Bonne année dans l’esprit de foi !

janvier 2008

Bonne année dans l’esprit de foi !

« La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » 1 Jn. 5, 4. C’est avec ces paroles que le frère Kåre J. Smith a ouvert la conférence du Nouvel An à Brunstad. Et c’est cet encouragement à croire qui a servi de fil conducteur béni tout au long de la conférence. On trouvera dans les pages qui suivent un extrait des réunions.

Une foi vivante en Dieu engendre obligatoirement dans notre vie certaines actions qui correspondent exactement à la vérité en laquelle nous croyons. La plupart n’ont pas cette foi vivante dans leur cœur. Ce qu’on trouve la plupart du temps, c’est une foi fondée sur une connaissance, une foi dépourvue de vie, et des théories sèches. Il est vrai que la connaissance vient en premier, la connaissance qui concerne l’œuvre de transformation que Dieu peut faire en nous. Mais si cette connaissance n’est pas unie à une foi vivante, il n’y pas de changement dans notre vie. Sans œuvres, la foi est morte, nous enseigne Jacques dans Ja. 2, 26. On ressemble alors à un cadavre qui est incapable de faire quoi que ce soit, et qui est même totalement inutile. La foi sans les œuvres est inutile. V. 20.

Dans Tite 1, 16, il est question de personnes qui font profession de connaître Dieu, alors qu’elles le renient par leurs œuvres. Il faut vraiment que nous nous demandions si la foi vivante habite dans notre cœur et si elle réalise de grandes choses dans notre vie. La foi engendre quelque chose de tout à fait nouveau. Chaque parole à laquelle nous croyons d’une foi vivante engendre aussitôt des œuvres, des manifestations de vie, un feu saint dans notre cœur et nous sommes remplis de joie.

L’auteur de l’épître aux Hébreux rappelle à ses lecteurs comment la foi vivante avait produit un saint enthousiasme chez eux lorsqu’ils avaient été éclairés. Hé. 10, 32-34. Ils avaient accepté avec joie que leurs biens leur soient enlevés, « sachant [qu’ils] avaient dans les cieux des biens meilleurs et qui durent toujours. » C’est un exemple clair et pratique qui montre ce que cela signifie de croire en Dieu, de croire d’une foi vivante. Sans cette foi, nous nous enfonçons dans les choses terrestres et périssables. Si nous avons une foi vivante dans notre cœur, nous sommes capables d’accomplir ce que la parole de Dieu dit : « Rendez grâces en toutes choses. » 1 Th. 5, 18.

« Celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » dit Jésus. Jn. 6, 35. Non, nous sommes alors pleine-ment satisfaits et nous n’avons soif ni d’honneur, ni de pouvoir, ni d’argent, et nous ne brûlons pas d’envie de voir notre propre volonté s’accomplir. Nous sommes contents de tous ceux avec lesquels Dieu nous a placés et nous n’avons aucune exigence envers eux, car nous avons bu à la source de la vie et nous avons étanché notre soif.

« Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » 2 Co. 3, 17. La liberté de quoi faire ? Entre autres, la liberté de nous servir les uns les autres sans avoir d’exigences les uns envers les autres. C’est cette liberté que nous gagnons par la croix, par l’action que la croix produit sur tout ce qui vient de notre chair. Et à ce moment-là, le verset 18 s’accomplit aussi : nous sommes transformés de gloire en gloire, en contemplant la gloire du Seigneur, sa bonté, sa sagesse, sa miséricorde, etc., en ayant le visage découvert. « Nous sommes tous transformés », nous dit ce verset. A condition que nous contemplions la gloire du Seigneur. Ceux qui sont d’un caractère difficile sont aussi transformés s’ils commencent à contempler la gloire du Seigneur au lieu d’avoir des exigences. Celui qui aime son frère en vérité ne trouve jamais aucune occasion de chute. 1 Jn. 2, 10. En effet, de telles personnes marchent dans la lumière et elles ne se heurtent pas aux autres. Non, elles ont au contraire une communion intime et bonne les uns avec les autres.

Obéir de cœur à la règle de doctrine dans laquelle nous avons été instruits ! Ro. 6, 17. Dans ces conditions, on a la foi vivante dans son cœur. Et c’est cette obéissance de la foi qui était le grand message et le ministère de l’apôtre Paul. Chap. 1, 5. Sans cette obéissance, nous ne serons que des « prétendus croyants ». Les enfants d’Israël ne voulaient pas croire. Cette désobéissance a eu pour résultat qu’ils ont dû marché dans le désert pendant quarante ans. Dans la nouvelle alliance, nous devons aussi nous emparer d’un pays. C’est uniquement par l’obéissance de la foi que nous nous en emparons.

« C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » De. 30, 14. Tout près ! Dans les circonstances de tous les jours ! Dans ces conditions-là, il y a la vie et la vie en abondance !

La Parole a été faite chair

« Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. » Jn. 1, 14. On peut dire que la Parole a eu ainsi des bras et des jambes, des jambes sur lesquelles elle a pu marcher, un corps. Et les disciples ont pu voir sa gloire, sa bonté, sa douceur, sa bénignité, et même toutes les vertus de Christ. Et après le jour de la Pentecôte, ils ont pu commencer à le suivre. La parole de vie peut maintenant devenir chair en nous aussi. Maintenant, la gloire de Dieu peut aussi se manifester et être révélée dans notre vie.

La nourriture de Jésus consistait à faire la volonté du Père et à accomplir son œuvre. Jn. 4, 34. Que ce soit aussi notre « nourriture ». A ce moment-là, la parole devient chair en nous aussi. « La Parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem. » Ac. 6, 7. Lorsque la Parole se répand de plus en plus, il y a beaucoup de corps dans lesquels elle peut être manifestée, beaucoup de « jambes sur lesquelles elle peut marcher ». Il faut que cette Parole soit toujours près de nous. Car c’est par cette Parole que nous pouvons traverser les épreuves et les afflictions que nous rencontrons et manifester la gloire du Seigneur dans toutes ces circonstances. Si nous avons reçu la Parole en nous, nous avons un trésor qui dépasse tous les trésors les plus précieux du monde et avec lequel on ne peut pas les comparer. Et cette Parole doit être annoncée avec force, dans le Saint-Esprit et avec une pleine assurance. 1 Th. 1, 5. Nous devons d’ailleurs la recevoir de la même manière. « … non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. » Chap. 2, 13. La plupart reçoivent la parole comme si c’était une parole d’hommes. C’est pour cela qu’elle ne produit aucun effet dans leurs vies.

« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. » Jn. 8, 31. Demeurons donc dans la parole qui a été plantée en nous. Elle est puissante pour sauver nos âmes. Et si nous laissons à la parole de Dieu la possibilité de nous éclairer complètement par sa lumière, nous découvrons un vaste champ de travail en nous et nous ne nous occupons plus des fautes et des manquements des autres.

Une ferme assurance
des choses qu’on espère

C’est ainsi que la foi est décrite dans Hé. 11. Et dans le même chapitre, il est question d’hommes et de femmes qui ont fait des choses que personne ne peut faire autrement. C’est justement l’espé-rance qui leur donnait une aussi grande foi. Ils avaient tous une espérance vivante au sujet de quelque chose de meilleur et ils aspiraient après cela. Il est dit d’Enoch qu’il était agréable à Dieu. Noé a marché avec Dieu. Il n’était pas comme les autres hommes de son époque. Il avait une espérance dans son cœur. L’éclat et le luxe qu’il y avait à Ur ne pouvaient pas satisfaire Abraham, il aspirait après quelque chose, il avait une espérance qui faisait qu’il attendait la ville dont Dieu est l’architecte et le constructeur. Et c’est une espérance et une foi vivantes qui permirent à Sara de fonder une postérité. Elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. Quant à nous, nous avons reçu les promesses d’avoir part à la nature divine.

La foi n’est pas une question de sentiment. Nous avons la foi lorsque nous construisons tout simplement notre vie sur la parole de Dieu et sur ses promesses. Mais si nous acceptons une délivrance par les choses terrestres et visibles, la « vie de l’embryon » qui est nous mourra et les promesses n’auront pas leur « amen ».

C’est en espérance que nous sommes sauvés. Ro. 8, 24-25. Nous attendons alors avec persévérance ce que nous ne voyons pas. Nous mettons notre confiance dans les promesses de Dieu qui, dans la nouvelle alliance, nous assurent que nous pouvons être transformés à l’image de son Fils. V. 29. Si nous croyons cela, nous l’attendons avec persévérance, nous vivons dans la sanctification et nous goûtons petit à petit à la vie en abondance qui nous a été promise en Jésus-Christ. Pour cela, nous avons besoin de foi et de persévérance.

Il est dit dans 2 Th. 3, 2 que « tous n’ont pas la foi ». En effet, tous n’ont pas la condition de cœur et l’entendement qui sont néces-saires pour croire ce que nous croyons. Et nous devons conserver cette foi dans une bonne conscience. 1 Ti. 1, 19. Dans 2 Co. 1, 20, il est question du « oui » et de « l’Amen » des promesses de Dieu. Si nous vivons notre vie en Jésus-Christ, les promesses auront leur « Amen » en lui dans notre vie, et nous contribuerons à la gloire de Dieu. Cela réussira pleinement.

« Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. » Hé. 10, 36. Si nous faisons la volonté de Dieu selon la lumière que nous avons, nous découvrons petit à petit que toutes sortes de choses qui viennent de notre nature humaine sont attachées à ce que nous avons dit et fait. Cela nous donne l’occasion de nous purifier nous-mêmes en obéissant à la vérité, de connaître les souffrances de Christ à un degré plus profond et de parvenir ainsi à une plus grande mesure de la vie divine. C’est la route qui passe au travers de la chair et qui mène dans le sanctuaire. On ne peut pas entrer dans ce sanctuaire si on a un cœur impur et si on ne s’est pas purifié d’une mauvaise conscience. L’espérance qui nous pousse, c’est de devenir semblable à lui. « Et quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur. » 1 Jn. 3, 3.

Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. Jn. 3, 20-21. Si on a quelque chose dans les ténèbres, on ne souhaite pas que les actions qu’on fait soient examinées et châtiées par la lumière. Nous avons été abreuvés d’un seul Esprit. C’est l’Esprit de vérité. Il nous parle de notre propre péché. Celui qui vit dans la lumière a malgré tout besoin de purification dans le sang de Jésus. Mais si on cherche son propre intérêt, on n’est pas dans la lumière et on s’exclut du corps de Christ. Beaucoup sont restés en dehors de ce corps et en dehors de la grâce parce qu’ils ont eu une haute opinion d’eux-mêmes. Si on est incapable de soutenir son frère et sa sœur et d’avoir de l’estime pour leur service, on a une haute opinion de soi-même et on se retrouve en dehors de la précieuse communion du corps de Christ.

Que toute chair fasse silence
devant l’Éternel !

Za. 2, 17. Dans l’ancienne alliance, on pouvait aller très loin dans sa consécration à Dieu. Mais ce n’est qu’avec l’œuvre que Jésus-Christ a faite que toute chair peut être réduite au silence dans le sens le plus profond et le plus vrai.

Pense à ce que cela représente d’amener ne serait-ce que notre langue à faire silence, de sorte que tout ce qui est insensé et vain disparaisse et que nous utilisions notre langue pour l’édification ! Il faut que nous parvenions à une foi vivante que nous sommes en vérité crucifiés avec Christ.

« C’est seulement en espérant en Dieu que mon âme est tranquille. » Ps. 62, 2 (traduction norvégienne). « J’ai amené mon âme à être tranquille. Israël mets ton espoir en l’Éternel, dès maintenant et à jamais ! » Ps. 131, 2-3 (traduction norvégienne). Il faut beaucoup d’humilité pour s’attendre vraiment à l’Éternel, pour s’attendre à l’Éternel et chercher sa consolation dans le Seigneur dans les circonstances de la vie, au lieu d’attendre une délivrance et une consolation de la part de son entourage. C’est seulement en espérant en Dieu !

« Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu… Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis ! » 1 Pi. 5, 6-7. Si nous sommes agités dans les circon-stances de la vie, cela ne vient que notre propre péché. Il faut que nous nous courbions sous le châtiment qui vient sur nous dans la vie, et que nous reconnaissions la vérité qui nous dévoile le mal qui est en nous. Dieu nous châtie pour notre bien. Il nous châtie pour nous donner la vie. Ce qu’il veut, c’est nous élever au temps prévu. Mais il faut d’abord que nous apprenions à l’élever. Et c’est ce que nous faisons si nous nous humilions.

Nous ne devons pas être surpris, comme d’une chose étrange qui nous arrive, de la fournaise qui est au milieu de nous pour nous éprouver. 1 Pi. 4, 12. Si nous sommes humbles et si nous reconnaissons constamment ce qui habite en nous, nous ne sommes pas du tout surpris d’être exposés à diverses épreuves. L’or tremble dans le creuset aussi longtemps qu’il y a des impuretés dans la masse liquide. Une fois que ces impuretés ont été enlevées, l’or reste tout à fait immobile et tranquille.

« Arrive-t-il un malheur dans une ville, sans que l’Éternel en soit l’auteur ? » Am. 3, 6. Rien de ce que le Seigneur fait n’est mauvais. Cela donne un repos parfait de croire que Dieu dirige toutes choses parfaitement. Et il a dit : « Je ne te délaisserai point, et je ne t’aban-donnerai point. » Hé. 13, 5. Et dans ce repos, nous n’avons aucune exigence envers notre prochain. Avant le repos, il y a le combat, mais même dans le combat, nous pouvons nous reposer en Dieu.

Le frère Kåre J. Smith, qui a parlé de ces choses à la dernière réunion du week-end du Nouvel An et à qui nous devons par ailleurs l’essentiel de ce qu’on trouvera dans le présent compte rendu, a chaudement recommandé de lire la brochure du frère Aslaksen intitulée Le repos en Dieu. Il a dit qu’elle était « d’une actualité brûlante ». – La Parole de Dieu est tellement riche qu’elle s’applique à toutes les circonstances de la vie, et par la foi en elle, nous entrons dans le repos. Au lieu de chercher à échapper aux épreuves, ou de souhaiter y échapper, nous devons demander la sagesse dans toutes les circonstances que nous rencontrons.

« C’est ici la journée que l’Éternel a faite… Ô Éternel, accorde le salut ! » Ps. 118, 24-25. Cette parole a servi de fil conducteur tout au long de la réunion de fête du 31 décembre. Et c’est avec ce soupir, cette prière, que nous devrions commencer la nouvelle année : Ô Seigneur, accorde le salut ! Plaçons tous les jours que nous rencontrerons entre les mains du Seigneur. Dans la main du Seigneur, tout est comme il faut. Il n’y aucune raison de se faire du souci. Chaque jour, il y a des œuvres qui ont été préparées pour nous, pour que nous les accomplissions. C’est seulement par l’humilité que nous trouvons ces œuvres.

« Aujourd’hui si vous entendez sa voix. » Hé. 3, 7. Aujourd’hui ! C’est aujourd’hui que nous devons regarder aux choses invisibles, aux choses éternelles. Toutes les afflictions deviennent alors courtes et légères, et elles produisent au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. 2 Co. 4, 17-18.