication de son mari étaient un « Viens ! » pour elle et faisaient brûler son cœur. Elle a cité le verset d’Es. 48, 18 où il est question d’avoir une paix semblable à un fleuve et une justice semblable aux flots de la mer. Elle a dit que cette paix correspondait bien à son mari. Quand il fait quelque chose, il a la paix. Et quand la chose a été accomplie, il se repose de son œuvre dans cette paix. Il est incorruptible et ses jugements sont justes. Il lui arrive de dire beaucoup de choses pour créer une bonne atmosphère autour de lui, mais il ne lance jamais de « piques ».

L’une de ses filles a exprimé la chose d’une manière très simple : « Ce pour quoi je suis le plus reconnaissante, c’est tout le christianisme que j’ai vu en pratique. » En tant que père, Kåre n’a jamais exigé de ses enfants qu’ils soient autrement que ce qui était naturel pour eux.

Les paroles que le frère Kåre a dites à l’occasion de cette soirée de fête étaient une exhortation pressante adressée aux amis et elles s’appliquaient très bien à la vie qu’il a vécue lui-même. Il a d’abord confirmé que c’était vrai qu’il aimait les hommes et qu’il aimait chaque frère et chaque sœur. Et il a ensuite parlé de Ecclésiaste 11, 1-2 : « Jette ton pain sur la face des eaux, car avec le temps tu le retrouveras ; donnes-en une part à sept et même à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut arriver sur la terre. » On pourrait se demander si c’est de la sagesse, mais celui qui agit ainsi comprendra quelle sagesse ce verset renferme. Faisons le bien tandis que nous en avons l’occasion. Ga. 6, 9-10. Le fait de faire le bien pendant qu’on en a l’occasion est justement quelque chose qui a saisi notre cher frère dès sa prime jeunesse. Les occasions viennent subitement et elles disparaissent tout à coup. Ne fais pas de calculs et n’hésite pas. Fais-le maintenant ! C’est ainsi que nous entrons dans l’œuvre de Dieu. Le Seigneur veut avoir un peuple qui lui appartient et qui est zélé pour les bonnes œuvres.

Il a aussi parlé de sa jeunesse, lorsqu’il a été saisi tout particulièrement par la parole de Dieu qui est dans la Bible et aussi dans les écrits de l’assemblée. Il a lu avec un désir tellement ardent que la parole est entrée dans son esprit. Il a mentionné spécialement comment, quand il était jeune, le frère Elias Aslaksen a fait venir la foi dans son cœur, si bien qu’il est né de nouveau et qu’il a reçu la force du Saint-Esprit pour vivre une vie de victoire. A cet égard, il a souligné qu’il était entré dans l’œuvre qui avait été faite par d’autres, et qu’il était un produit du message des frères. En particulier les frères Elias Aslaksen, Sigurd Bratlie et Aksel J. Smith, avec lesquels il a entretenu une communion intime dans sa vie et son ministère.

A propos de la vie de famille et de l’éducation des enfants, il a exhorté tous les pères et toutes les mères à prendre à cœur d’avoir communion avec leurs enfants, au lieu de manquer d’intelligence et de créer de l’amertume dans leurs cœurs.

Nous devons beaucoup de reconnaissance à notre frère. Sa vie a été comme un grain de blé. « S’il meurt, il porte beaucoup de fruit », dit Jésus. Et l’unité et la communion qui règne dans l’assemblée aujourd’hui sont en grande partie des fruits de sa vie et de son ministère. Ce sont les visions que Johan O. Smith avait pour l’assemblée qui se réalisent de cette manière.

Que Dieu lui donne force et santé pour continuer à exercer son ministère – et qu’Il bénisse son épouse, ses enfants et petits-enfants.