La conférence de Pâques

mai 2001

La conférence de Pâques

Il n’y a qu’une seule chose à dire de la conférence de Pâques que nous venons d’avoir à Brunstad : Dieu l’a ex­cessivement bénie du début à la fin. Tous les amis sont rentrés chez eux enrichis, et grâce à la transmission par satellite, des frères et sœurs du monde entier ont pu avoir part à cette riche édification. A cette occasion, l’assem-blée d’Australie a testé le système de transmission directe et cela a été un grand succès.

Utiliser pleinement et totalement
les possibilités
que nous donne l’Evangile

Nous voyons dans Ph. 3, versets 7 et suivants à quel point Paul était profon­dément saisi de l’Evangile. Il était tel­lement saisi qu’il considérait tout le reste comme de la boue. Quand il a eu la révélation de l’œuvre qui s’était faite en Christ et par Christ, et qu’il a compris la grandeur de l’Evangile, il a utilisé pleinement et totalement les possibilités offertes par l’Evangile.

Dans quelle mesure utilisons-nous l’Evangile ? Par quoi sommes-nous saisis dans les épreuves de la vie ? Voyons-nous les possibilités que l’Evangile nous a données ? Paul a couru magistralement dans la course de la vie intérieure. C’est là qu’il a appris à connaître la communion avec les souf­frances de Christ, qu’il a expérimenté la mort de Christ et la vie de Christ. La même mort et la même vie.

Celui qui vit par exemple dans les querelles, la médisance, la jalousie ou les disputes amères avec son entourage n’a strictement rien compris à l’Evangile. Les béatitudes du Sermon sur la Montagne nous montrent que l’Evangile nous rend heureux et non amers.

Dans Hé. 5, 7, nous voyons quel grand combat Jésus a mené. Il faut que nous comprenions que c’était pour nous ! C’est parce qu’il voulait avoir des frères. Il a frayé une voie pour sortir du péché, une voie sur laquelle notre esprit est rendu vivant, pour que nous puissions amener les hommes à Dieu. C’est uniquement en passant par les souffrances qu’entraîne la mort de la chair que nous pouvons être des servi­teurs du Seigneur. Cette mort est une mort à nous-mêmes, au « moi », à notre vie propre. Ce sont ceux qui ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs qui appartiennent à Christ et peuvent vivre une vie de victoire.

Paul parle dans Ep. 3, 3-7 de sa « connaissance du mystère de Christ ». Il est également question de ce mystère au chapitre 2, v. 13-18. Nous lisons dans ce passage qu’il a renversé « le mur de séparation, l’inimitié », qu’il a apporté la réconciliation en un seul corps par la croix, et qu’il a créé « un seul homme nouveau en établissant la paix ». Les personnes qui s’appuient sur leur propre bonté et leur propre justice ne comprennent en rien qu’il faut être un « homme nouveau ». Le légalisme ne peut pas non plus amener à ce résultat. C’est uniquement possible par la justice qu’on obtient par la foi en Christ, la justice divine à cause de la foi. Ph. 3, 9. Nous entrons alors en contact avec la force créatrice qui est dans sa Parole.

Ceux qui croient et qui aiment la vérité ont cessé de se défendre et de s’excuser eux-mêmes. Une âme qui aime la vérité laisse le marteau de la parole de Dieu la réduire en poussière. Sur la poussière de notre moi s’élève un « homme nouveau », et la nature divine apparaît.

1 Pi. 4, 1 nous montre également qu’il est entièrement possible de suivre Jésus sur la route nouvelle et vivante : « … armez-vous aussi de la même pensée », la pensée de souffrir dans la chair. Le résultat de cette souffrance, c’est qu’on en finit avec le péché ! Quelle joie ! « Réjouissez-vous au contraire de la part que vous avez aux souffrances de Christ ». V. 13. Entrons de tout notre cœur dans les souffrances et la mort de Christ. Nous parvenons ainsi à sa vie et Dieu peut inscrire sa sagesse dans notre esprit, pour que nous soyons en mesure de participer à l’édification du corps de Christ.

La gloire à laquelle nous pouvons parvenir par l’Evangile est énorme. Pense à ce que signifie par exem­ple l’expression « au-delà de toute me­sure, un poids éternel de gloire ». 2 Co. 4, 17. Au-delà de toute mesure ! Abolir toutes les limites humaines, comme nous le montre la vie de Paul : « Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âme, dussé-je, en vous aimant davan-tage, être moins aimé de vous. » 2 Co. 12, 15. »

« Mais nous ne sommes pas de ceux qui se retirent… » Hé. 13, 39. Dans la communion avec les saints, il brûle un feu qui consume notre propre vie. Il est insensé de se retirer de ce feu. Ce qui est écrit à propos du pharisien est tellement caractéristique : il se tenait debout et priait cette prière hypocrite : « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hom­mes. » Lu. 18, 11.

Dans 2 Co. 4, 3, nous lisons que l’Evangile est voilé pour ceux qui périssent. Réfléchis aux conséquences funestes que cela entraîne de ne pas voir l’Evangile dans sa grandeur ! Il est facile d’être préoccupé par des choses qui n’ont pas d’importance. Ce qui est écrit de Pierre est très caractéristique, lorsque Jésus l’a exhorté de façon pressante à paître ses agneaux et ses brebis : « Pierre s’étant retourné, vit venir après eux le disciple… » Jn. 21, 20. Il a vu Jean et s’est préoccupé de ce qui lui arriverait. « Que t’importe ? Toi, suis-moi », lui dit Jésus. Si nous reconnaissons la vérité sur nous-mêmes et si nous sommes humbles, nos yeux s’ouvrent et ils voient l’Evangile et sa gloire.

Un travail conscient,
une vie consciente

Dans Col. 1, 28-29 et 2, versets 1 et suivants, nous voyons quel travail et quel combat Paul menait pour l’Eglise, pour que les cœurs soient consolés, unis et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ. Ce travail a aussi lieu dans l’Assemblée aujourd’hui. Il s’agit d’un travail conscient et déterminé. Il y a un grand besoin d’ouvriers qui combattent par la force de Dieu et dans lesquels la force de Dieu agit puissamment (Col. 1, 29), pour qu’ils puissent apporter aux réunions de l’édification, des exhortations et de la consolation.

Le résultat du travail conscient de Paul était que les cœurs étaient liés les uns aux autres, ils fusionnaient et ne faisaient plus qu’un. Ce travail conscient mène à une vie consciente, où l’on apprend chaque jour à porter sa croix, renoncer à soi-même et suivre ainsi les traces de Jésus. Au verset 8, il est question de vaine tromperie et de principes élémentaires du monde. Les « principes élémentaires du monde » et la doctrine à laquelle nous croyons sont inconciliables. La justice et l’injustice ne peuvent jamais être réunies. Les gens qui aiment dire du bien des autres et ceux qui défaillent presque quand quelqu’un est honoré ou béni sont aussi impossibles à unir.

Nous voyons également dans 1 Th. 3, 12-13 quelle vie bénie l’Evangile a rendue possible : une richesse et une abondance d’amour pour les autres et pour tous, et des cœurs qui deviennent irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père. Irréprochables devant lui, dans le secret, là où personne sauf lui ne voit nos pensées, nos motivations, nos choix. Les autres ne nous remar-quent peut-être pas et ne font pas attention à nous, mais nous sommes entièrement satisfaits et heureux devant Dieu notre Père.

Les domaines cités dans Ep. 5, 3-7 sont particulièrement d’actualité : débauche, impureté, cupidité, paroles grossières, propos insensés ou équivoques. Beaucoup abîment leur vie dans ces péchés. Mais ceux qui fuient la corruption qui est dans le monde et qui vient de la chair ont une voie et un avenir lumineux devant eux.

Le chapitre 2 de l’épître aux Philippiens nous montre que travailler à son salut avec crainte et tremblement consiste tout d’abord à s’humilier. Après un travail vient toujours un résultat. Dans ce cas, le résultat est entre autres que nous devenons plus petits à nos propres yeux et modestes, et que les autres montent dans notre estime.

Dans un des cantiques du frère Elihu Pedersen, nous chantons : « Je me réjouis du salut, je me réjouis en Dieu ». Si nous avons vraiment compris l’Evangile, nous avons des raisons de chanter cela justement quand les circonstances et les épreuves arrivent. Dans 2 Pi. 1, 8, nous sommes exhortés à ne pas être oisifs ou stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Si nous appliquons notre connaissance aux autres et pas à nous-mêmes, nous restons seuls. Mais si nous sommes actifs dans la connaissance de la bonne manière, l’amour fraternel et la communion grandissent. Et si nous avons à nous plaindre de quoi que ce soit, c’est la preuve que le mystère de l’Evangile ne nous pas été révélé.

Jésus ne rendait pas d’injures quand il était injurié, il s’en remettait à celui qui juge justement. 1 Pi. 2, 23. Une chose est de vaincre la tentation de rendre des injures, mais qu’en est-il de les remettre à celui qui juge justement ? On commence peut-être à en parler à d’autres et on émet un jugement. Lorsqu’on est réuni dans un cercle restreint, on peut facilement dire des paroles qui sont en fin de compte de la médisance et du jugement.

Le berger et le gardien de nos âmes

Nous étions tous « par nature des enfants de colère, comme les autres… » Ep. 2, 3. Une fois que nous avons reçu le pardon des péchés, la réconciliation avec Jésus-Christ et que nous avons été guéris par ses meurtrissures, nous devons être « morts au péché » et « vivre pour la justice ». 1 Pi. 2, 24. C’est le salut de l’âme, par lequel nous devenons semblables à l’image du Fils.

Nous étions des brebis errantes. V. 25. Il faut bien noter que nous avons été errants même après être devenus des « brebis », après avoir reçu le pardon des péchés. Nous avons certainement tous eu des pensées et des idées bizarres. C’est pour cela que si nous voulons expérimenter une délivrance complète par rapport à tout ce qui est entré dans la nature humaine par la chute, nous devons nous convertir au berger et au gardien de nos âmes.

Quand on est jeune, beaucoup de voix nous appellent. Beaucoup voudraient se servir de toi, de ta force, de ta jeunesse, ou même de ta beauté. Ces personnes ne se préoccupent pas de ton âme, elles veulent uniquement se servir de toi. Au jour où tu auras besoin d’aide, personne ne sera là pour te secourir.

Mais quelqu’un a pris soin de nous et a voulu mourir pour nous, alors que nous étions pécheurs et injustes. Jésus est mort pour nous alors que nous étions dans notre état misérable. Il est venu avec la vie et la vie en abondance. Et il peut devenir le berger et le gardien de nos âmes. Il veut donner à notre âme un contenu nouveau et éternel. Au lieu de pensées indigentes viennent la sagesse et les vertus de Christ.

Les Corinthiens avaient reçu beau-coup de dons, mais il n’y avait pas un seul homme sage parmi eux. Beaucoup méprisaient Paul. Ils s’étaient enflés d’orgueil, alors que tout ce qu’ils avaient reçu venait de son ministère. C’est pour cela qu’il exhorte dans 1 Co. 3, 18 : « Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage. » Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber. » 1 Co. 10, 12. Ceux qui s’ima-ginent être quelque chose et pouvoir faire face à la plupart des situations, grâce à leur savoir-faire et à toute leur science, sont incapables de servir à l’édification. La charité édifie, mais la connaissance enfle. Celui qui a une foi simple reçoit des révélations et peut être en édification.

Cessons totalement de « croire que nous savons quelque chose », et laissons nous plutôt diriger par le berger et le gardien de nos âmes. La Parole pourra alors séparer âme et esprit et surtout juger les sentiments et les pensées de notre cœur.

Dans Ga. 6, 2, l’apôtre Paul nous exhorte à porter des fardeaux. Et nous lisons au verset 3 : « Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. » Dans une assemblée locale, de jeunes frères et sœurs estiment peut-être que les amis plus âgés sont « vieux jeu », mais il se peut que, quant à eux, ils n’aient jamais porté le moindre fardeau. Il est bon de se poser à soi-même la question : Combien est-ce que je porte ? Et combien ai-je souffert pour amener d’autres personnes à Christ ? Examinons nos propres œuvres, et nous aurons certainement des raisons de nous abaisser, si bien que nous pourrons obtenir grâce et miséricorde. Ne soyons point sages à nos propres yeux, mais prêtons l’oreille et acceptons les exhortations. Celui qui vit une vie crucifiée rencontre le berger et le gardien de nos âmes. Sur la croix, nous sommes libérés de l’agitation de notre âme, et nous avons part à la consolation, l’aide et le rafraîchissement qui sont en Christ.

« Mes brebis entendent ma voix, je les connais, et elles me suivent. » Jn. 10, 27. Et Ga. 4, 9 : « … mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu … » Il n’y a rien de plus glorieux que le fait de suivre Christ et d’être connu de Dieu. De telles personnes entendent la voix du berger et savent faire la différence entre sa voix et les voix qui viennent de la chair et de l’influence de notre âme et de nos pensées purement humaines. Il peut être assez facile de rejeter la voix qui vient du niveau charnel, mais il faut une oreille fine et attentive pour discerner ce qui vient du niveau humain, psychique et sentimental et qui cherche à nous détourner des traces de Christ.

Quand la Parole est annoncée de façon claire et incisive dans l’assemblée, les vrais imitateurs de Jésus entendent la voix du berger et ils sont consolés, exhortés et édifiés. D’autres y trouvent souvent une occasion de scandale. « Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu », nous dit 1 Co. 2, 14. L’Esprit sonde les profondeurs de Dieu et il veut nous y faire entrer. Veillons à ne pas rester à la surface, au niveau psychique, sentimental et humain, mais apprenons à connaître les choses que Dieu nous a données. V. 12.

« Quand je suis faible,
c’est alors que je suis fort »

2 Co. 12, 9-10

Paul parle ici d’une « écharde dans la chair », c’est-à-dire de quelque chose qui l’aidait à rester dans la faiblesse. Il connaissait sa faiblesse, il savait qu’il était limité et il a appris que la grâce de Dieu suffisait. C’est pourquoi il se plaisait dans les faiblesses, les mauvais traitements et les détresses.

Pour le monde religieux, la faiblesse signifie qu’on est trop faible pour pouvoir avoir la victoire sur le péché. Mais en réalité, si l’on ne remporte pas la victoire, la vérité est plutôt qu’on est fort, fort en soi-même, tellement fort qu’on n’est pas sur ses gardes. Celui qui est faible se garde lui-même, et le malin ne le touche pas.

Paul avait autrefois persécuté l’église de Dieu. 1 Co. 15, 9-10. C’était sans doute humiliant pour lui de penser à ces choses, lui qui a acquis par la suite une grande sensibilité en tant qu’homme spirituel. Et il pouvait rendre ce témoi-gnage, en pensant à tous les résultats qu’il avait obtenus dans son ministère béni d’apôtre : « non pas moi, toutefois, mais la grâce de Dieu ». Dans cette faiblesse, et parce que la force de Dieu était toujours présente en lui, il a pu travailler énormément pour le royaume de Dieu. Par la grâce de Dieu, nous pouvons être conduits à la même vie que celle de Paul.

Une très grande grâce accompagnait Jésus pendant les jours de sa chair. Par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour nous tous. Hé. 2, 9. Il vivait dans la faiblesse dans laquelle la puissance de Dieu s’accomplit. « Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. » Hé. 5, 2. Il a appris à connaître notre faiblesse. Il a été tenté. Quand on est tenté, on sent à quel point on est faible. Jésus avait une telle piété, une telle crainte de Dieu, qu’il était conscient de sa faiblesse. Nous voyons au verset 7 du même chapitre comment il a combattu et prié et comment il a aussi été exaucé à cause de sa piété. Il est mort à cause de nous, mais il n’a pas eu à subir la mort qui vient du péché. Il a pris sur lui l’ignominie, il a cloué sur la croix la lettre qui nous accusait et il est devenu notre souverain sacrificateur qui peut être miséricordieux envers ceux qui sont égarés. Donnons notre vie pour lui, notre Sauveur et notre Rédempteur !

Lisons ce qui est écrit à propos de notre souverain sacrificateur dans Hé. 4, 14-16. Demeurons fermes dans notre profession de foi, comme nous y sommes exhortés dans ce passage. Professons notre foi en la victoire sur le péché. Et approchons-nous avec assu-rance du trône de la grâce. Dans quelle mesure avons-nous occupé notre place devant ce trône de la grâce ? Vivons devant le trône de la grâce. On a tellement vite fait de faire ses œuvres devant la face des hommes. Mais lorsque nous sommes devant le trône de la grâce, nous avons affaire à Lui pour tous les aspects de notre vie.

Soyons donc conscients de notre faiblesse, et marchons devant sa face en étant intègres, comme Dieu avait exhorté Abraham à le faire.

Dans Lu. 18, 7, il est dit que les élus de Dieu crient à lui jour et nuit. Ce cri constant vient de ce qu’ils aspirent inté­rieurement après les profondeurs qui sont en Dieu. C’est ce cri qui s’exprime entre autres très clairement dans Ro. 7, lorsque Paul décrit ce qu’il expé-rimentait dans la sanctification, justement parce qu’il prenait plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur. V. 22.

Dans Ga. 5, 11, il est question du scandale de la croix. Dans Ro. 7, 14, Paul donne ce témoignage : « Mais moi, je suis charnel, vendu au péché ». C’est lorsqu’on reconnaît radicalement qu’on est dans cet état, que le scandale de la croix apparaît. Et lorsque Paul dit dans Ro. 3 que nous sommes tous égarés, qu’il n’y a pas un seul juste, etc., nous sentons le scandale de la croix. Mais ceux qui reconnaissent sincèrement que c’est la vérité et qui font l’expérience de la réconciliation par la mort de son Fils, tous ceux-là font aussi l’expérience du salut par sa vie. Ro. 5, 10. C’est en reconnaissant notre corruption et en croyant en celui qui justifie l’impie que nous faisons l’expérience du salut par sa vie. C’est ainsi que la grâce peut « régner par la justice ». Et si la grâce règne, le péché ne peut pas régner. Ro. 5, 21. C’est dans le Saint-Esprit que se trouve la haine qui livre le péché à la mort. Prions Dieu pour être remplis de la haine du Saint-Esprit envers le péché et notre vie propre, de façon que le corps du péché soit anéanti.

Notre corps : un instrument
de justice pour Dieu

Les réunions de jeunes qui ont eu lieu pendant la conférence ont poussé beaucoup de jeunes au réveil, à la prière, à la conversion et au renouvellement intérieur. Puissent tous les jeunes prendre à cœur les exhortations que les frères Kåre J. Smith et Sigurd Johan Bratlie, en particulier, ont données à la dernière réunion de la conférence.

Il est question dans Ro. 6, 12-13 de présenter nos corps comme des instruments de justice pour Dieu. Nous voyons là combien Dieu est plein de grâce : il veut avoir des corps qui ont été au service du péché pour en faire des instruments (des armes) de justice !

Quand nous sommes tentés, nous sommes amorcés et attirés par notre propre convoitise. C’est comme lorsqu’on allume un feu, il faut faire quelque chose avant que tout s’enflamme. Au verset 11, il est dit : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. » En faisant cela, nous remplissons nos pensées de ce qui vient de Dieu et nous présentons nos corps comme un instrument de justice. Nous avons alors part à un développement béni en Dieu.

Dieu garde son alliance et sa miséricorde envers ses serviteurs quand ils marchent de tout leur cœur devant sa face. 2 Chr. 6, 14. Si on reste dans la défaite, cela vient de ce qu’on n’a pas donné tout son cœur, on a des réserves dans certains domaines. Certains ont peut-être des réserves quant à la question du mariage, par exemple, et ils choisissent peut-être de se marier avec un incrédule, plutôt que de faire entièrement confiance au Seigneur. De telles personnes ne sont pas des disciples et elles ne vivent pas dans la foi. Celui qui remet toute sa vie et son avenir entre les mains du Créateur est dans le repos dans ce domaine. Heureux est celui qui craint le Seigneur et qui marchent dans ses voies. Ps. 128, 1. Il y a beaucoup de jeunes de nos jours qui ont peur en pensant à l’avenir. Mais sur les voies du Seigneur, il y a un avenir. C’est ce que dit le verset 2 : « … tu es heureux, tu prospères. » De telles personnes sont heureuses, et Dieu les bénit, de génération en génération. Lis le Psaume 1. Puisse chaque jeune frère et sœur prendre ce psaume à cœur !

Le passage de 2 Co. 5, 14-15 est très significatif : « … parce que nous estimons que… » La traduction norvégienne emploie ici un mot qui fait penser à une estimation dans le sens d’une évaluation, d’un bilan ou d’une liquidation. Il faut en effet que nous parvenions à un tel bilan, un tel « règlement de comptes » dans notre vie. Que nous décidions quant à nous que nous voulons nous considérer comme morts au péché et comme vivants pour Dieu. Il faut que nous ayons « réglé nos comptes » de cette manière. Nous devons avoir décidé que nous ne vivrons plus pour nous-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour nous. Dans ces conditions, nous remplissons nos pensées avec tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est pur, etc. Ph. 4, 8. Et l’amour de Christ nous presse à prendre soin des autres et à les servir.