La conférence de Pâques

avril 2004

La conférence de Pâques

« Je retire de plus en plus de profit de la parole de Dieu. Je retire de plus en plus de profit à chaque conférence. » C’est le témoignage qu’un des frères a donné à la conférence de Pâques. Quand on peut dire cela, c’est qu’on est en plein développement. Et nous devrions tous nous faire la même expérience. Dans ces conditions, nous comprenons de mieux en mieux l’importance qu’ont nos conférences pour nous personnellement et pour l’assemblée dans son ensemble. Nous avons eu une nouvelle fois une conférence avec des paroles, qui ont servi à l’édification et communiqué une grâce à ceux qui l’ont entendue, selon Ep. 4, 29. En voici quelques extraits :

La loi principale dans le royaume de Dieu

« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Ja. 4, 6. C’est une loi fondamentale dans le royaume de Dieu. C’est l’orgueil qui explique pourquoi on a des échecs. Quand on est humble, on a part à la victoire et au progrès sur tous les fronts.

Le verset 5 pose la question : « Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain ? » Nombreux sont ceux qui mènent une « vie chrétienne » si négli-gente qu’on a des raisons de penser qu’ils croient que l’Ecriture parle en vain, que la parole de Dieu n’a pas à être prise au sérieux. Dans ce cas-là, on est orgueilleux. Et Dieu résiste aux orgueilleux.

Le commencement sur le chemin de l’humilité est que nous reconnaissions au plus profond de notre cœur combien nous sommes loin de la vie de Dieu. Dieu se souvient que nous ne sommes que poussière. Mais est-ce que nous nous en souvenons nous-mêmes ? Celui qui est humble se juge lui-même, et uniquement lui-même. L’orgueilleux juge les autres. Celui qui est humble a plus qu’assez à faire pour juger la « lie » qui est dans sa propre chair. Et la purification par laquelle une telle personne passe dans sa vie la conduit à la lumière, et à encore plus de lumière. Et ceux qui marchent dans la lumière ont communion les uns avec les autres.

Attachons-nous fermement à recon-naître profondément ce que nous sommes, comme nous le montre Ro. 3 ainsi que Ro. 7. Et qu’en est-il de notre langue ? Est-ce que Ja. 3 n’a plus rien à nous apprendre à ce sujet ? Lis aussi à quel point Paul était radical dans sa propre vie. La vie passe si vite, nous serons bientôt arrivés à la fin de notre course. Oh, puissions-nous ne pas avoir à reconnaître que nous n’avons pas utilisé les occasions de salut qui nous ont été données.

Dans Ap. 2, 15, il est question de la « doctrine des Nicolaïtes ». Qu’aucun d’entre nous ne s’attache secrètement à cette doctrine corrompue. On peut dire qu’elle consiste globalement à penser que « ce n’est pas si grave, ça ira certainement bien malgré tout ». L’entendement de telles personnes est mondain. Elles s’ouvrent à l’esprit du monde, là où la mode, les habits et la vanité règnent. Elles deviennent tout simplement mondaines.

Dans 2 Ch. 20, il est question de Josaphat, qui faisait ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, mais les hauts lieux ne disparurent pas. Il s’associa avec le roi impie Achazia, et le prophète Eliézer lui a annoncé la punition de l’Eternel pour cette action. L’association contractée avec le roi Achazia concernait des richesses terrestres. Ceci devrait être une mise en garde pour nous, une exhortation à considérer toutes les choses de la terre comme de la boue. 2 Co. 6, v. 14 et suivants nous exhorte à ne pas nous associer avec les infidèles. Dans les affaires terrestres, on ne peut même pas s’associer avec n’importe quel frère sans s’attirer des problèmes. Celui qui n’est pas assez humble pour agir selon ce que dit l’Ecriture doit souvent être châtié par Dieu, qui chérit notre esprit avec jalousie.

C’est pour cela que le v. 1 du chap. 7 nous exhorte à nous purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Nous sommes exhortés à nous purifier de toute contamination par la « religiosité » qui, en s’appuyant sur « l’œuvre de Golgotha », n’accorde aucune importance au fait que nous devons nous purifier nous-mêmes. Il est par exemple très important de demander pardon pour le mal qu’on a dit sur les autres, sinon on abîme sa conscience. Si tu as dit des choses mauvaises au sujet de quelqu’un, purifie-toi, demande pardon à Dieu aux hommes ! Cela ouvre la porte à la lumière et à une marche dans la lumière.

« Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. » Lu. 12, 34. Si notre trésor est en Christ, nous triomphons du péché. Et si notre trésor est par exemple dans l’argent, il nous est impossible de vaincre. Lorsque notre trésor est en Christ, nos pensées vont aussi dans cette direction, et nous pensons à nos frères et sœurs et nous nous réjouissons quand les choses vont bien pour eux. Nos lampes sont alors allumées. V. 35.

On peut faire de beaux discours sur l’unité, sans pour autant être un ne serait-ce qu’avec une seule personne. On peut faire de beaux discours sur le fait de prendre soin de la veuve et de l’orphelin, sans jamais avoir aidé une seule personne au jour de la détresse. Tout ceci est un signe d’orgueil, et n’a rien à voir avec l’humilité.

« Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! » V. 37. Puissions-nous être prêts, avec des lampes allumées !

Dans Jn. 12, 48, il est question de ceux qui rejettent Christ et ne reçoivent pas ses paroles. Quelle folie cela représente, car « son commandement est la vie éternelle ». V. 50. C’est lourd de conséquences, quand on rejette les com-mandements du Seigneur et qu’on les repousse, comme si c’étaient des « lois » et comme si le fait de les observer était du « légalisme ». Si nous lui donnons notre cœur entièrement et sans partage, il y inscrit ses lois, et son commandement est la vie éternelle !

Paul pouvait témoigner qu’il était « plus que vainqueurs » alors qu’il passait par les plus grandes tribulations qu’un homme peut s’imaginer. Ro. 8, 37. Il contemplait la loi parfaite de la liberté. Il contemplait la gloire du Seigneur, le visage découvert. Lorsqu’une personne qui a la « face voilée » entend parler de donner de l’argent par exemple, cela lui fait l’impression qu’on veut la dépouiller. Mais celui qui se convertit de son avarice expérimente que le voile tombe de ses yeux, et il peut ainsi contempler la loi parfaite de la liberté et être heureux dans son activité.

Ro. 12, 1 nous exhorte à être un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Nous sommes alors séparés du monde dans nos pensées, nos paroles et nos actions. Et nous ne nous conformons pas au siècle présent. V. 2. Lorsqu’on se conforme au siècle présent, on ne se préoccupe pas de ce que dit la parole de Dieu et on devient tout simplement mondain. Il est question dans les Ecritures de Démas qui aimait le siècle présent. Il n’est pas écrit qu’il s’est mis à vivre une vie mauvaise, mais il n’était plus dans le même esprit que Paul. Là aussi, tout commence dans les pensées. On devient de plus en plus superficiel. Ep. 4, 17-18 parle de la vanité de nos pensées (trad. norv. : le vide de l’entendement). On peut en arriver au point d’être étranger à la vie de Dieu, étranger aux lois de l’esprit de vie, étranger aux injonctions de l’Esprit Saint. Si on n’est pas exact à l’égard des lois de l’esprit de vie, on devient peu à peu « sans loi ».

Le mot « mondanité » doit être un mot effrayant pour nous. « Les paroles de Christ sont très claires, mon ami, réponds-moi, sois sincère… » C’est ce que nous chantons dans le n° 134 de notre recueil de cantiques. Lorsqu’on n’est pas entier de cœur, et qu’on laisse entrer de la mondanité, les paroles qu’on dit sont alors vagues et elles manquent de clarté.

« Parce qu’une sentence contre les mauvaises actions ne s’exécute pas promptement, le cœur des fils de l’homme se remplit en eux du désir de faire le mal. » Ec. 8, 11. Celui qui est humble n’a jamais l’audace de faire quelque chose de mal.

Dieu est souvent obligé de travailler longuement et de manière approfondie avec une personne avant qu’elle devienne un « rien » en elle-même, tellement l’homme est pétri d’orgueil de la tête aux pieds. Recevons instruction de Daniel : « Dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues. » Da. 10, 12.

Demeurer dans l’amour

On peut se demander comment nous pouvons savoir que nous sommes en Dieu. Nous en avons un signe sûr dans 1 Jn. 4, 16 : « Celui qui demeure « dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » Nous sommes alors dans le repos et dans la joie lorsque nous rencontrons notre prochain, quel qu’il soit. « A l’amitié fraternelle l’amour » lisons-nous dans 2 Pi. 1, 7. Lorsque nous aimons réellement, nous n’attachons aucune importance à la manière dont les autres se comportent envers nous. Mais cet amour peut devenir plus chaleureux et plus sincère. « … à abonder toujours plus dans cet amour. » 1 Th. 4, 10. Ceux qui possèdent déjà cet amour ont quand même besoin de cette exhortation : Recherche l’amour ! Si nous souhaitons que notre amour soit encore plus chaleureux, il faut que nous com-prenions comment élargir notre cœur dans les circonstances de la vie. « … que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence. » Ph. 1, 9.

Jésus nous exhorte dans Mt. 5, 44 à aimer nos ennemis. Dans de telles circonstances, nous ressentons combien nous sommes pauvres en amour. Mais cette prière doit retentir en nous : Ô Dieu, comment puis-je venir en aide à cette personne ? Il faut bien sûr que nous demeurions dans l’amour si nous voulons nous développer dans l’amour.

Nous sommes appelés à connaître l’amour de Christ. Ep. 3, 19. Quelles profondeurs il y a dans cet amour ! Il est tellement grand qu’il a englouti toute la chute originelle, et que tout péché peut être pardonné. Et Dieu peut faire en nous infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, « selon la puissance qui agit en nous ». V. 20. Et cette puissance, c’est l’amour. Si nous quittons cet amour, nous prions en vain. Ceux qui abandonnent l’amour ne sont pas en mesure de recevoir de l’aide. Des assemblées entières peuvent se trouver dans ce cas-là. C’est comme lorsqu’une tumeur cancéreuse est arrivée à un stade trop avancé. Lorsque nous ne sommes pas fondés et enracinés dans l’amour, des racines d’amertume peuvent se développer. Et cela peut aller tellement loin que pour finir, il n’y a plus de place pour le repentir. Hé. 12, 17.

Jésus est venu avec la grâce et la vérité. En lui, nous nous sentons aimés. Et ceux qui ont affaire à nous doivent aussi ressentir qu’ils sont aimés. Paul pouvait même témoigner que son amour envers les amis ne faisait que croître, même si cela avait pour résultat que l’amour des amis pour lui diminuait.

« Ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. » Hé. 12, 5. C’est la bonté de Dieu à notre égard. Nous avons besoin d’être éduqués, et l’Eternel nous châtie pour notre bien éternel. Cela nous fait entrer de plus en plus profondément en Dieu et nous obtenons plus de sagesse et une meilleure compréhension des choses dans les circonstances de la vie. Et il faut que la mort de Christ agisse en nous si nous voulons qu’il y ait plus de place pour l’amour. Nous sommes alors en mesure de nous dire la vérité les uns aux autres et d’exhorter. La chaleur de l’amour crée suffisamment de confiance dans les cœurs pour que nos exhor-tations soient prises à cœur.

C’est humain d’éprouver de l’amour pour ceux qui sont bons envers nous. Mais l’amour divin fait briller le soleil sur les bons et les méchants. Et si nous voulons révéler l’amour de Dieu aux hommes, rien ne doit pouvoir nous faire quitter l’amour.

Dans sa lettre à Philémon, Paul révèle ce qui habite dans son cœur d’une façon particulière. Il avait lui-même fait l’expérience que la communion devenait plus cordiale et plus chaleureuse « en reconnaissant tout le bien qui est en vous », comme le dit la traduction norvégienne au v. 6. Il n’est pas question là d’un « travail de détective » où il s’agirait de « repérer » tout ce qui est négatif chez notre prochain. Au contraire, il est question d’avoir un vif intérêt pour tout ce qui est bon et honorable chez les autres. Et Paul demande avec tendresse pour Onésime : « Je te le renvoie, lui, mes propres entrailles. » V. 12.

Ph. 1, 9-10 nous montre que c’est l’amour qui nous donne du discernement dans les différentes circonstances.

Le secret de la riche grâce de David

« Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours. » Ps. 23, 6. David était un homme selon le cœur de Dieu, et nous voyons dans ce passage quelle expérience il faisait. Tous ceux qui sont humbles peuvent dire la même chose. Nous voyons également dans Ps. 103, 12-14 les expériences que l’homme humble fait avec Dieu. « Autant l’orient est éloigné de l’occi-dent, autant il éloigne de nous nos transgressions. »

Beaucoup d’amis se souviennent encore d’une leçon de choses faite par le frère Aslaksen il y a de nombreuses années et pour laquelle il a utilisé trois objets : un énorme marteau, une enclume et un chiffon tout troué. Il a déposé de manière symbolique tout notre orgueil humain, la vanité et toutes les pensées hautaines sur l’enclume et il s’est mis à frapper avec le marteau, tout en rappelant les paroles de Jé. 23, 29 : « Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Eternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » Après s’être laissé travailler par le marteau de la parole de Dieu, on se considère comme un chiffon misérable, inutilisable. Mais il faut alors avoir une foi vivante que Dieu peut faire de grandes choses aussi bien dans ce matériau misérable que par le moyen de celui-ci. Oui, même si nous sentons le châtiment de Dieu dans notre vie, nous pouvons croire en sa parole lorsqu’il dit : « Voici, je t’ai gravée sur mes mains, tes murs sont toujours devant mes yeux. » Es. 49, 16. Nous sommes appelés des « vases de miséricorde » (Ro. 9, 23) et nous n’avons aucune raison de nous décourager. L’Eternel compatit à nos faiblesses et, devant le trône de la grâce, nous pouvons recevoir de la compassion et de la grâce pour être secourus au moment opportun, afin de ne pas pécher.

Les chrétiens de l’Eglise primitive nous apprennent à tout avoir en commun. Le même but, la même foi, le même salut, les mêmes fardeaux, les mêmes joies et les mêmes peines.

Une énorme grâce reposait sur David, l’homme selon le cœur de Dieu. Dans Es. 55, 3, il est question des faveurs envers David qui reposent sur tous ceux qui prêtent l’oreille et soumettent leur cœur au Seigneur.

Saül était humble et pauvre à ses propres yeux avant d’être roi. Beaucoup sont humbles et petits en eux-mêmes pour commencer, mais lorsqu’on leur confie un travail, ils deviennent grands en eux-mêmes. Nous voyons dans 1 S. 15 comment Saül désobéit et épargna tout ce qu’il y avait de meilleur, alors qu’il avait pourtant reçu l’ordre de tout dévouer par interdit. Il fit semblant d’avoir observé la parole de l’Eternel. « Mais Samuel dit : Qu’est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles ? » V. 14. Oui, lorsque nous nous élevons nous-mêmes, ce bêlement se fait entendre. On estime peut-être qu’on peut enseigner les serviteurs du Seigneur et s’élever au-dessus d’eux. Le meilleur chemin pour perdre son royaume est de devenir grand en soi-même. Nebucadnetsar a perdu la raison et son royaume à cause de son orgueil. Mais grâce à ce traitement, qui était aussi une preuve de la bonté de Dieu, il a pu retrouver la raison et sa gloire. Il a loué le roi des cieux et dit : « Il peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil. » Da. 4. Avec le zèle de l’Eternel, nous devons exterminer toutes les pensées de grandeur qui veulent s’insinuer dans notre esprit.

Il est question dans 2 S. 6 de Uzza qui, avec son raisonnement humain, voulut intervenir et fut puni à cause de son comportement irréfléchi. Dans les temps de réveil, il y en a aussi beaucoup qui veulent « intervenir » avec leur raisonnement et qui, pour finir, se retrouvent les « ailes brisées ». Dans le même chapitre, il est question de David qui dit : « Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux. » Mical, la fille de Saül, méprisa David. Elle avait certainement en elle quelque chose de l’entendement de Saül, un entendement qui est maudit pour toute l’éternité. L’entendement de David, au contraire, est béni pour toute l’éternité. Jésus est issu de sa postérité.

« Mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur… » Ph. 2, 7. Il est question là de Jésus. Il a renoncé à être égal avec Dieu, à cause de nous. Nous pouvons nous poser la question : « A combien de choses ai-je renoncé à cause de mon frère ? » Oh, marchons sur le chemin de l’abaissement ! Peut-être que le Seigneur a béni notre vie de famille et nos enfants. Ne soyons pas orgueilleux au point de nous en glorifier, mais soyons plutôt reconnaissants pour ceux qui ont travaillé inlassablement avec nos jeunes et nos enfants. Certaines personnes ont été grandes à leurs propres yeux et ont voulu enseigner aux autres la manière de s’y prendre dans la vie de famille et l’éducation des enfants, et, à cause de leur orgueil, le résultat final n’a été que des « ruines » dans leur propre famille.

Vérité et mensonge

Par la chute originelle, l’homme est tombé sous le pouvoir de Satan. La plupart des gens construisent leur vie sur un « mensonge vital » sans même s’en rendre compte. Si on recherche les choses terrestres, les manières d’être et la philosophie du monde, on est puissamment trompé par Satan. Jésus est la lumière du monde. Il dit : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Jn. 8, 12. La lumière et les ténèbres sont toutes deux liées à des puissances spirituelles. Et si on est dans les ténèbres, on est aveuglé par l’esprit du mensonge.

Jésus nous exhorte aux versets 31-32 : « Demeurez dans ma parole ! » C’est la première des choses à faire. Nous devons venir à la parole, à la lumière, et c’est dans cette lumière que nous pouvons voir la corruption de notre propre nature. Et par la purification et la marche dans la lumière, les énormes forces qui se trouvent dans l’Esprit de vérité agissent pour notre délivrance.

« L’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir… » Jn. 14, 17. Voilà jusqu’où va la puissance du mensonge dans le monde. Il est dit dans Ps. 4, 3 : « Jusqu’à quand aimerez-vous la vanité, chercherez-vous le mensonge ? » Pense à la forte tendance que nous avons en nous de vouloir nous mettre en valeur. Pense combien il est facile de mentir un peu, pour que tout ait l’air très beau, afin d’en retirer de l’honneur pour soi-même ! Un disciple de Jésus comprend qu’il doit se purifier dans ces domaines, car ils sont d’actualité pour lui. Il est question dans Ps. 52, 5 de ceux qui aiment le mensonge plutôt que la droiture. Oui, il est même possible d’annoncer la vérité, de parler de la parole de Dieu correctement, tout en s’étant détourné dans son cœur. L’ange de Laodicée (Ap. 3) se faisait de lui-même une autre idée que ce qu’il était en vérité. L’Esprit de vérité a dû lui dire : « Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » Si l’ange de cette Eglise voulait reconnaître quelle était sa situation véritable, la vérité pouvait l’affranchir. Nous voyons par ce que Jésus dit – « que la honte de ta nudité ne paraisse pas » – que le Seigneur souhaitait uniquement sa conversion. Il ne souhaitait pas dévoiler sa nudité.

Aimons et obéissons à l’Esprit de vérité. Il veut nous éclairer petit à petit sur tout le mensonge dont il veut nous affranchir. Croyons et obéissons à la vérité quand la lumière de Dieu éclaire notre vie intérieure. Sinon, nous resterons des menteurs toute notre vie. Loué soit Dieu parce qu’il est possible de vaincre le péché et toute la puissance du mensonge !

La vraie consolation

L’Ecriture ne parle pas en vain. Ce qui est écrit est sérieux ! Qu’il s’agisse des promesses ou des conditions. Lorsqu’il est dit par exemple dans 1 Pi. 2, 9 que nous sommes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, cela signifie réellement élu, réellement saint, réellement acquis. Il est question d’une vraie victoire, d’une vraie mort qui frappe le péché et d’une vraie vie dans les vertus de Christ. Et lorsqu’il est écrit que Dieu résiste aux orgueilleux, cette résistance de la part de Dieu est tout aussi réelle.

Et si nous pouvons nous considérer comme des vases de miséricorde, selon Ro. 9, 23, cela nous garde aussi bien d’être enflés d’orgueil que d’être découragés. C’est insensé de s’enfler d’orgueil. Car nous sommes des vases de miséricorde. C’est tout aussi insensé de perdre courage. Car nous sommes des vases de miséricorde.

« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. » 1 Jn. 5, 19. Comment pouvons-nous savoir que nous sommes de Dieu ? C’est lorsque nous faisons ce qui est bien. C’est une grande consolation. Oui, comme il est dit dans 2 Th. 2, 16 : le Seigneur nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance ! « Qu’il console vos cœurs, et vous affermisse en toute bonne œuvre et en toute bonne parole ! » V. 17.

Nous avons une chair dans laquelle n’habite rien de bon, on peut la comparer à une série de bombes qui n’ont pas été désamorcées. Mais quelle consolation de pouvoir livrer tout cela à la mort de Christ et de vivre ! Ro. 8, 13.

Paul avait une grande espérance pour les Corinthiens. « Je suis rempli de consolation », leur écrit-il dans 2 Cor. 7, 4. C’est un cœur plein de compassion qui brûlait derrière de telles paroles. Travaillons nous aussi dans ce même esprit et avec le même cœur bouillant ! Alors nous serons aussi consolés dans toutes nos tribulations et dans notre travail.

Lis 1 Pi. 3, 10-13. Si nous voulons voir des jours heureux, nous trouvons là une énorme consolation. Préserver sa langue du mal. S’éloigner du mal et faire le bien. Poursuivre la paix. Vivre justement. Alors l’Eternel entend nos prières ! Et personne ne peut nous faire de mal si nous sommes zélés pour le bien. Non, nous expérimentons alors que Ro. 8, 28 est la vérité. Nous sommes, comme Paul, consolés dans toutes nos épreuves, afin de pouvoir consoler les autres dans leurs épreuves. Au jour de la tribulation, nous pouvons aussi trouver une riche consolation dans les Psaumes de David, nous nous sentons en communion avec lui, qui trouvait tellement de consolation dans toutes ses épreuves.

(Suite et fin au prochain numéro)