Se détourner des idoles pour servir le Dieu vivant et véritable
La conférence du Nouvel An à Brunstad a débuté par une sérieuse et puissante exhortation à se préparer à la venue de Jésus et à garder son cœur pur. On trouvera ici un résumé de ce qui a été annoncé à la conférence.
« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » Pr. 4, 23. La manière dont on se comporte dans la vie montre si on de l’impureté dans le cœur. Les gens influents qui vivaient à l’époque de Jésus ont crucifié le Seigneur de gloire. Cependant, s’ils avaient pu voir la pureté de cœur de Jésus, ils auraient découvert une source abondante d’amour. Il en aurait été de même s’il avait pu voir ce qui était dans le cœur d’Etienne, qui priait pour eux au moment où ils le lapi-daient. L’amour devrait faire fondre notre cœur quand nous pensons à toute la bonté et tout l’amour que nous avons rencontrés de la part de Jésus et de tous les saints.
Il est dit des impies : « Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d’eux. » Ps. 55, 16. La demeure de notre coeur doit être gardée pure. Elle doit être comme le temple : tout le lieu qui l’entourait devait être très saint. Ez. 43, 12. Seuls ceux qui rougissaient de leurs iniquités avaient accès à ce lieu. (V. 11). Mais la malédiction repose sur « celui qui offre des sacrifices à d’autres dieux qu’à l’Éternel seul ». Ex. 22, 20.
Il est écrit dans Ps. 16, 4 que ceux qui courent après des dieux étrangers ont beaucoup de soucis. Pourquoi se fait-on autant de soucis, pourquoi tant d’inquiétude ? D’après cette parole, cela vient de ce que des idoles exercent une pression sur notre esprit. Et la plus grande idole est souvent notre grand « moi ». On cherche la gloire et le gain, et on perd ainsi sa joie et sa pureté.
Dans 1 Co. 12, 2, il est question de ceux qui se laissent conduire et entraîner par des idoles muettes. Cela se produit immanquablement si Jésus-Christ n’est pas devenu Seigneur dans notre vie. Les hommes sont entraînés et conduits dans plusieurs directions différentes. Des esprits méchants sont prêts à agir quand le cœur et l’esprit sont attirés vers des choses qui sont étrangères à Christ. On a alors communion avec des esprits méchants, comme c’est écrit dans 1 Co. 10, 19-20. Si, par exemple, une personne se vexe pour une raison ou une autre, et s’il y a de grandes vagues pour la moindre chose, cela prouve clairement que les esprits méchants sont à l’œuvre.
Jésus était vigilant et prêt au combat, dès qu’il remarquait que ces esprits méchants entraient en activité. Pierre était pourtant rempli de bonnes intentions et il voulait lui épargner des souffrances, mais Jésus lui dit : « Arrière de moi, Satan ! » Certains acceptent par exemple facilement la consolation des hommes, quand ceux-çi veulent consoler leur chair. Derrière une telle consolation, il y a des esprits méchants qui veulent nous éloigner du chemin étroit. Sous l’influence de tels esprits, on peut facilement être amené à être hypocrite, à mentir et jouer la comédie.
Un chrétien entier de cœur ne se laisse par vaincre par des idoles ou par l’armée des esprits méchants. « C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. » Ep. 6, 13. Lorsque les hommes sont irrités, vexés, amers, infidèles, etc., ils sont sous l’influence d’esprits méchants. Ce sont aussi ces esprits méchants qui insufflent un esprit de découragement dans une personne. Mais « Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité (esprit de découragement dans la trad. norvégienne – N.d.t.), mais un esprit de force d’amour et de sagesse » 2 Ti. 1, 7. Il faut avoir un esprit fort pour vaincre tout le péché qui est dans la chair. L’esprit de foi nous remplit d’une telle force. Paul adresse à Timothée cette exhortation : « Souffre avec moi pour l’Evangile, par la puissance de Dieu. » Il y a une grande différence entre le fait de supporter la souffrance par sa propre force et le fait de la supporter par la force de Dieu. Une « dépression atmosphérique » de découragement a vite fait de s’installer dans l’esprit d’une personne. Par la force et l’Esprit de foi, nous sommes en mesure de chasser toutes ces « dépressions » loin de notre vie intérieure. Nous faisons alors l’expérience que le soleil ne se couche plus jamais.
Avoir du péché – commettre le péché
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n’est point en nous. » 1 Jn. 1, 8. « Mes petits enfants, je vous écrit ces choses, afin que vous ne péchiez point. » 1 Jn. 2, 1. Il ressort clairement de ces deux versets qu’il y a une différence entre le fait d’avoir du péché et le fait de commettre le péché.
Si nous voulons être vrais, nous sommes obligés de reconnaître que nous avons du péché. Et il se manifeste de diverses manières. C’est à cela que Paul fait allusion dans Romains 7, quand il écrit qu’il n’habite rien de bon dans sa chair, et qu’il voit dans ses membres une autre loi qui lutte contre la loi de son entendement.
Ce n’est pas la même chose que de commettre le péché. 1 Jn. 3, 4 décrit cela de la manière suivante : « Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. » Dans ce cas-là, on enfreint les lois qui ont été inscrites dans notre conscience, et on ne tient pas compte de la lumière qu’on possède.
Oui, cela représente un immense défi. Nous avons du péché et sommes tentés à pécher, mais nous pouvons vaincre le péché auquel nous sommes tentés. C’est là que nous trouvons les traces de Jésus ! Nous pouvons vaincre dans la force de l’Esprit, de la même manière que Jésus a vaincu. Quel défi !
« Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hé. 2, 18. Ce passage nous permet de plonger les regards dans le grand mystère de la piété. Nous découvrons la route nouvelle et vivante, grâce à laquelle notre esprit est vivifié et a part à la sagesse de Dieu. L’esprit de l’antéchrist a caché ce chemin à toute la chrétienté, car les chrétiens refusent de croire que Jésus devait être rendu semblable en toutes choses à ses frères et être tenté de la même manière que nous. La route nouvelle et vivante est la route qui ramène les hommes à Dieu. Elle passe à travers la chair. Hé. 10, 19-20.
Et au chapitre 4, v. 15-16, nous lisons que Jésus a compassion de notre faiblesse, et cette faiblesse, c’est justement que nous sommes tentés si facilement parce que nous avons du péché. Mais ici nous lisons aussi que nous pouvons nous approcher du trône de la grâce pour recevoir de l’aide au moment opportun. Au moment opportun ! Cela signifie que nous recevons de l’aide pour ne pas tomber à l’heure de la tentation, et que nous pouvons remporter la victoire. Quel défi ! Quelle possibilité pour nous qui avons reconnu que nous avons du péché. !
Une mort a eu lieu dans la vie de Jésus bien avant qu’il meure sur la croix de Golgotha. C’est la mort à l’égard de tout ce qui est en rapport avec le péché et la transgression. Il a toujours vaincu, et cette mort a été appelée « la mort de Jésus ». Dans 2 Co. 4, Paul écrit que nous devons toujours, oui, toujours porter la mort de Christ dans nos corps, afin que la vie de Jésus soit révélée dans nos membres (V. 10). Sur ce chemin, Jésus est notre précurseur. Cela signifie donc que nous pouvons le suivre. Il faut une grande mesure de piété pour pouvoir suivre Jésus sur cette route nouvelle et vivante.
Si on est conscient qu’on a du péché, qu’on a une chair dans laquelle n’habite rien de bon, on fait preuve de beaucoup de légèreté et d’une prétention inouïe si on s’expose à des tentations en se permettant par exemple de regarder un peu, de s’intéresser un peu, d’écouter un peu quand il est question de films qui ont un contenu impudique. Cela dénote un manque criant de piété. Dans ce cas-là, on est loin d’avoir communion avec le Fils de Dieu, qui, dans les jours de sa chair, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et a été exaucé à cause de sa piété. Il n’est pas normal que nous soyons sans cesse tentés par les mêmes choses, et que nous ayons des difficultés dans les mêmes domaines année après année sans que nous parvenions au repos. Prenons comme un grand défi le fait d’obtenir la victoire totale, bien que nous ayons du péché et que nous puissions être tentés.
« Et l’Eternel, le Seigneur, peut nous garantir de la mort. » Ps. 68, 21. Si nous pensons à la mort qui est la conséquence du péché, cette mort dont Jacques parle au chapitre 1, v. 15, ce verset est une prophétie glorieuse pour tous ceux qui désirent profondément être libres du péché. La prophétie de Ps. 68, 25 s’accomplit alors aussi, là où il est question de « la marche glorieuse entrant dans le sanctuaire ».
Le feu
« … Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu », dit Jean-Baptiste en parlant de Jésus. « … il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier. » Mt. 3, 11-12.
Qu’aurions-nous été sans ce feu qui vient pour nous aider et nous purifier ? « L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël. » Ex. 24, 17. Il est certain que si nous voulons connaître la gloire de Dieu et avoir communion avec lui, il faut que nous supportions le feu. Toute la gloire et l’amour fraternel que nous goûtons parmi nous n’ont été rendus possibles que grâce à cette communion dans le feu. La communion qui n’est pas dans le feu, ou qui ne supporte pas le feu, n’est pas la communion des saints. Ceux qui aiment ce feu et qui le supportent ont part à la transformation qui vient de ce que tout l’orgueil et toute la soif d’honneur, c’est-à-dire l’homme naturel, deviennent la proie du feu.
« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » dit Jésus en Lu. 12, 49. Ce feu dévorant nous délivre de notre nature égoïste. Et si nous aimons ce feu, Jésus n’a pas honte de nous appeler frères. Tous les frères de Jésus (les sœurs sont bien sûr incluses) ont traversé le feu, ont supporté le feu et ont été soudés par le feu pour l’éternité. Ne te retire donc pas du feu ! Laisse-toi purifier par lui et tu feras connaissance avec l’amour et la bonté qu’il renferme.
« Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. » 1 Pi. 4, 12. C’est pour nous former que Dieu nous châtie. Car si nous voulons être en compagnie du Père et du fils pour toute l’éternité, il faut que nous remplissions les conditions. Rien d’impur ne peut s’immiscer dans cette communion dans le feu. Tout ce qui fait que nous cherchons notre propre intérêt doit être la proie du feu, et un homme nouveau peut ainsi prendre forme. C’est à cause de cela que nous pouvons nous réjouir dans tous nos combats.
Libre du péché
Ro. 6, 22 est un verset extrêmement concentré et riche : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. ».
Affranchis du péché ! Cela signifie qu’on est affranchi du fait de pratiquer les œuvres manifestes de la chair, dont il est question dans Ga. 5, 19-21. Ceux qui font ces choses n’hériteront pas du royaume de Dieu. Ce sont les enfants qui ont droit à un héritage, et celui qui vit dans les péchés énumérés dans ce passage ne fait pas partie des enfants de Dieu. « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Ro. 8, 14. Ceux-là héritent des promesses. Et les plus grandes et les précieuses promesses sont les promesses de pouvoir participer à la nature divine. Dans Ga. 5, 16, l’exhortation suivante nous est donnée : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » Nous accédons alors à un ministère – un service – béni qui produit un fruit, à savoir la sanctification. Si notre service, notre ministère ne nous procure pas ce fruit, nous régressons. Au lieu de servir, nous commençons par exemple à dominer. On a peut-être une bonne conscience, mais on ne parvient pas à la sanctification dans sa vie personnelle. Cela vient de ce qu’au milieu de son ministère, on a beaucoup de mal à à se voir soi-même et à reconnaître la vérité sur soi-même.
Nous portons tous en nous le péché qui est entré dans l’humanité par la chute. Mais Dieu a envoyé son Fils dans une chair semblable à la nôtre à cause du péché et il a condamné le péché dans la chair. Ro. 8, 3. Il faut que nous soyons extrêmement vigilants et intéressés, pour être en mesure de découvrir toute notre vie propre qui est concernée par ce jugement.
Beaucoup de gens ont des difficultés à se voir eux-mêmes, et quand les autres leur montrent une chose ou une autre sur eux-mêmes, ils s’effondrent presque et se découragent. Mais l’esprit de vérité veut nous mener à toute la vérité, pour que nous puissions voir tout le péché qui s’est introduit dans la nature humaine à cause de la chute. Il faut que nous aimions cette vérité. Nous ne devons pas dépasser notre mesure de foi et parler comme quelqu’un qui aurait une plénitude de vie si nous ne la possédons pas. Celui qui ne parle pas selon la vérité ment à ceux qui l’écoutent et il risque de perdre la grâce qui est sur sa vie.
Il est cependant édifiant de confesser son espérance, l’espérance de parvenir à ce à quoi on n’est pas encore parvenu. Dans Hé. 10, 23 nous sommes exhortés à retenir fermement la profession de notre espérance, « car celui qui a fait la promesse est fidèle ».
Nous savons bien où le bât blesse dans notre vie personnelle. A cet égard, il faut que nous vivions devant le trône de la grâce, pour que nous puissions recevoir de la grâce et être secourus. La piété nous aide à avancer sur le chemin. Et là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ! Nous avons tous la possibilité de laisser le Seigneur éveiller chaque matin notre oreille et d’écouter comme les disciples écoutent. Es. 50, 4. Il faut que nous soyons disposés à apprendre à l’école de l’Esprit, car nous avons tous beaucoup à apprendre. Apprenons de celui qui était doux et humble de cœur, du Maître lui-même.
Quand nous voyons combien le Maître est grand et glorieux et que nous comprenons combien nous avons à apprendre, nous devons prendre garde, comme un frère nous y a exhortés, de façon à ne pas « classer » rapidement une conférence et son message.
Le texte qui précède est un court compte-rendu de la conférence du Nouvel-An et en particulier des messages du frère Kåre J. Smith. Comme nous y avons été exhortés, ne soyons pas rapides à « classer » ce que nous avons entendu, mais faisons comme Marie : « Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. » Lu. 2, 19.