Notre ministère et notre conduite dans la maison de Dieu

mars 2004

Notre ministère et notre conduite dans la maison de Dieu

« Je t’écris ces choses, avec l’espérance d’aller bientôt vers toi, mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire. » 1 Ti. 3, 14-16.

Nous apprenons comment il faut se conduire dans la maison de Dieu dans la mesure où nous connaissons le mystère de la piété, de la crainte de Dieu. Ce n’est pas à force d’étudier qu’on y par­vient. C’est quelque chose que l’Esprit doit nous révéler. En tant qu’hommes, nous avons tendance à adopter les mê­mes formes que celles qui nous ont été transmises par des personnes pieuses qui ont vécu avant nous. Nombreux sont ceux qui l’ont fait. Ils continuent ensuite à annoncer ces mêmes formes comme si elles étaient le chemin qui mène à une vie sainte et pieuse. « Si quelqu’un en­seigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien. » 1 Ti. 6, 3.

La doctrine de Christ se rapporte à celui qui a été manifesté en chair. « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de servi­teur, en devenant semblable aux hom­mes ; et après s’être trouvé dans la situa­tion d’un homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Ph. 2, 5-8. Après avoir d’abord renoncé à être semblable à Dieu, Jésus a accepté de naître dans les mêmes cir­constances que les hommes, et en tant que rejeton de David, il a inauguré une route nouvelle et vivante qui ramène à Dieu. Par sa fidélité, la vie de Dieu a été manifestée dans un homme à un point tel qu’il a pu dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Jn. 14, 9.

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit. » 1 Pi. 3, 18. Le résultat de ce combat et de cette souffrance a été qu’il est devenu un reflet de la gloire de Dieu, et qu’il sou­tient toutes choses par sa parole puis­sante. » Hé. 1, 3.

« Ainsi donc, puisque les enfants par­ticipent au sang et à la chair, il y a éga­lement participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puis­sance de la mort, c’est-à-dire le diable. » Hé. 2, 14. Jésus a mené un combat sans merci pour ne pas être contaminé par la chair de David qu’il avait revêtue. C’est pour cela qu’il a lutté et combattu jusqu’à la fin. Son œuvre sera puissam­ment récompensée. Par son combat et la peine qu’il a prise, il a gagné des frères et des sœurs qui sont aussi engagés dans la même course dans la sanctification et la transformation à l’image du Fils. Ces personnes-là sont vivifiées dans leur esprit. Elles ne se sont pas figées dans des formes religieuses ou pharisaïques. Elles sont saisies d’être transformées à l’image de leur maître. Jésus lui-même se réjouit à l’idée de les présenter à son Père céleste. « Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes cho­ses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : J’annoncera ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a don­nés. » Hé. 2, 10-13.

Ne rabaissons pas la vie de notre grand souverain sacrificateur jusqu’à en faire des lois et des règles qui appartien­nent à une époque révolue, marquées par les tendances et les dispositions naturel­les des hommes, et adaptées à elles. C’est l’Esprit de révélation – en com­munion avec les forces vivifiantes qui sont en Dieu – qui apporte la lumière et la vie dans la croissance et le dévelop­pement de l’Assemblée.

Les fortes opinions humaines – sou­vent liées à des choses extérieures – n’ont jamais fait naître des valeurs spi­rituelles dans l’assemblée du Dieu vi­vant. Quiconque veut participer à la construction de l’Assemblée doit entrer dans le monde de l’Esprit, et ne pas s’arrêter à des lois et des principes sans vie. « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souf­fle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. » Jn. 3, 6-8. De telles personnes sont des serviteurs de l’Esprit. Elles ne s’accrochent pas à des us et des coutu­mes, des principes et des règles. Elles se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, et par leur vie et leur esprit vivifié, elles ont un effet libérateur et affranchissant sur beaucoup d’âmes qui ont été surprises par l’accusateur.

Jésus lui-même a dû s’abaisser pour suivre ce chemin. Le chemin par lequel l’Esprit l’a conduit a coûté sa vie propre. Pour frayer une route qui permet de retourner au Père et pour être à la fois un sacrifice expiatoire et un souverain sacri­ficateur miséricordieux pour nous, il a fallu qu’il suivre le chemin qui l’a amené à présenter des prières avec des larmes et des supplications dans sa vie. « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplica­tions à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souf­fertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 7-9. Sur ce chemin, il a grandi en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. Lu. 2, 52. Il est notre exemple, notre précur­seur et notre grand exemple !

« Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sa­crificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Hé. 4, 14-16.

Une telle assurance en Christ mène à une conduite bénie dans la maison de Dieu – une conduite et une vie qui sont ointes avec la même huile de joie que celle avec laquelle Dieu a oint Jésus, notre frère ! Hé. 1, 9.