Une conférence historique
« C’est un jour historique pour l’assemblée. Le centre de conférences tel que nous le voyons aujourd’hui est le résultat d’un énorme travail accompli par des cœurs brûlants dans le monde entier, des cœurs qui ont battu au même rythme, dans l’esprit de sacrifice qu’avait Jésus-Christ, et qui ont eu la juste vision pour cette magnifique œuvre d’amour. » Voilà ce qu’a écrit le frère Kåre J. Smith dans une brochure qui a été distribuée le premier jour de la conférence de Brunstad, cet été, dans laquelle il a exprimé aussi son immense reconnaissance envers tous, les enfants, les jeunes ou les plus âgés, tous ceux qui ont participé à cet ouvrage considérable et étendu (Né. 4, 13). Les différents aspects du programme qui s’est déroulé à Brunstad cet été donneront lieu à un compte rendu détaillé accompagné de nombreuses photos dans notre journal d’information destiné aux familles Mandelblomsten.
Un nombre record de participants a été atteint. Plus de 11.600 amis issus de plus de 40 pays différents étaient réunis. Les pages qui suivent donneront un aperçu du contenu des réunions :
Châtiment et chant de louange
A la réunion d’inauguration de la conférence, le frère Kåre Smith a lu Es. 26, 12 : « Eternel, tu mets en nous la paix, car tout ce que nous faisons c’est toi qui l’accomplis pour nous. » Ce que nous avons eu la grâce d’accomplir est un résultat de la foi vivante qui caractérise l’assemblée, la foi que la parole de Dieu doit être pratiquée et vécue dans tous les détails de la vie. L’assemblée est une œuvre de foi. Nous avons maintenant le « Nouveau Brunstad » et c’est aussi une œuvre de foi. Et nous expérimentons ce que nous lisons aux versets 15-16 : « Tu as augmenté la nation, ô Eternel ! Tu as augmenté la nation, tu as été glorifié ; tu as reculé toutes les limites du pays. Eternel, ils t’ont cherché, quand ils étaient dans la détresse ; ils ont épanché leur prière ; ta punition était sur eux. » (traduction norvégienne : « ils t’ont envoyé des prières silencieuses lorsque ton jugement était sur eux. »
Oui, tout vrai disciple de Jésus-Christ rencontre le châtiment de Dieu, des situations dans lesquelles il doit s’humilier dans les circonstances de la vie. Le Père nous châtie, pour que nous puissions vivre. Et si nous sommes obéissants et attentifs, le fruit qui en résulte, ce sont des lèvres qui louent son nom. Lorsque Dieu nous parle de cette manière, nous avons part à la sagesse.
Au cours de ce travail considérable et étendu que représente Brunstad, les uns et les autres ont également eu l’occasion de rencontrer le châtiment de Dieu. Mais si nous demeurons fermes dans la foi au milieu de la tempête et de l’orage, nous faisons l’expérience que rien ne peut faire autant de bien à notre esprit que justement ce châtiment de Dieu, cette éducation divine. Il y aura de la vie partout où arrivera le torrent. (Ez. 47) Il en est de même avec le courant d’esprit qui vient du ciel. La sagesse vient à nous. Et il est écrit au sujet de la sagesse dans Ja. 3, 17 qu’elle est premièrement pure. Elle est aussi modérée, on pourrait dire : raisonnable dans ce qu’elle attend des autres. Combien il est nécessaire pour des parents par exemple d’avoir cette « modération » envers leurs enfants, c’est-à-dire de ne pas exiger d’eux des choses qu’ils ne sont pas en mesure de faire. Il faut les éduquer, mais lorsque nous sommes « raisonnables » dans ce que nous attendons d’eux, ils ressentent notre bonté et nous gagnons leurs cœurs.
Comme c’est magnifique de recevoir cet Esprit dans sa vie, un esprit qui fait « couler de notre sein des flots d’eau vive » sur les hommes. Jn. 7, 37 et suivants. C’est tout autre chose que ces courants d’esprits qui, de nos jours, veulent être modernes et tournés vers l’avenir, mais qui engendrent une situation identique à ce qui se passait à Sodome et Gomorrhe. Ce sont des puissances qui détruisent la terre et l’ordre établi par Dieu. Et tout spécialement en ce qui concerne l’impudicité et l’adultère. Combien c’est béni, au contraire, lorsque mari et femme s’aiment de tout leur cœur, lorsqu’ils font l’expérience de la victoire dans leur vie. Et qu’ils deviennent même plus que vainqueurs, de manière à ne pas seulement conserver l’amour, mais à l’augmenter et à le faire croître dans les épreuves de la vie. C’est lorsque nous nous abaissons que nous sommes gardés dans l’amour et que l’amour grandit.
Des lettres vivantes
Lors de la réunion d’inauguration, une comédie musicale a été présentée. Elle portait le titre : « Je suis un matelot », et était une sorte de « voyage en bateau » musical au travers de la vie de Johan O. Smith. Cette comédie musicale était basée sur un cantique écrit par Johan O. Smith (LVS n° 296) et relatait une partie du combat qu’a mené le frère Smith pour que l’assemblée prenne forme, et pour arriver à la vie à laquelle il est parvenu. Voici quelques citations, extraites des lettres de Johan O. Smith :
« Nombreux sont ceux qui sont ennemis de la croix de Christ. Ils ne sont pas ennemis du « pardon des péchés », ni du « baptême de l’Esprit », ni des « dons spirituels », ni du fait que « Christ ait porté sa croix » ; mais ils sont ennemis du fait de « se charger soi-même de sa croix » et de le suivre. » (Horten, le 19 septembre 1934)
« Malgré la résistance, l’ensemble progresse et continuera à progresser. Puisse la piété intérieure de chaque membre croître dans la même mesure ! » (Horten, le 1er avril 1931)
« Que devons-nous donc faire ? Nous devons inculquer par notre vie et par notre enseignement l’obéissance de la foi à la génération suivante et à ceux qui veulent nous écouter. Notre foi est la victoire qui triomphe du monde. Nous devons laisser derrière nous une impression indélébile dans cette génération perverse. Nous devons léguer à la génération à venir des lettres vivantes. Je ne parle pas de lettres écrites avec la plume et l’encre, mais d’hommes et de femmes dans le cœur desquels le Saint-Esprit a pu écrire et accomplir sa volonté. Si Dieu peut accomplir cela par nous et en nous, notre vie n’aura pas été vaine. » (Août 1914)
Très émouvant fut le moment où son fils Helge A. Smith, plein de respect et de considération, a rappelé le souvenir de son père, qu’il a décrit comme étant un grand homme de Dieu. Il a relaté les circonstances dans lesquelles il est mort et rappelé les dernières paroles entendues de sa bouche : « Gloire, honneur et louange ! » Son épouse a alors posé sa Bible sur son poitrine en disant : « Ce que tu avais de plus cher dans la vie (la Parole de Dieu) te suivra aussi dans la mort. » A son tour, le frère Kåre Smith a exprimé sa profonde considération pour son père (Helge A. Smith) et l’a décrit comme étant un homme juste et bon.
Avoir du péché – Commettre le péché
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » 1 Jn. 1, 8. « Mes petits enfants, je vous écris ceci, afin que vous ne péchiez pas. » Chap. 2, 1.
Par ces versets, nous voyons qu’il y a une différence entre le fait d’« avoir du péché » et le fait de « pécher ». Avoir du péché, c’est la même chose que ce que Paul dit dans Ro. 7, 18 : « Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. » De nombreuses personnes n’ont aucune lumière ou aucune compréhension à cet égard et elles pensent avoir déjà péché par le simple fait qu’elles ressentent une tentation. Mais il est possible de garder un cœur pur en plein milieu de la tentation. « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » Mt. 5, 8.
Jésus a renoncé, à cause de nous, à être l’égal de Dieu. Dieu a envoyé son Fils à cause du péché et a condamné le péché dans la chair. Il a rendu possible le fait d’avoir une vie victorieuse : c’est-à-dire d’« avoir du péché » sans « commettre le péché ». « Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hé. 2, 18. Jésus a écrasé celui qui détenait le pouvoir de la mort en ne cédant jamais à la tentation.
C’est une gloire indescriptible de pouvoir vaincre au moment de la tentation, lorsque nous sommes tentés donc, mais de haïr le péché de manière à ne jamais faire ce à quoi nous sommes tentés. C’est là le chemin qui mène au vrai repos. Et l’esprit de l’Antéchrist a toujours cherché à escamoter ce salut de sorte que les hommes ne le voient pas. C’est pour cette raison que nous sommes exhortés à éprouver les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. L’esprit qui est de Dieu est l’esprit qui répand une odeur de victoire. Des millions de chrétiens ont été égarés par le fait que l’esprit de l’Antéchrist a escamoté que « Jésus-Christ est venu en chair » (2 Jn. 7), et ils ne croient donc pas que c’est dans notre chair mortelle que la vie de Jésus doit et peut être révélée.
Jésus a frayé ce chemin pour nous. Et nous pouvons maintenant recevoir l’Esprit qui l’a conduit sur ce chemin, jusqu’à ce qu’il dise à Golgotha : « Tout est accompli ! » Dans 1 Pi. 4, 1 on lit cette magnifique parole : « en finir avec le péché ». Entrer dans le repos par la communion de ses souffrances, voilà le chemin que nous devons suivre. Nous avons alors part à une « justice provenant de Dieu et fondée sur la foi ». Ph. 3, 9. Paul était parfait selon la loi de l’ancienne alliance. Il tirait gloire de tout ce qu’il faisait. Mais il y a une grande différence entre « ma justice » et « la justice de Dieu ». Il y a une différence entre le fait de souffrir dans sa propre force et souffrir « dans la puissance de sa résurrection ». V. 10. C’est en souffrant dans la puissance de sa résurrection que nous parvenons au repos, de manière à ne plus être tentés là où nous nous sentions tentés auparavant.
Jésus est descendu « dans les régions inférieures de la terre ». Ep. 4, 8-9. C’est sur ce chemin de l’abaissement qu’il a rencontré tout ce qui devait être livré à la mort. C’est sur le chemin de l’abaissement que nous aussi, nous trouvons ce qui doit être livré à la mort. Nous avons des tentations, et il est nécessaire qu’il y ait des tentations pour que nous puissions voir notre propre vie et la livrer à la mort. C’est pour cela que nous sommes exhortés dans Ja. 1, 2 à regarder comme un sujet de joie complète les diverses tentations.
La Bible nous offre l’exemple lumineux de Joseph. A l’heure de la tentation, il avait cet entendement : « Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » C’est pour cela que Dieu l’a gardé à tous les stades de sa vie. Et il en est de même pour tous ceux qui, comme Joseph, sont « la prunelle des yeux de Dieu ». Joseph nous donne également cette leçon : « Soyez sans crainte ; car suis-je à la place de Dieu ? » Ge. 50, 19. C’est au Seigneur seul qu’il appartient de gérer tout ce qui a trait à la vengeance. Notre tâche est de rendre le mal par le bien. V. 20. « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Ro. 8, 28. « Nous savons », dit Paul. Ce « nous savons » fait partie de cette connaissance en Christ que Paul voulait posséder plus que toute autre chose. Et combien cela fortifie notre foi de lire au verset 29 que nous sommes « prédestinés à être semblables à l’image de son Fils ». Dieu nous donne de nombreuses bénédictions, aussi dans les choses terrestres. Mais la plus grande bénédiction, c’est d’être rendu semblable à l’image de son Fils ! Oui, le message de l’assemblée peut se résumer par le mot « transformation » ! « … si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. » V. 17. Si nous sommes prêts à souffrir au moment de la tentation, il est tout à fait possible de sortir de difficultés de toutes sortes. C’est lorsque nous contemplons la gloire de l’Eternel que « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur. » 2 Co. 3, 18.
« Si donc il y a quelque consolation en Christ… » Ph. 2, 1. La consolation en Christ consiste en ce que le péché peut prendre fin. Quelle énorme consolation nous recevons par l’Evangile ! Le péché peut être vaincu pour l’éternité. Pense à toute la souffrance qui résulte du fait qu’un homme sème dans la chair. Notre fidélité ou notre infidélité n’est pas seulement notre propre affaire. Elle concerne également nos enfants et nos petits-enfants, oui, les générations à venir. Pense par exemple aux terribles conséquences qu’entraînent l’impudicité et l’impureté. Dieu est le même aujourd’hui qu’hier. Il punit les mauvaises actions jusqu’à la troisième et quatrième génération, mais il étend sa bénédiction sur mille générations. Ayons cela devant les yeux lorsque nous sommes confrontés à des choix dans notre vie : nous ne sommes pas les seuls concernés, cela concerne aussi nos enfants et les générations futures.
« … pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. » Col. 2, 2-3. La connaissance qui est en Christ est pleine de sagesse, et elle fait que les cœurs sont unis les uns aux autres. Si la connaissance que nous avons contribue à diviser, c’est que ce n’est pas la connaissance qui est en Christ.
S’humilier sous la puissante main de Dieu
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, … ce n’est point par les œuvres. » Ep. 2, 8-10. Nous lisons ensuite que c’est un don de Dieu. Mais une fois que nous sommes sauvés, Dieu veut faire une œuvre avec nous, nous former pour que nous pratiquions de bonnes œuvres. Les œuvres sont préparées d’avance pour nous, pour que nous les pratiquions. V. 10. Mais nous ne pouvons pas accomplir l’œuvre à laquelle Dieu nous a appelés s’il ne peut pas nous former. C’est pour cela que nous devons croire dans les circonstances de la vie, et être humbles.
Il est question dans 1 Pi. 5, 5 d’être soumis. Les jeunes aux anciens. Et si les jeunes ne le comprennent pas, les anciens doivent montrer l’exemple, de manière à ce que les jeunes puissent voir leur propre orgueil. Dans la vie professionnelle, nous avons aussi à nous soumettre. La plupart du temps, on a un supérieur et il faut l’accepter tel qu’il/elle est, il faut apprendre à se conformer à ce qu’il/elle demande, apprendre l’obéissance et ne pas se mettre à médire de la personne à laquelle on doit se soumettre.
Au verset 6, il est dit : « Humiliez-vous donc sous la puissance main de Dieu. » La main de Dieu veut nous former pour que nous soyons un vase d’honneur. Nous sommes en apprentissage. L’Eternel « tire des milliers de ficelles » justement pour notre formation. Il veut faire quelque chose avec chaque vie en particulier. Et celui que l’Eternel aime, il le châtie aussi.
Dans tout ce que nous rencontrons dans la vie, tout ce que nous ne comprenons pas, par exemple, c’est la puissante main de Dieu que nous rencontrons. Nous rencontrons tout ce qui doit concourir à notre bien, de manière à ce que nous atteignions la chose la plus grande qui soit : être rendu semblable à l’image de son Fils. Ro. 8, 28-29. Si nous ne nous humilions pas dans les nombreuses situations de la vie, le vase se brise et les choses tournent mal. Mais combien il vaut la peine de s’humilier dans les circonstances que Dieu a préparées pour chacun de nous en particulier.
« … car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. » V. 26. Non, nous ne savons pas de quoi nous avons besoin pour notre formation. C’est pour cela que nous devons vivre dans la foi, croire que Dieu a un plan avec notre vie, à travers tout ce qui nous arrive. Le chemin sur lequel Jésus a marché était constamment celui de l’humilité. Et il a expérimenté que la volonté du Père était le chemin qui mène au bonheur. L’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix. Et lorsque nous expérimentons la vie et la paix, tous les « pourquoi » n’ont plus lieu d’être dans notre vie. Il ne reste plus alors qu’une profonde reconnaissance envers Dieu, pour la façon parfaite dont il dirige les choses.
Lorsque nous comprenons que Dieu a des projets parfaits pour nous, des projets de vie et de paix, nous comprenons que nous sommes sans cesse entourés de son amour. « … pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui … pour célébrer la gloire de sa grâce. » Ep. 1, 4-6. Et lorsqu’il viendra, l’Eternel sera glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru. 2 Th. 1, 10. A ce moment-là, l’œuvre sera accomplie.
Le centenier dont il est question dans Lu. 7, 1-10 et qui avait une si grande foi, était habitué aux ordres du genre : Va ! Viens ! Fais cela ! En ce qui concerne la vie spirituelle, il s’agit justement de tendre l’oreille à cette voix intérieure qui dit : Va ! Viens ! Fais cela ! C’est la voix de l’Esprit dans notre for intérieur qui a tellement d’importance. L’Esprit prend de ce qui est en Christ et occupe nos pensées avec cela, écrit le frère Johan O. Smith. (Horten, le 10 décembre 1909)
Mt. 5, 44 donne cette exhortation : Aime, bénis, fais le bien, prie ! Il s’agit ici d’avoir un cœur pur, afin de voir Dieu et de voir les œuvres qu’il a préparées d’avance pour nous. Si nous ne gardons pas notre cœur pur, nous sommes paralysés lorsqu’il faut agir, et nous abandonnons la formation que nous devons nous suivre ! Jésus, qui a donné ces exhortations, n’était pas une personne qui s’asseyait sur la tribune et donnait des ordres, non, il marchait dans ces œuvres.
La parole prophétique est comme une lampe qui brille dans un lieu obscur. 2 Pi. 1, 19. Nous devons nous souvenir que ce lieu obscur n’est pas en dehors de nous, mais qu’il se trouve en nous-mêmes. La lumière éclaire par exemple notre cœur étroit, ce qui est dur dans notre nature. Et à la lumière de cela, nous comprenons mieux pourquoi Dieu devait justement envoyer la circonstance qu’on vient de traverser.
Pense par exemple aux nombreuses occasions où nous pouvons donner notre vie pour ceux que nous aimons. N’est-ce pas dans cet état d’esprit que nous devons être dans tout ce que nous faisons pour Brunstad ? N’avons-nous pas là des occasions insoupçonnées pour croître, en donnant notre vie et tout ce que nous avons pour ceux que nous aimons ? « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. » Jn. 17, 4. Nous aussi, nous devons entrer dans l’œuvre que Dieu nous a donnée à faire. Si nous sommes trop élevés en nous-mêmes, nous ne trouvons pas les œuvres préparées d’avance.
Heureux dans son activité
« Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Ja. 1, 25.
C’est en ayant de l’amour pour ce que nous faisons que nous devenons heureux dans notre activité. Celui ou celle qui aime les commandements de Dieu en vérité, qui plonge les regards dans ces lois, plonge ainsi les regards dans la loi parfaite de la liberté et devient heureux dans son activité. Dans ces conditions, on n’est pas sous la loi. Non, loin de là, on a de l’amour pour ce qu’on fait. On devient par exemple une mère de famille heureuse. On est très loin de ce qui est légaliste, de vouloir simplement faire son devoir et de vivre selon des principes. Les personnes « à principes » ne sont pas heureuses. Elles ressemblent plutôt à ceux qui regardent dans un miroir leur visage naturel et qui oublient aussitôt comment ils étaient. De telles personnes se trompent elles-mêmes. V. 22-24. Non, nous devons laisser l’Esprit nous parler. L’Esprit rend tout si vivant et si magnifique.
C’était là un petit aperçu d’une conférence d’été à Brunstad dont nous garderons beaucoup de souvenirs. Prenons à cœur ce que le frère Kåre J. Smith a écrit dans cette brochure qui a été publiée à l’occasion de la journée d’ouverture :
« Continuons ce travail sur le chemin sur lequel ont marché nos pères, dans le même esprit, avec reconnaissance, humilité et une crainte respectueuse envers Dieu, de manière à ce que nos vies puissent porter du fruit, elles aussi : des fruits qui durent ! ‘Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.’ C’est la fidélité dans la vie cachée avec Christ en Dieu qui pose le fondement de toute croissance spirituelle. »
Pour terminer, il peut être intéressant de citer les pays d’où venaient les amis qui ont participé à la conférence :
Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Argentine, Aruba, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Croatie, Danemark, Egypte, Emirats Arabes Unis, Estonie, Etats-Unis, Finlande, France, Hongrie, Inde, Italie, Kenya, Nouvelle-Zélande, Norvège, Paraguay, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Russie, Sibérie, Singapour, Sri-Lanka, Suisse, Suède, Tchéquie, Turquie, Ukraine, Zimbabwe.
Que Dieu bénisse tous ces chers amis dans les temps qui viennent, pour que chacun puisse devenir une lettre vivante au sujet de l’obéissance de la foi.