La conférence du Nouvel An
Au début de la conférence du Nouvel An, qui s’est déroulée cette fois-ci à Grenland, le frère Kåre J. Smith a souligné combien il est important de se rassembler pour être puissamment incités à vivre d’une manière digne de notre vocation céleste. On attend d’un disciple de Jésus-Christ de la fidélité sur toute la ligne. La conférence a été courte, mais elle nous a apporté une riche nourriture spirituelle. En voici quelques extraits :
Le chemin de l’abaissement
« Nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. » 1 Co. 12, 13. C’est cet Esprit-là qui nous conduit pour nous faire voir le péché qui habite dans notre propre chair. Si nous nous laissons guider par cet Esprit, nous faisons l’expérience que le jugement sur notre propre vie jaillit « comme un courant d’eau » (Am. 5, 24). Cela a coûté à Jésus des cris et des larmes de vaincre cette « chair de David », et il a été exaucé à cause de sa piété – sa crainte de Dieu. Nombreux sont ceux qui ont vécu dans l’assemblée pendant de longues années et qui n’ont pourtant presque pas de crainte de Dieu. Oh, combien il est nécessaire de comprendre le salut parfait en Jésus-Christ, afin de pouvoir croître en lui en toutes choses !
Dans Ph. 2, 6-8, nous voyons quel chemin Jésus a suivi : c’était le chemin de l’abaissement. « … il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » C’est autre chose que de devenir grand par son ministère dans l’assemblée, et d’être ainsi un obstacle à la croissance des autres en vue du ministère. Celui qui s’humilie lui-même et qui aide ainsi les autres à s’approprier leur héritage est véritablement parvenu à l’état d’homme fait. « Car c’est Dieu qui produit en vous … » V. 13. Oui, il produit en nous l’envie de nous humilier ! C’est pour cela que nous sommes exhortés à faire toutes choses sans murmures ni hésitations. V. 14. De telles personnes trouvent leur consolation en Christ, et sont en mesure de demeurer dans l’amour. C’est uniquement lorsque nous nous humilions que nous sommes capables de demeurer dans l’amour au moment de l’épreuve. Celui qui critique son frère n’a pas trouvé ce chemin béni de l’abaissement.
Nous devons marcher comme Jésus-Christ lui-même a marché. 1 Jn. 2, 6. C’est pour cette raison que Paul se considérait comme redevable à l’égard de tous. Nous aussi, nous pouvons « rembourser » cette dette en nous abaissant. Et lorsque nous avons vraiment découvert « l’abîme de corruption » qui est en nous, nous comprenons également la nécessité de nous abaisser afin de demeurer dans l’amour. Cf. 1 Jn. 4, 9-11. Nous aimons alors beaucoup, comme Jésus l’a dit au sujet de la pécheresse qui était venue le voir dans la maison du pharisien.
Celui qui dépasse sa mesure de foi, qui veut en faire plus que ce à quoi il est destiné, s’élève lui-même. Il suit alors le chemin opposé à celui que Jésus a suivi, lui qui est descendu dans les régions inférieures de la terre. Ceux qui vivent dans l’humilité, sans dépasser les limites qui leur sont assignées, ne se querellent jamais, et il n’y a jamais aucune trace de jalousie chez eux. C’est un spectacle affligeant de voir une personne s’ériger en « maître » et vouloir donner des leçons à des frères et sœurs pieux, alors que pour elle-même, elle n’a obtenu pratiquement aucun résultat dans sa vie. Il devrait être naturel pour nous de nous poser cette question : qu’est-ce que Christ a pu faire en moi, et qu’a-t-il pu faire pour les autres par le moyen de mon ministère ? – Quand on s’élève soi-même, cela a pour funeste conséquence qu’on a des exigences envers les autres.
Dans 1 Ti. 2, 5 il est question de « Jésus-Christ homme ». Pour ne pas se laisser entraîner par cet « homme » – sa nature humaine –, Jésus devait prendre garde à lui-même. Il priait Dieu avec de grands cris et avec larmes. Paul annonçait Christ crucifié. Il fallait que l’homme Jésus-Christ soit crucifié. Et c’est par la croix que la puissance de Dieu a été révélée. 1 Co. 1, 23-24. Toutes les puissances dans le monde des esprits sont vaincues sur la croix, quand on vit dans l’abaissement de Christ. Toute accusation meurt sur la croix. Jésus est mort, il est ressuscité, et il est devenu notre avocat de la défense. Les disciples de Jésus suivent le même chemin. Ils ne « régurgitent » pas de vieilles accusations, ni des critiques amères. Ils supportent l’abaissement. Ils sont fidèles dans l’abaissement. Ils enfoncent leurs racines de plus en plus profondément dans l’abaissement, et Dieu fait une œuvre puissance dans leur être intérieur.
Dans 1 Pi. 2, v. 1 et suivants, il est question de « croître pour le salut ». Le fait de s’humilier est une excellente condition pour croître. Il faut rejeter toute méchanceté, toute ruse, la dissimulation, l’envie et la médisance pour pouvoir croître pour le salut. La croissance s’arrête dès que la médisance ou la ruse apparaissent. Dieu soutient puissamment ceux dont le cœur est tout entier à lui (2 Ch. 16, v. 8 et suivants), comme nous le chantons dans le cantique 177 : « Remplis les conditions avec joie, les cieux s’ouvriront, c’est certain ! » Nous avons alors purifié notre cœur de tout ce qui peut inter-rompre la croissance, par exemple toute tendance à la méchanceté. « Si tu sondes mon cœur, … tu ne trouveras rien », dit David dans Ps. 17, 3. « … ma pensée n’est pas autre que ce qui sort de ma bouche. » Lorsque l’Eternel sonde nos cœurs, il ne faut qu’il y trouve de la fraude. Le fait qu’il n’habite rien de bon dans notre chair est une autre affaire. Dieu veut nous éclairer au sujet de ce qui habite dans la chair, afin que nous puissions livrer cela à la mort de Christ. Nous lisons dans Ro. 8, v. 28 et suivants que nous devons être rendus semblables à l’image de son Fils. Ce passage nous montre que tout ce que Dieu envoie sur notre chemin, y compris ce que nous ne comprenons pas, sert uniquement à nous rendre semblables à Christ. Ceci ne peut se faire que sur le chemin de l’abais-sement. Il faut que nous en prenions conscience. Et si Dieu travaille avec nous de cette manière et que quelqu’un veut nous accuser (V. 33), de telles accusa-tions n’ont absolument aucun poids dans la balance. Beaucoup de gens sont mécontents et pleins de critiques, mais celui qui suit le chemin de l’abaissement ne prononce aucune parole mauvaise. Il donne au contraire « quelque bonne parole, qui sert à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » Ep. 4, 29.
A cause de nous, Jésus a renoncé à la gloire qu’il avait de toute éternité. Il a fait cela lui-même, comme nous le lisons dans Ph. 2, 7. Il nous a montré le chemin de l’abaissement. Suivons ce chemin, de sorte que notre propre « moi » ne se manifeste pas dans nos paroles et nos actions.
Dans 1 Co. 12, v. 15 et suivants, il est question de la dépendance des membres les uns par rapport aux autres. Lorsqu’on est par exemple indifférent quant au fait d’aller aux réunions, et qu’on estime ne pas avoir spécialement besoin d’entendre ses frères, c’est qu’on est très grand à ses propres yeux.
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » Col. 3, 23. Beaucoup de personnes dépendent du témoignage des hommes et de leur consolation. Mais plus on descend vers le bas, sur le chemin de l’abaissement, plus on a communion avec le Seigneur. Nous recevrons du Seigneur l’héritage pour récompense. V. 24. Dans ces conditions, nous n’avons aucune raison d’aspirer à l’honneur des hommes ! Nous veillons alors plutôt sur nous-mêmes et sur notre enseignement. Et lorsque nous estimons qu’une personne ou une autre manque de sagesse dans ce qu’elle fait, nous travaillons encore plus à notre propre salut et trouvons de bonnes raisons de nous abaisser. De telles personnes deviennent très reconnaissantes pour les autres. – Oui, la parole qui nous exhorte à imiter Christ dans l’abaissement doit devenir notre « pain quotidien ». Notre tendance naturelle n’est pas de nous humilier nous-mêmes, mais nous sommes appelés à marcher sur cette voie royale.
Ne pas être emportés loin d’elles
« C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles. » Hé. 2, 1. Cette expression fait penser à un navire qui aurait perdu ses repères par rapport à la terre, qui aurait été dévié de son cap par des courants violents. Prenons garde à ne pas nous laisser emporter loin de ce si grand salut qui nous est rappelé au verset 3.
La lettre aux Hébreux fait souvent mention de ce si grand salut. Au chapitre 7, 25 il est dit que Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Il est venu pour nous donner une victoire parfaite sur le péché. Et nous entrons dans la nouvelle alliance en prononçant les mêmes paroles que Jésus lorsqu’il est entré dans le monde : « Tu m’as formé un corps ! Voici, je viens pour faire ta volonté ! » Dieu veut nous rendre capables de toute bonne œuvre, pour que nous pratiquions sa volonté, en produisant en nous ce qui lui est agréable. Lorsque le Seigneur agit en nous, c’est pour que nous nous humiliions sous sa puissante main. C’est le « cap » que nous devons tenir ! Et il s’agit maintenant de ne pas dévier de ce cap. Tout ce qui nous arrive ici sur terre sert à notre formation. Dans les « temps à venir », Dieu veut montrer l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Ep. 2, 7. Nous serons son épouse, les collaborateurs de Christ, et servirons à sa gloire dans toute l’éternité. Ne perdons pas de vue le cap et ne nous laissons pas emporter loin de ce si grand salut.
Il est écrit dans Ph. 2 que Jésus a pris une forme de serviteur, qu’il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. Il a fait cela en tant que serviteur. C’est comme serviteur qu’il a souffert la mort pour nous amener à Dieu. Il a été rendu vivant quant à l’Esprit. 1 Pi. 3, 18. Si notre esprit est vivifié, Dieu peut nous transmettre sa sagesse. Il faut que nous nous appliquions à marcher sur cette voie, à nous abaisser en tant que serviteurs du Seigneur ! Ne nous éloignons pas de notre cap !
Si quelque chose doit nous attrister, ce doit être les actions et les paroles qui n’honorent pas Christ, qui ne glorifient pas Dieu. Nous devons discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Ro. 12, 1-2. Nous ne pouvons pas le faire sans garder un esprit humble. Nous ne pouvons pas demeurer dans l’amour, c’est-à-dire en Dieu, sans nous humilier. 1 Jn. 4, 16. Celui qui est amer envers son frère se laisse emporter loin du salut. « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. » Ch. 2, 10. Celui qui est une occasion de chute n’est plus dans la lumière. Jésus priait pour ses ennemis. Il n’y avait jamais aucune occasion de chute en lui. Car il n’y a aucune occasion de chute dans l’amour. Nous lisons ensuite : « Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres. » V. 11. Dans ces ténèbres, il va de soi qu’on ne peut pas tenir le cap, et qu’on est pris dans les vagues tumultueuses de Satan. Comment celui qui vit pour servir, aider et mener les hommes à Dieu pourrait-il être une occasion de chute ?
« Il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi à rien à ceux qui s’y sont attachés. » Hé. 13, 9. Si nos « aliments » ne nous ont servi à rien, nous ne pouvons pas non plus être utiles aux autres. Mais s’ils nous ont vraiment été utiles, nous pouvons venir en aide à ceux qui ne sont encore pas parvenus à cette vie. Sois un sacrifice, sers Dieu dans l’humilité ! Ne t’engage pas sur une mauvaise voie, ne te laisse pas séduire par la mondanité, l’amour de l’argent, l’impureté et la fausse liberté !
On croit peut-être bien connaître la parole de l’humilité, et pourtant, il se peut fort bien qu’on se laisse constamment emporter loin d’elle, qu’on s’égare sans cesse. « … de moi-même, je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités. » 2 Co. 12, 5. C’était là le témoignage de Paul. Rien « de lui-même ». Comme c’est misérable lorsqu’il sort sans cesse quelque chose de ce « moi-même ». Il n’en était pas ainsi avec Paul. Il se glorifiait de ses faiblesses. Dieu peut se révéler dans cette pauvreté. Il ajoutait en effet : « …afin que la puissance de Christ repose sur moi ». De telles personnes sont toujours contentes, comme Paul le témoigne aussi. V. 9-10.
Lorsqu’on n’utilise pas les nombreuses occasions de la vie quotidienne pour le salut, alors on dévie. On a peut-être une bonne conscience, mais il n’est pas dit pour autant que toutes les pensées qui surgissent en nous soient divines. C’est pourquoi il est dit dans Es. 55, 3 : « Prêtez l’oreille, et venez à moi ! Ecoutez ! » Ecoute, lorsqu’il est question de s’abaisser ! On peut s’étonner des réactions que les autres ont eues face à ce qu’on a dit ou fait, poussé par une bonne intention, mais humilions-nous au lieu de nous étonner !
D’abord être éprouvé – ensuite servir
Si on est fidèle pour aller aux réunions, mais qu’on n’est pas fidèle pour s’abaisser, ce qu’on n’est pas réellement fidèle. Il est écrit au sujet des serviteurs de l’assemblée qu’ils doivent tout d’abord être éprouvés : « qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche ». 1 Ti. 3, 10. Il est question là de la vraie fidélité. C’est la fidélité quant au fait de s’abaisser au moment de l’épreuve. Alors Dieu peut nous établir dans le ministère. Et il y a toutes sortes de ministères dans le corps de Christ. Au chapitre 1, v. 12, il est dit que Dieu a jugé Paul fidèle, et qu’il l’a établi dans le ministère. Nous voyons par là combien il est important d’être fidèle dans l’abaissement.
Le fait d’être honoré est aussi une mise à l’épreuve de notre fidélité. On peut jouir d’une bonne réputation, ou d’une mauvaise réputation. Les deux sont tout autant des épreuves. Il s’agit là d’être fidèle, afin de tenir ferme dans l’épreuve, qu’on nous honore ou qu’on nous adresse des réprimandes, dans les bons ou dans les mauvais jours. C’est parce que Paul a été fidèle que Dieu lui a confié la dispensation de ses mystères. 1 Co. 4, v. 1 et suivants. Et ce qu’on demande d’un dispensateur, c’est qu’il soit trouvé fidèle. Il importe spécialement d’être trouvé fidèle dans le fait de ne pas rechercher de l’honneur et du pouvoir pour nous-mêmes. Les épreuves nous sont envoyées pour que Dieu puisse nous former à être des serviteurs bénis dans son assemblée.
Dans Lu. 16, 10-11, Jésus parle d’être fidèle dans les moindres choses comme dans les grandes. Les moindres choses, c’est tout ce qui est terrestre. Si l’on est par exemple éprouvé dans les « richesses injustes », et si l’on n’est pas fidèle dans ces choses-là, les vrais trésors ne pourront pas nous être confiés. Dieu ne peut communiquer sa sagesse qu’à des cœurs fidèles.
Nombreux sont ceux qui utilisent beaucoup d’énergie pour essayer d’être quelque chose qu’ils ne sont pas et qu’ils ne pourront peut-être même jamais devenir. Non, marchons sur la voie de l’humilité ! C’est le chemin de la bénédiction. Et plus Dieu bénit, plus on trouve de raisons de s’humilier. Même l’apôtre Paul avait besoin d’une aide spéciale, une écharde dans la chair, pour ne pas s’élever lui-même.
Prenez garde à vous-mêmes !
Il y a un domaine dans lequel nous devons être particulièrement vigilants, c’est celui dont Jésus parle dans Mt. 6, v. 1 et suivants : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. » Un disciple de Jésus-Christ doit avoir cette piété « jusqu’au bout des ongles ». Beaucoup de personnes « irréprochables » arrivent à la fin de leur vie sans avoir amassé quoi que ce soit dans la « banque céleste ». On peut avoir fait beaucoup de bien, et pourtant ne rien avoir amassé, du fait qu’on a vécu devant la face des hommes !
Lorsqu’on fait une fête pour quelqu’un, par exemple, et que beaucoup remercient Dieu pour cette personne, est-ce qu’on ne peut pas s’associer à ces louanges avec tous ceux qui sont reconnaissants ! Il arrive que des frères plus âgés se sentent blessés parce qu’on ne leur demande pas conseil. On vit alors sous la loi. On cherche l’honneur et la sécurité auprès des hommes, au lieu de vivre devant la face de Dieu. Le témoignage de Paul était : « … non pas moi, mais la grâce de Dieu qui repose sur moi ». Nous devons construire un autel où nous ne sacrifions pas pour nous-mêmes, mais pour honorer et glorifier Dieu. Nous voyons cette aspi-ration sincère qu’avait l’apôtre Paul : « … mais maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance… » Ph. 1, 20.
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense. Servez Christ, le Seigneur. » Col. 3, 23-24. De cette manière-là, nous pouvons amasser des trésors en Dieu, et à la fin de notre vie, nous n’en serons pas à aspirer après l’honneur ou la reconnaissance des hommes. Il est écrit dans 1 Pi. 4, 10-11 au sujet du ministère dans l’assemblée : « …afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié… » Lorsque nous servons dans l’assemblée, nous nous tenons devant la face de Dieu. Toutes nos paroles et nos actions doivent être vraies. Il faut que ce soit vrai que notre unique désir est d’être rendu semblable à l’image de son Fils, afin que Dieu soit honoré en toutes choses. Alors nous sommes liés les uns aux autres. Nous avons une pleine liberté pour nous servir les uns les autres. Nous héritons les uns des autres. Et nous serons ensemble pour toute l’éternité.
Il n’est pas possible d’aider les hommes si l’on cherche à en être honoré. Cela fait obstacle à tout ministère. « Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ », dit Paul dans Ga. 1, 10. Il écrit aussi : « Car notre royaume est dans les cieux. » Ph. 3, 20. Lorsque notre royaume est dans les cieux, d’où nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qu’avons-nous alors à faire avec l’honneur et la faveur des hommes ? Puissent nos pensées être placées là, dans ce qui est céleste ! Nous avons alors la liberté de servir. Nous pouvons aussi utiliser l’épée, la parole de Dieu, de la bonne manière et attaquer tout ce qui vient de la chair, aussi bien chez nous que chez les autres. Cela doit nous suffire que notre nom soit inscrit dans le livre de vie auprès de Dieu. Dans ce cas, nous ne combattons pas pour notre nom et notre honneur, et nous aurons une riche entrée dans le royaume des cieux.
Le compte-rendu ci-dessus montre clairement que la parole de Dieu a été richement présente à la conférence du Nouvel An, et qu’elle a été une nourriture spirituelle non frelatée pour notre esprit. Et si nous prenons cette parole à cœur, nous croîtrons « pour le salut » comme Paul le dit dans 1 Pi. 2, 2.
Que ce soit le cas pour chacun en particulier !