Les conférences d’été
A l’occasion des conférences de cet été, l’espace multimédia DKM Forum a été inauguré à Brunstad. On peut y voir entre autres un film émouvant en 4D. Toutes les activités proposées sont extrêmement intéressantes et elles permettent aux visiteurs de se familiariser avec l’histoire de l’assem-blée et d’apprendre à connaître les hommes et les femmes pieux qui ont contribué à la construire et à faire d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Une très jeune sœur a dit : « Je ne suis pas la même après avoir été au Forum. » La visite qu’elle y a faite a été une expérience saisissante pour elle, et elle n’est pas la seule à avoir éprouvé la même chose.
Si nous pensons au message de piété qui est annoncé à de telles conférences, ce devrait être aussi le témoignage de beaucoup : « Je ne suis pas le même après cette conférence. » On trouvera ici un extrait des deux conférences principales de cet été.
L’Église de Dieu
« … et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. » Ep. 5, 31-32. Le désir de Jésus est de devenir une seule chair avec l’Assemblée. [La version Segond emploie généralement le terme « Église » pour désigner le corps de Christ. Note du traducteur] Il a donné le sang de son cœur pour nous. L’Assemblée – l’Église – est née sur la croix. Et quiconque fait en vérité partie de l’Assemblée est crucifié avec lui. « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » Ga. 5, 24. Celui qui ne vit pas une vie crucifiée peut faire partie du peuple de Dieu, mais il n’appartient pas à l’Assemblée – l’Église – de Dieu.
Dans l’Assemblée, nous avons part à une purification intérieure par le sang de Jésus, à une sanctification et une transformation à l’image du Fils de Dieu. Ceux qui font en vérité partie de l’Assemblée aiment la loi de Dieu avec leur entendement. Ils constatent que du péché habite en eux, mais ils en sont de plus en plus purifiés, si bien que le corps du péché est petit à petit anéanti.
Nous voyons dans Ac. 20, 28 qu’il faut paître l’Église de Dieu, que Jésus s’est acquise par son propre sang. Il faut qu’elle soit gardée de sorte qu’aucun esprit léger n’y entre, aucune idolâtrie moderne qui nous détournerait de la croix. Ce n’est pas la doctrine qui compte avant tout, c’est la vie. Il faut qu’il y ait une autorité derrière ce que nous enseignons, et cette autorité, c’est la vie que nous menons qui nous la donne. Nous avons besoin d’être remplis d’un saint sérieux, de sorte que nous ne nous contentions pas d’avoir une doctrine qui soit une pure forme. Il faut pour cela que nous nous séparions de façon radicale, comme nous le lisons dans 2 Co. 6, 17-18 : « … Ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. » Il nous accueille alors comme son Assemblée. Pour n’avoir pas pris au sérieux cette séparation et pour avoir entretenu la communion avec de la parenté charnelle et des amis mondains, beaucoup ont eu la vue spirituelle abîmée.
Tous ceux qui fréquentent nos réunions et nos conférences ne font pas partie de l’Assemblée de Dieu. Mais par la lumière et la prédication de la parole l’oreille de chacun peut être éveillée et chacun a ainsi la possibilité de devenir un membre du corps de Christ, qui est l’Assemblée, l’Église.
Dans 1 Pi. 2, 9, il est aussi question de l’Assemblée. C’est une race élue, un sacerdoce royal, un peuple saint. Tous ceux qui font partie de cette Assemblée annoncent les vertus de Christ par leur vie. Ils ont part au salut au sujet duquel les prophètes ont prophétisé. « Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée… » 1 Pi. 1, 10-11. Il faut que nous mettions à profit cette grâce et que nous ne permettions pas que l’esprit de la mondanité et de l’incrédulité ait un accès parmi nous. Il ne faut pas non plus qu’il y ait de la fausseté dans notre vie, comme nous le voyons par l’exemple d’Ananias et Saphira, qui firent semblant d’avoir tout abandonné pour la cause du Seigneur alors qu’ils avaient gardé quelque chose pour eux-mêmes dans le secret.
Il est dit dans Ez. 43, 12 à propos du temple que tout l’espace qui l’entourait devait être très saint. « Voilà donc la loi de la maison. » Tout notre « espace », tous les domaines dont nous sommes responsables doivent être très saints, entièrement consacrés au Seigneur. Tout ce que nous disons et faisons doit être pour lui. Notre vie est alors en vérité un témoignage pour les hommes.
« A lui soit la gloire dans l’Église. » Ep. 3, 21. Il faut que nous prenions cela au sérieux, car, du fait de la chute originelle, nous sommes par nature entièrement pétris du désir de chercher de la gloire pour nous-mêmes. Si nous vivons une vie sainte devant la face du Seigneur, nous sommes en revanche pétris des bonnes lois de Dieu et de sa sagesse. Et l’Assemblée est ainsi construite sur le roc, tout devient ferme comme le roc et invincible. C’est l’Assemblée du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. La vérité doit toujours trouver un appui en nous, et lorsque nous jugeons dans une affaire ou une autre, il faut que notre jugement soit toujours entièrement juste, sans acception de personne.
L’Assemblée est aussi appelée « la réunion des hommes droits » et « l’assemblée des fidèles ». Ps. 111, 1 et 149, 1. L’Assemblée est crucifiée avec Christ. Soyons vraiment « l’assemblée sur la croix » ! Le témoignage de l’apôtre Paul deviendra alors en vérité notre témoignage : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » Ga. 2, 20.
Les vertus de Christ = la sagesse
Dans Hé. 2, 10, l’œuvre de salut de Jésus est décrite de la façon suivante : « il voulait conduire à la gloire beaucoup de fils. » Il est vrai qu’il est aussi écrit dans ce passage que le chemin passait par des souffrances, mais le message principal que nous transmettent ces versets, c’est que beaucoup de fils ont été menés à la gloire. Mais quelle est donc cette gloire ? C’est la gloire de Christ. Ce sont les vertus de Christ. Encore aujourd’hui, il mène à la gloire tous ceux qui se laissent sauver et conduire. L’objectif qu’il s’est fixé est donc que sa gloire, ses vertus, sa nature divine rayonnent de nous dans les différentes circonstances de la vie. Il veut nous mener à cette gloire.
La somme de toutes les vertus de Christ, c’est la sagesse. La sagesse que nous avons dans notre vie personnelle, notre vie de famille ou dans la vie de l’assemblée, correspond exactement à la part que nous avons aux vertus de Christ. « Ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » 1 Co. 1, 26. Pour avoir part à la sagesse de Dieu, ces « nobles » doivent descendre dans les « régions inférieures de la terre ». Les gens sages et savants dirigent dans ce monde, mais ils sont incapables de créer la paix dans le monde, et la plupart du temps dans leurs propres familles. Il leur manque la gloire de Dieu, les vertus de Christ.
Si nous sentons que nous manquons de sagesse dans notre foyer, dans la façon dont nous éduquons nos enfants, etc., il faut que nous sachions qu’un manque de sagesse est un manque de vertus de Christ. Nous avons besoin d’être remplis de miséricorde, de bonté, de douceur etc. Dans sa folie, on est peut-être tellement orgueilleux qu’on n’écoute même pas ceux que Dieu placés dans l’Assemblée pour aider chacun à parvenir à la sagesse. Si on a fait preuve d’un tel orgueil dans sa jeunesse, on devient un insensé dans sa vieillesse. Toi qui es jeune, cherche de l’aide auprès des frères et sœurs qui nous ont précédés et qui ont reçu de la sagesse, c’est-à-dire les vertus de Christ, dans leur vie.
Le dieu de ce monde fait tout pour que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ ne brille pas pour les hommes. 2 Co. 4, 3-4. L’intelligence des incrédules est aveuglée, si bien qu’ils préfèrent chercher les choses terrestres, par ex. l’argent, l’honneur des hommes ou la gloire. Recherchons au contraire les vertus de Christ et faisons en sorte de recevoir de la sagesse dans la vie pour vivre à la gloire de Dieu.
Dieu tient ses promesses
Il est dit dans Hé. 1, 1 que Dieu nous parle par le Fils, qui est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa personne. L’esprit de l’antéchrist cherche à cacher aux hommes le glorieux message qu’il a apporté. C’est le message concernant les plus grandes et les plus précieuses promesses, selon lesquelles nous pouvons avoir part à la nature divine, à sa gloire et à sa personne. 2 Pi. 1, 3-4. Mais nous avons vraiment des raisons de nous écrier avec le prophète Esaïe : « Qui a cru à ce que nous avons annoncé ? » Es. 53, 1. Satan veut cacher ces vérités et ces promesses, et il veut les faire passer pour irréali-sables, c’est en tout cas ce qu’il veut faire croire à celui qui les entend.
L’esprit de l’antéchrist cache aux yeux des croyants et des non-croyants que Jésus a été tenté et qu’il a eu la victoire, qu’il a été tenté comme nous en toutes choses et qu’il peut ainsi venir en aide à ceux qui sont tentés, de sorte que nous aussi nous pouvons avoir la victoire. Ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, nous dit Hé. 2, 16, mais à la postérité d’Abraham. Il te vient en aide à toi qui es tenté. Cela va réusssir pour toi. Justement pour toi. Il compatit à nos faiblesses. Il sait combien il est facile d’être tenté. Auprès de lui, notre souverain sacrificateur céleste et notre défenseur, nous trouvons grâce et nous obtenons de l’aide au moment opportun. Pour que nous ayons la victoire ! Hé. 4, 14-16. Nous pouvons par conséquent saisir avec assurance l’espérance qui nous attend. Dieu qui ne peut pas mentir nous a donné les promesses. Et il tient ses promesses. Hé. 6, 17-20. Une fois que nous avons mis notre vie en ordre et que nous avons obtenu le pardon de nos péchés, un combat de la foi commence, et il faut que nous le poursuivions avec persévérance. Restons donc fermement attachés à la Parole dans notre esprit et nos pensées au moment de la tentation et nous verrons que la Parole s’accomplira en nous.
Recherchez la sanctification. Hé. 12, 14-17. Et dans les différentes situations de la vie, nous devons veiller à ce qu’aucune racine d’amertume ne pousse et n’infecte beaucoup de monde. Esäu est cité comme exemple pour montrer à quoi une racine d’amertume peut mener. L’amertume peut être tellement grande qu’elle prend toute la place dans le cœur et les pensées, et cela peut aller tellement loin qu’il n’y a plus de place pour la repentance. A ce moment-là, on a complètement ruiné sa vie.
Dans les épreuves de la vie, nous devons remettre notre âme avec tous ses sentiments et ses questions au fidèle créateur, en faisant le bien, comme nous y sommes exhortés dans 1 Pi. 4, 19. Notre âme a besoin du Seigneur pour qu’il soit son berger et qu’il prenne soin d’elle.
Dans Za. 13, 1, il est question d’une source ouverte contre le péché et l’impureté. Cette source a été ouverte par la vie et l’œuvre de Jésus. Maintenant, chacun peut puiser à cette source et devenir lui-même une telle source. Il est très édifiant de lire ce qui concerne le torrent dans Ez. 47. Il est apparu sous le seuil de la maison, dans l’humilité, et il est devenu de plus en plus profond. Partout où il parvient, il apporte la vie et la bénédiction. Tout cela témoigne de la grâce et la force que nous pouvons recevoir pour vivre une vie à la gloire de Dieu. Dans 1 Jn. 4, 14, il est question d’« une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ». Et ce jaillissement est sans limite.
Cela nous a été donné
Notre vocation est de vivre une vie digne de l’épouse de Christ, de nous préparer pour les noces de l’Agneau. Ap. 19, 7-8. Il est dit qu’il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin éclatant et pur. « Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » (Trad. norvégienne) Il est dit ici que cela lui a été donné, et pourtant, il s’agit en même temps des œuvres justes des saints.
Paul témoigne qu’il lui a été donné d’annoncer l’Evangile. Ep. 3, 8. Et le salut est un don de Dieu. C’est par grâce que nous avons été sauvés, c’est par la foi et c’est un don de Dieu. Nous sommes son œuvre, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous. Chap. 2, 8-10. Dieu les a préparées, tout est un don. Mais notre responsabilité, une fois que nous avons reçu ce don, c’est de pratiquer ces œuvres.
Beaucoup reçoivent le pardon des péchés comme un don, mais il faut que nous nous intéressions aux œuvres que Dieu a préparées, au fin lin éclatant et pur. Les œuvres ont été préparées par Dieu, mais c’est à nous de nous revêtir de ce fin lin éclatant et pur, en pratiquant les œuvres qui ont été préparées pour nous. Pour trouver ces œuvres, nous avons besoin d’humilité. Car si nous nous lançons dans d’autres œuvres que celles que le Seigneur a préparées pour nous, cela ne sera pas une « robe de mariée ».
Paul parle de la grâce qui lui a été donnée d’annoncer l’Evangile de la richesse insondable de Christ, mais cela lui a coûté quelque chose d’entrer dans une telle œuvre. Cela lui a coûté un dur travail, la prison, des veilles, etc. Mais dans tout cela, ces œuvres ont été transformées en fin lin éclatant et pur, en une magnifique robe de mariée.
« Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. » Col. 3, 17. Nous pouvons être mis à l’épreuve, comme Paul, par la fatigue et un dur labeur, mais faisons tout cela au nom de Jésus et avec reconnaissance. Dans toutes ces circonstances, nous avons l’occasion de nous revêtir d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. V. 12. Cela produit le fin lin éclatant et pur, la robe de l’épouse. C’est le vêtement de serviteur de Jésus-Christ. Les œuvres justes des saints !
Attachons-nous fortement à la justice ! « Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ! » C’est ce que le Seigneur dit à ceux qui ont fait de bonnes œuvres en son nom, mais qui n’ont tout de même pas été justes. Mt. 7, 22-23. Cette « iniquité », cette injustice consiste en ce que, tout en exerçant leur ministère, ils n’ont pas su vivre la vie de Christ, ils n’ont pas revêtu la « robe de mariée ».
La meilleure espérance
Dans Hé. 13, 21, nous voyons ce que le Dieu de paix peut faire pour nous : « Que le Dieu de paix… vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ... » Jésus est appelé notre « souverain sacrificateur des biens à venir ». Il est le médiateur d’une nouvelle alliance, notre précuseur dans le sanctuaire, où il a trouvé un salut éternel. Il est entré dans le ciel même, « afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » Chap. 9, 24.
Au verset 19 du chapitre 7, nous lisons qu’une meilleure espérance a été introduite. C’est l’espérance de parvenir à la perfection dont il est question dans la nouvelle alliance. Ou comme le dit la traduction norvégienne dans Hé. 9, 10 : « Tout peut être mis en ordre. »
Si on vit selon la loi, qui, selon Hé. 7, 18, était « impuissante et inutile », on fait habituellement ce qui est imposé, mais on a l’esprit attaché aux choses terrestres. Ce n’est pas la vie de l’épouse de Jésus-Christ. L’épouse de Christ court avec joie à la rencontre de l’époux.
L’assemblée est le champ de Dieu. Tout le travail qui s’y fait a pour but d’y faire pousser une bonne récolte. Ce champ ne doit porter ni épines ni chardons. On doit y présenter des sacrifices spirituels agréables à Dieu. 1 Pi. 2, 5. Ces sacrifices spirituels sont par exemple : la joie et la reconnaissance dans les souffrances, vivre pour les autres, être libre de toutes les pensées égoïstes, partager avec les autres. Ce sont autant de choses qui sont agréables à Dieu. Le Seigneur est conscient qu’il a un champ, l’assemblée, et il en attend des sacrifices spirituels qui lui sont agréables. Travaillons donc à notre salut. Il ne doit sortir que de bonnes choses de notre champ.
Les lois de la maison de Dieu
« … sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme assurance et l’espérance dont nous nous glorifions. » Hé. 3, 6. C’est l’assemblée qui est la maison, et chacun d’entre nous s’intéresser vivement aux lois qui s’appliquent à la maison. Le jugement, la critique et la médisance sont tout à fait incompatibles avec les lois de la maison. Celui qui vit dans ces péchés ne fait pas partie de la maison.
« Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. » Ro. 12, 10. En norvégien, la dernière partie de ce verset est traduite par : « Rivalisez pour vous honorer les uns les autres. » Ce sont des paroles de l’Ecriture et elles font partie des lois de la maison. On a souvent peu de bonnes paroles à dire quand on se parle les uns aux autres ou quand on parle des autres, quand il s’agit d’honorer son prochain. Beaucoup de mauvaises choses dispa-raissent d’elles-mêmes quand on on manifeste un vif intérêt pour s’honorer les uns les autres.
Selon la parole de Dieu, ceux qui médisent n’ont pas droit à une place dans la maison, qui est l’Église. Si de telles personnes ne se convertissent pas, elles doivent être « ôtées du milieu de nous », avec les impudiques, les cupides et les ravisseurs. C’est ce que dit l’Ecriture. 1 Co. 5, 9-13. Médire, c’est parler négativement de quelqu’un en son absence. Il arrive aussi qu’on se moque des autres. C’est en parfaite opposition avec le fait de nous honorer les uns les autres ou de nous exhorter mutuellement à l’amour.
Ce sont surtout les femmes âgées qui sont sérieusement exhortées à ne pas être médisantes. Cf. Tit. 2, v. 3 et suivants. La Bible dit que celles qui vivent selon leurs convoitises sont « mortes, quoi que vivantes ». 1 Ti. 5, 6. En revanche, les femmes pieuses ont le témoignage qu’elles ont fait de bonnes œuvres. Elles « lavent les pieds des saints ». V. 10. Nous sommes tous en train de marcher et, dans le sens figuré, nous pouvons avoir des « pieds sales ». C’est alors une bénédiction d’avoir de telles personnes qui nettoient ce qui n’était pas très bon au lieu d’ajouter encore plus de saleté.
Au verset 13, il est question de femmes « causeuses et intrigantes » qui disent « ce qu’il ne faut pas dire ». L’apôtre Pierre parle de « s’ingérer dans les affaires d’autrui ». A cet égard, nous devons tous apprendre à faire la différence entre 1) mon affaire, 2) l’affaire des autres et 3) l’affaire de Dieu. Si quelque chose n’est pas mon affaire, c’est qu’elle ne me concerne pas, et je dois m’abstenir de m’exprimer sur ce sujet. Ceux qui s’ingèrent dans les affaires d’autrui et médisent, tantôt de l’un tantôt de l’autre, empeste l’atmosphère et doivent être expulsés de la maison et de l’assemblée. Une femme doit avoir pour parure un esprit doux et paisible. C’est vraiment beau et c’est en accord avec les lois de Dieu pour la maison.
« Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine. » Ja. 1, 26. Cela montre bien l’importance de la langue. Imagine ce que ce serait si Dieu disait de ta vie tout entière qu’elle a été « vaine », simplement parce que tu n’as pas su veiller sur ta langue. – Dans ce domaine, nous avons tous une grande respon-sabilité. Tout d’abord dans notre foyer, et ensuite dans nos assemblées. Lisons le psaume 101 et tirons leçon du zèle de David contre toute la fraude et l’injustice, lui qui a donné de lui-même ce témoignage : « Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur – dans l’innocence – au milieu de ma maison. »
Les traces de notre précurseur
S’il faut résumer en un seul mot le péché de l’homme, on peut certainement dire que c’est l’orgueil. L’origine du mal apparaît clairement dans le récit que nous lisons dans Es. 14, là où il est écrit entre autres : « Tu disais dans ton cœur : Je monterai au ciel… je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut. » Monter ! Nous voyons ici un exemple qui nous montre que c’est une folie de s’élever, de monter, de se faire voir, de chercher à avoir beaucoup d’importance. C’est l’origine de tout le mal. Certains s’effondrent complètement dans leurs efforts pour être plus que ce qu’ils sont en réalité. C’est leur orgueil caché qui en est la cause.
Dans 2 Th. 2, 4, il est dit de l’antéchrist que c’est « l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ». Et quiconque veut suivre Jésus dans son abaissement fait l’expérience qu’il/elle rencontre de l’opposition et de la contradiction. Les choses sont ainsi dans ce monde depuis la chute. Le péché originel fait que l’homme cherche à s’élever, consciem-ment ou inconsciemment. Ec. 4, 4 indique que « tout travail et toute habileté dans le travail n’est que jalousie de l’homme à l’égard de son prochain. » On est poussé par son ambition.
Jésus a témoigné qu’il est la lumière du monde. Jn. 8, 12. Et c’est sur le chemin de l’abaissement et de l’humilité qu’il est devenu la lumière du monde. Il est notre précurseur sur ce chemin, et si nous le suivons, nous devenons nous aussi la lumière du monde. Nous lisons dans Ph. 2 qu’il a pris la forme d’un serviteur, qu’il s’est abaissé lui-même et qu’il a été obéissant jusqu’à la mort. Il est impossible de devenir la lumière du monde si on ne suit pas celui qui est notre précurseur sur ce chemin du serviteur. On peut avoir la réputation d’être zélé, mais si on ne s’humilie pas dans les circonstances de la vie, on n’est pas un imitateur de Jésus. Notre vocation est d’être présentés devant lui sans tache ni ride. Nous avons des taches et des rides si nous ne nous purifions pas lorsque notre conscience a été éclairée dans un domaine ou un autre. Ayons toujours devant les yeux Jésus comme précurseur et humilions-nous toujours sur ce chemin béni de l’abaissement, qui a fait de lui la lumière du monde.
Les épreuves auxquelles nous sommes exposés sont autant d’occasions que Dieu nous donne pour nous abaisser et pour être sauvés de notre orgueil. « C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire », nous dit le verset 13. Il produit la volonté de nous humilier. C’est pourquoi nous sommes exhortés en même temps à ne pas murmurer, à ne pas douter ni à hésiter. V. 14. Jésus est notre précuseur sur ce chemin, et si nous le suivons, nous sommes affranchis de cette puissance diabolique, cet orgueil qui a retenu les hommes prisonniers depuis la chute originelle. Et nous pouvons alors, comme lui, brillez comme des lumières dans ce monde. V. 15. Quel glorieux précuseur nous avons ! Et quelle vocation nous avons, nous qui sommes appelés à être des lumières dans ce monde !
Le Saint-Esprit et le feu
« … il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » Mt. 3, 11. Le feu désigne la souffrance. Tout sarment qui est en lui et qui porte du fruit, il l’émonde, le purifie, pour qu’il porte encore plus de fruit. Jn. 15, 2. Cela se fait par la souffrance. Si, lorsque la souffrance vient, nous avons des exigences, cela devient difficile. Mais si c’est notre désir d’être purifiés dans une mesure toujours plus profonde de notre orgueil et de nos exigences, le feu sert alors à notre bien. Nous avons besoin de feu et nous avons besoin de force pour supporter le feu qui survient pour que l’orgueil soit ôté de notre vie. Mais si nous cherchons la force du Saint-Esprit sans vouloir entrer dans le feu, nous ne ferons aucun progrès dans notre vie chrétienne.
Job a eu le témoignage qu’il était un homme irréprochable et intègre. Mais bien qu’il ait été pieux, il n’a pas été facile pour lui de comprendre la façon dont Dieu a dirigé les choses dans sa vie. Les épreuves du feu auxquelles il a été exposé avaient pour but de l’amener à une purification plus grande. La version norvégienne dit au chapitre 33 et au verset 17 : « … afin d’exterminer l’orgueil chez l’homme ». Dieu ouvre notre oreille par le moyen de l’affliction. Comment pourrions-nous parvenir à une purification plus profonde si nous n’avions pas une oreille toujours plus exercée. Nous pouvons avoir une bonne conscience tout en étant aveugle à l’égard de l’orgueil caché qui est dans notre nature. C’est pour cela que nous ne devons pas être surpris par la fournaise qui vient sur nous pour nous éprouver, comme s’il s’agissait d’une chose étrange. Non, nous devons plutôt nous réjouir, comme Pierre nous y exhorte dans 1 Pi. 4, 12-13. Car nous sommes ainsi purifiés, émondés, pour que nous puissions porter plus de fruit et que nous soyons être une plus grande bénédiction pour notre prochain. Si on ne passe pas par des fournaises, cela peut tout simplement venir du fait qu’on est tellement sage et tellement juste à ses propres yeux qu’on fait partie de ceux dont il est question dans Job 37, 24 : « Il ne porte les regards sur aucun sage. » Ceux qui sont sages à leurs propres yeux ne restent pas debout dans l’assemblée.
Quand le feu passe sur ta vie, retiens fermement la Parole. Retiens la Parole lorsque ton raisonnement n’arrive pas à suivre. Laisse-toi sauver ! A mesure que le temps passera, tu porteras de plus en plus de fruit.
Esprit, force, vie, gloire
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ?... Vous êtes la lumière du monde. » Mt-. 5, 12-13. Dans le domaine naturel, lorsque le sel est en contact avec la terre, il perd sa saveur et sa force. Dans le sens figuré, il en va de même dans le domaine spirituel. C’est pourquoi ceux qui sont pieux, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, reçoivent cette exhortation : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. » 1 Jn. 2, 15. Nous devons veiller à garder notre force, et même à ce qu’elle augmente.
Dans la parabole des dix vierges, nous voyons que cinq d’entre elles manquèrent d’huile. Elles étaient aussi dans l’assemblée, mais elles avaient perdu leur force. La parole de la croix, qui est une puissance de Dieu, n’avait pas fait de travail en profondeur en elles. La masse des gens religieux est loin de la force qui est dans la parole de la croix. Dans 2 Ti. 3, 5, il est question de personnes qui ont l’apparence de la piété, mais qui renient ce qui en fait la force. Nous perdons notre force si nous entendons et connaissons la Parole, et que nous ne faisons pas ce qu’elle commande.
« Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous adonné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » 2 Ti. 1, 7. Il est impossible d’annoncer les vérités glorieuses de l’Evangile dans un esprit découragé. Jésus a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile. V. 10. La vie et l’immortalité ! Ces choses ne peuvent pas être mises en évidence par une doctrine sèche. Par cette vie et cette immortalité, nous sommes constamment renouvelés dans notre esprit. Nous pouvons ainsi être disposés à toute bonne œuvre et à toute bonne parole en temps et hors de temps. Nous faisons aussi l’expérience de ce qui est écrit dans Jn. 7, 38 : « des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. »
« Combien le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ! » 2 Co. 3, 8. C’est pourquoi il faut que nous nous abreuvions de l’Esprit qui est dans la Parole. Ne buvons pas la lettre, mais buvons l’Esprit dans lequel la Parole est annoncée dans l’assemblée. Ne vivons pas dans le monde de la lettre, mais dans le monde de l’Esprit. La lettre tue. La lettre peut tuer la vie de famille et la vie de l’assemblée. Beaucoup ne sont pas heureux dans leur activité. Ils ont sans doute bonne conscience tout en étant esclaves de la lettre, mais ils ont une vie pénible et ils vivent sous de lourds nuages. Mais celui qui boit l’Esprit dans lequel les hommes de Dieu annoncent la Parole, et cela produit esprit et vie, du bien-être, de la gloire et de la joie. Nous sommes remplis de l’Esprit qui était et qui est dans les saints hommes et femmes de Dieu. Tous les nuages lourds disparaissent et nous recevons la force d’accomplir l’œuvre de Dieu là où nous avons été placés.
Parfaitement unis
C’est par l’Esprit de révélation qui était dans l’apôtre Pierre et tous les hommes et les femmes de Dieu que l’assemblée est construite. Les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Et Paul nous exhorte à être tous parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 1 Co. 1, 10.
L’Eglise, le corps de Christ, est composée de membres choisis qui ont tous des ministères choisis. Et le Dieu de la patience et de la consolation nous donne d’avoir les mêmes sentiments et une seule bouche. Ro. 15, 5-6. Une grande force émane d’une telle unité, où chacun trouve sa place et l’activité qui lui est destinée. Cf. aussi Ro. 12, v. 4 et suivants. Tous les membres du corps de Christ sont infiniment précieux les uns pour les autres, de la même manière que dans notre corps naturel. C’est pourquoi nous ne devons pas considérer nos frères et sœurs comme de simples « pierres à affûter ». Le corps doit être coordonné et assemblé grâce à tous les liens que Dieu donne et croître à tous égards – véritablement à tous égards – en celui qui est le chef, Christ. Grandir et se développer jusqu’à ce que nous soyons devenus irrépréhensible dans la sainteté devant Sa face.