La conférence d’été 1999
Nous nous souviendrons de la conférence d’été à Brunstad comme étant la « conférence de la bonté ». Le fil conducteur de toute la conférence, du début à la fin, a été le message qui dit que nous pouvons avoir part à la bonté divine, grâce aux plus grandes et aux plus précieuses promesses. Mais il ne faut pas maintenant que nous nous contentions de nous souvenir de cette conférence et de la classer comme la « conférence de la bonté ». Il faut que cette bonté remplisse nos vies, nos expériences de tous les jours, nos foyers et nos assemblées !
Environ 8000 amis venus de tous les continents étaient réunis à la conférence. Les amis qui habitent en Europe et qui n’avaient pas la possibilité d’assister à la conférence pouvaient tout de même la suivre grâce à la retransmission par satellite qui, pour la première fois, s’est faite directement en neuf langues : norvégien, anglais, allemand, hollandais, russe, polonais, finlandais, roumain et français.
A la première réunion, le frère Kåre J. Smith a lu entre autres dans Psaumes 145, 7 : « On évoquera le souvenir de ton immense bonté. » Les pages qui suivent donneront un aperçu des réunions.
Une plénitude de bonté
Dieu a répandu une riche plénitude de bonté sur nos vies. « L’Eternel est bon envers tous. » Ps. 145, 9. Cela nous montre que c’est la nature divine ! C’est à cela que visent les plus grandes et plus précieuses promesses : – Bon envers tous ! – Bon envers chacun, qu’il l’ait mérité ou non. Cette bonté est assez riche pour tous. Nombreux sont ceux qui renient Dieu et qui lui résistent mais, dans sa bonté, Dieu leur laisse la vie et si, à la dernière heure de leur existence terrestre, ils se convertissent sincèrement, il leur pardonne dans sa bonté. Il y aussi beaucoup d’espoir pour celui qui est tombé : « L’Eternel soutient tous ceux qui tombent et redresse tous ceux qui sont courbés. » V. 14. – Nous devons accéder à cet esprit de bonté, de manière que la gloire de Christ puisse rayonner de nous. Le mal peut être vaincu que par le bien.
Le mal est entré dans le monde par la chute originelle, et beaucoup de gens utilisent leur corps comme un instrument qu’ils mettent à la disposition de l’injustice. Mais nous avons une vocation céleste, et il convient pour nous d’être richement « remplis d’envie pour ce qui est bien » et d’accomplir l’œuvre de la foi, comme le dit 2 Th. 1, 11 dans la traduction norvégienne. Si nous marchons dans la lumière, les fruits de la lumière apparaissent et, pendant cette marche, nous découvrons que nous faisons aussi ce que nous haïssons. Par exemple, nous constatons qu’il y aurait dû y avoir une plus grande plénitude de bonté dans ce que nous avons dit, même si c’était par ailleurs tout à fait juste. En restant fidèles dans cette marche de lumière en lumière, nous obtenons plus de poids dans notre esprit, une force et une capacité plus grandes pour bénir les hommes. Prendre plaisir à ce qui est bien, avoir envie de faire le bien ! C’est le plaisir qu’on prend à une chose qui nous pousse à agir, dans ce domaine comme dans tous les autres.
Celui qui plonge les regards dans la loi parfaite de la liberté, la loi de l’Esprit de vie, et qui la pratique activement, est heureux dans son action même. Ja. 1, 25. Comme il est béni de voir, par exemple, une mère joyeuse qui est en mesure, par son exemple, de graver les lois de la bonté dans les cœurs de ses enfants. Les enfants ont besoin d’éducation et de limites clairement définies, mais nous devons leur donner tout cela en toute bonté ; jamais avec dureté et froideur. Tous, même les plus difficiles, doivent sentir qu’ils sont aimés. C’est la bonté divine qui pousse à la repentance. Ro. 2, 4. Les parents ont de très nombreuses possibilités, dans leur travail avec les enfants, de livrer leur dureté à la mort.
Moïse souhaitait voir la gloire de Dieu. Ex. 33, v. 18 et suivants. Dieu lui répondit : « Je ferai passer devant ta face toute ma bonté. » La gloire de Dieu, c’est sa bonté. C’est cette gloire qui doit maintenant rayonner de nous. « Nous avons été pleins de douceur au milieu de vous, comme une mère prend soin de ses enfants. » 1 Th. 2, 7. « Par amour fraternel, ayez de l’affection les uns pour les autres. » Ro. 12, 10. Un artiste peintre ou un musicien savent ce que c’est que de reconstituer une atmosphère. Et celui qui est bon sait aussi « reconstituer » intérieurement les circonstances dans lesquelles vit la personne qu’il veut exhorter. Une telle exhortation produit des effets bénis. « Par honneur, usez de prévenances réciproques. » V. 10. La traduction norvégienne dit : « Rivalisez de zèle pour vous honorez les uns les autres ! » Oui, celui qui est bon, qui est capable de se mettre à la place des autres, a envie de les honorer. Quand on est animé par un tel désir pour le bien, on n’attend pas la fin d’une fête, par exemple à l’occasion d’un anniversaire, pour verser son vase de bénédiction sur celui en l’honneur de qui on fait la fête, si on a la possibilité de le faire avant.
Le torrent coulait sous le seuil de la maison. Ez. 47, 1. Là, sous le seuil, il ne s’agissait pas d’être vu, mais de couler ! Nous ne sommes pas capables, par nous-mêmes, d’être réellement bons. Mais si nous suivons la voie de la mort qui mène à la vie, alors nous pouvons être bons, et pour finir, nous ne pouvons pas faire autrement que d’être bons. Notre propre volonté doit être livrée à la mort si nous voulons que la bonté divine soit manifestée par notre corps. – Judas, le traître, aurait sans doute mérité d’être accueilli par un discours fracassant, mais Jésus lui a dit : « Ami, pourquoi es-tu ici ? » – Dans Job nous voyons que l’autruche abandonne ses œufs et qu’elle « oublie qu’un pied peut les écraser ». On oublie peut-être beaucoup de choses, mais ce n’est pas toujours la mémoire qui est en cause. C’est plutôt une question de dureté. Pour celui qui veut faire le bien, il y a beaucoup à trouver.
Pense à ces choses,
vis dans ces choses
« Nous aimons parce que lui nous a aimés le premier. » 1 Jn. 4, 19. Si nous avons une foi vivante en l’oeuvre de salut de Jésus et en ce qu’il a fait pour nous, alors nous aimons aussi. Et cet amour doit être la force motrice dans tout ce que nous faisons. Les enfants et les jeunes doivent pouvoir sentir cet amour, ils doivent sentir que nous ne faisons pas acception de personne. La bonté humaine peut aussi arriver à des résultats, mais elle cherche l’approbation des hommes, tandis que la bonté divine s’exerce devant la face de Dieu et cherche son approbation. 1 Jn. v. 5, 9 et suivants. Nous sommes appelés à être des témoins. C’est la vie qui est la lumière des hommes et qui montre ce que nous sommes dans notre for intérieur. Nous chantons dans le n° 154 de notre recueil de cantiques : « Sa vie puissante et féconde produit de bons fruits en moi. » Celui qui veut être un modèle pour les fidèles en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté est vraiment investi d’une mission pour toute sa vie. « Applique-toi et sois tout entier à cette tâche. » 1 Ti. 4, 15. Nous devons alors penser et vivre avec cette constante préoccupation : Comment puis-je être un témoin de l’Eternel dans la circonstance où je me trouve ? Quand nous « vivons dans ces choses » (traduction norvégienne) de cette manière, l’Esprit Saint nous vient en aide et nous révèle comment nous pouvons être un modèle. Nous recevons des révélations quant à la volonté de Dieu, c’est-à-dire ce qui est bon, agréable et parfait. Vivons avec le souci constant de trouver la volonté de Dieu dans nos circonstances, de nous aimer les uns les autres, d’être bons.
Le mal et le bien sont en conflit l’un avec l’autre, et il est étonnant de voir combien de temps il faut à un homme avant qu’il en arrive à croire à la puissance du bien. On a peut-être le sentiment que la bonté ne donne pas les « résultats les plus rapides ». Mais la bonté apporte en tous cas des résultats éternels ! Nous voyons dans Lu. 13, 34-35 comment le bon berger souhaitait rassembler les enfants de Jérusalem, mais ils ne le voulaient pas. Le verset 35 nous montre combien cela leur a été fatal de rejeter cette bonté.
En 2 Co. 2,14, Paul témoigne que l’odeur de la connaissance de Dieu se répandait « en tout lieu » par les apôtres. Nous voyons ici notre vocation : nous devons répandre une odeur de bonté en tout lieu. Et ceci en tout premier lieu dans notre propre foyer et dans notre assemblée locale. Dans ces conditions, mari et femme n’échangent jamais de paroles amères. Il n’y a pas non plus de cœurs fermés envers certaines personnes de l’assemblée. Une personne qui avait été auparavant moine dans un couvent a raconté une fois : « Nous n’avions pas le droit de nous parler lors des repas, afin de ne pas pécher, mais si les regards avaient pu tuer, la plupart d’entre nous seraient morts. »
Du poids dans notre esprit
Si nous voulons que la force de germination de la Parole agisse en nous, il faut que notre cœur soit bon. « ... la retiennent avec un coeur bon et honnête et portent du fruit par la persévérance. » Lu. 8, 15. Celui qui a un tel entendement obtient une plénitude dans son esprit. Tous nos dons et toutes nos actions prennent alors de la valeur. Il existe bien sûr des différences entre chacun d’entre nous quant à la plénitude spirituelle de sagesse dont nous faisons preuve dans nos actions.
« La Parole faite chair » a toujours été le point central dans l’assemblée. Jn. 1, v. 14 et suivants. Jésus était rempli de grâce et de vérité. Heureux celui qui ne se contente pas de religiosité, de cérémonies et de bons sentiments, mais qui a pour but que la Parole devienne chair, de devenir « la Parole de Dieu sur deux pieds ». La grâce et la vérité sont venues par Jésus. Celui qui veut recevoir la grâce sans se préoccuper de la vérité n’a pas un entendement de disciple. La grâce est une force pour celui qui reconnaît la vérité, et nous expérimentons alors que la vérité nous affranchit, nous devenons réellement libres. C’est pour cela que nous devons aimer la vérité quand la Parole juge et sépare dans notre vie intérieure.
« L’Eternel pèse les esprits. » Pr. 16, 2. Ce qui se passe dans notre esprit est très important. Certaines personnes sont très exactes quant à la lettre et sont peut-être irritées si un frère, par exemple, leur dit une chose qui n’est pas tout à fait parfaite. Oui, mais celui qui pèse les esprits a peut-être acquitté le frère en question, parce que son esprit était pur. Celui qui se laisse sauver obtient du poids dans son esprit. Les pharisiens étaient hypocrites et n’avaient aucun poids spirituel, c’est pourquoi le peuple était frappé d’étonnement quand Jésus enseignait, « car il les enseignait avec autorité ». Dans les paroles de Jésus, ces paroles pleines de vie, il y avait du poids, et dans son esprit, il y avait un poids de bonté et de toutes les vertus divines.
Dans Ph. 1, 9-11 il est question de devenir beaucoup plus riche en connaissance et en vraie sensibilité. C’est la plénitude de vertus de Christ que nous aurons obtenue ici-bas qui sera la somme de sagesse que nous emporterons avec nous dans l’éternité. Nous devons laisser aux autres un « goût » de plus en plus béni. Ce n’est absolument pas lié à nos dons. C’est notre richesse en vie de Christ qui fait que nous apprenons à « apprécier ce qui est important, afin d’être sincères et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui vient par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu. »
« Le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. » Ep. 5, 9. Quand nous serons parvenus à maturité, le Seigneur nous moissonnera, et alors la vérité, cette plénitude que nous aurons en nous, sera aussi avec nous pour l’éternité. 2 Jn. 1, 2. Nous sommes maintenant dans un processus de maturation. Les jeunes, en particulier, vivent dans le temps très important des semailles. Notre récolte correspondra à ce que nous aurons semé. Cela concerne également nos pensées. Dieu prend plaisir à la vérité dans le fond du cœur. Ps. 51, 8. On est peut-être rempli de pensées égoïstes et vaniteuses et on croit pouvoir juger les serviteurs de l’Eternel, qui, eux, sont pauvres en esprit. Soyons fidèles dans notre vie intérieure afin d’avoir du poids et de la force dans notre esprit au jour de l’épreuve.
Ce que nous lisons en Ph. 2, v. 19 et suivants devrait produire un grand sérieux en nous. Timothée se souciait sincèrement de la situation des Philippiens, alors que tous les autres cherchaient leurs propres intérêts. C’est l’amour qui doit nous pousser dans le soin que nous prenons des autres. Et l’amour ne cherche pas son propre intérêt. 1 Co. 13, 5. Ce chapitre nous montre combien un homme peut « sacrifier » et être actif sans toutefois avoir l’amour.
Les pères en Christ sont capables d’engendrer des enfants spirituels. Ils vivent une vie féconde, dans laquelle la bonté s’écoule à flots. Celui qui vit une telle vie n’assemble pas autour de lui-même, mais autour Christ. Il n’a pas des adeptes, mais des imitateurs.
Il y a beaucoup à apprendre dans nos foyers. Face à la nature de leurs enfants, les parents découvrent leur propre nature. Il ne faut jamais laisser entrer de la dureté. Et même si l’on regarde en arrière et que l’on comprend que les choses auraient pu être beaucoup mieux, il ne faut pas se décourager. Dans tout ce que nous avons à faire avec les hommes, que ce soit à la maison ou ailleurs, nous devons avoir en nous ce « courant sous-marin » de bonté. Les hommes doivent pouvoir rencontrer de la bonté, et encore de la bonté, justement là où ils s’attendent à une toute autre réaction.
« Prends garde au service que tu as reçu du Seigneur, afin de le bien remplir. » Col. 4, 17. Dans le service, nous pouvons aussi nous retrouver dans le creuset, et même dans toutes sortes d’afflictions. Il s’agit alors de rester ferme dans notre décision de bien remplir notre service. Nous sommes dans le service de Dieu et cela doit nous enthousiasmer. Comment pouvons-nous aimer Dieu, aimer notre conjoint, aimer les frères, si nous ne sommes pas enthousiasmés ?
Sers le Seigneur !
« Tout ce que vous faites, faites-le de toute votre âme, comme pour le Seigneur, et non pour des hommes. » Col. 3, 22-24. C’est une vie dans une liberté bénie. Nous pouvons tous avoir part à ce ministère, jeunes et vieux, frères et sœurs. Les apôtres étaient conscients d’être les serviteurs du Seigneur, et il doit en être de même pour nous. Nous lisons dans Lé. 8 que Aaron fut consacré au service. Et le tabernacle et tous les objets qui s’y trouvaient furent consacrés. Tous les vases qui étaient consacrés à Dieu étaient sanctifiés. C’est lorsque le roi Belschatsar profana les vases du temple que l’écriture sur le mur lui dit qu’il avait été pesé et trouvé trop léger. Tous les chers frères et sœurs qui servent Dieu par une vie pieuse sont saints pour le Seigneur. C’est une grande honte de parler négativement de telles personnes. Tous ceux qui servent le Seigneur en vérité sont reconnaissants les uns pour les autres. Jésus a lavé les pieds de ses disciples, même si ceux-ci étaient tellement enfantins qu’ils se disputaient pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Il leur a même promis le royaume des cieux.
Aaron portait sur son cœur les noms des fils d’Israël, gravés sur le pectoral du jugement. Nous devons nous trouver dans le même état d’esprit. Le salut des autres doit nous tenir à cœur. Si nous avons une langue ointe, nous pouvons être certains que Dieu en a besoin et qu’il veut l’utiliser. A chacun d’entre nous est alors assigné un domaine oint, où nous pouvons servir Dieu. Personne ne peut s’enrichir sur le dos des autres, en accaparant la part d’héritage qui leur appartient. Nous ne pouvons nous enrichir qu’avec la part qui nous a été attribuée. Comme c’est béni de voir avec des yeux oints et d’entendre avec des oreilles ointes. Les enfants et les jeunes ne se comportent peut-être pas toujours de la bonne manière et n’ont pas toute la sagesse, mais celui qui voit avec des yeux oints a de l’espérance pour les enfants et les jeunes et fait d’eux l’objet de ses prières.
C’est une chose que de se supporter les uns les autres, de sourire et de se saluer. Mais qu’en est-il de notre reconnaissance les uns pour les autres et du désir de bénir ? Quelqu’un a peut-être le sentiment que tel frère ou telle sœur est un obstacle sur notre chemin. A quoi fait-elle obstacle ? A la fierté et l’orgueil de la personne en question ? La Parole nous exhorte à avoir des pensées modérées, et non des prétentions excessives et déraisonnables. Ro. 12, 3. Nous ne devons pas dépasser notre mesure de foi, car alors survient la prétention. C’est terrible de voir quelqu’un lutter pour garder sa position. Dieu fait en sorte que les humbles soient en bénédiction, mais il ne peut pas faire de même pour celui qui est prétentieux. Celui qui comprend combien il est glorieux d’être un membre dans le corps de Christ se réjouit de son héritage. Il est heureux et joyeux.
Dans Ez. 22, 29, il est question des délits du peuple. On peut penser qu’il aurait été préférable de s’attaquer violemment et sur le champ à toute cette iniquité. Mais au verset 30, nous voyons la compassion paternelle de Dieu. Il cherchait parmi eux un homme qui les protège par une clôture, qui se tienne sur la brèche en faveur du pays. Les jeunes parmi nous qui n’ont pas encore donné leur vie entièrement à Dieu ont besoin de tels serviteurs qui se tiennent sur la brèche et les protègent, des serviteurs qui ont une vision prophétique et qui voient les possibilités qui n’ont pas encore été exploitées.
Il est dit très clairement dans Ga. 1, 10 que si nous voulons plaire aux hommes, nous ne sommes pas serviteurs de Christ. Les serviteurs de Christ n’attendent leur salaire que du Seigneur. Ils sont conscients qu’ils représentent Christ lorsqu’ils travaillent avec les enfants et les jeunes, par exemple. Ils sont des membres du corps de Christ et contribuent à l’édification, l’exhortation et la consolation à l’endroit où Dieu les a placés. Quelle communion et quel contenu béni cela donne aux rencontres de l’assemblée ! Nous aimons nous écouter les uns les autres et haïssons tout est en rapport avec le fait de rechercher son propre intérêt.
Pauvre en esprit - riche en Dieu
« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! » Ro. 11, 33. En tant que frères de Jésus Christ, c’est justement cette profondeur de sagesse que nous devons acquérir dans notre vie. C’est pour cela que notre courte marche ici-bas est tellement précieuse. Nous devrions être vraiment saisis par notre vocation céleste. La plupart des gens entrent dans l’éternité les « deux mains vides ». La parabole de Lu. 12, 16-21 au sujet de l’homme riche qui disait à son âme : « Mange, bois et réjouis-toi ! », mais qui, la nuit même, a dû tout quitter, s’achève ainsi : « Il en est ainsi de celui qui accumule des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. » Jésus parle ensuite de l’inquiétude. Il nous a tous été donné un temps limité et il s’agit de devenir riche pour Dieu dans le temps dans lequel nous vivons.
L’ange de l’Eglise de Laodicée pensait être riche. Oh, si seulement il avait vu sa nudité ! Cela aurait créé un cri de détresse dans son esprit pour être sauvé, et Jésus aurait pu lui dire : « Heureux les pauvres en esprit. » Oui, heureux celui qui, dans les circonstances de la vie, par exemple à la maison avec les enfants, sent sa pauvreté et désire de tout son cœur livrer sa propre vie à la mort de Christ. Celui qui livre sa propre vie à la mort a part à la consolation dont il est question dans Ph. 2, v. 1 et suivants. Notre esprit est alors rendu vivant, et Dieu peut y déposer sa sagesse.
« Où étais-tu quand je fondais la terre ? » Job 38, 4. Dieu a également mis sa sagesse dans les nuages noirs. V. 36. Oui, les ténèbres et les nuages chargés de pluie sont aussi utiles pour notre développement.
« Ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire. » Ph. 2, 3. C’est lorsqu’on est pauvre en plénitude divine que la rivalité et la vaine gloire apparaissent. Celui qui a sa consolation en Christ n’a aucune raison d’exiger quoi que ce soit de ses frères et sœurs. C’est seulement en étant des serviteurs que nous pouvons nous abaisser nous-mêmes, et non en étant des hommes importants qui estiment avoir des droits et des exigences à faire valoir. Nous devons apprendre à comprendre ce que cela signifie de s’humilier soi-même, comme celui qui, en prenant la condition d’esclave, s’est humilié lui-même. Ph. 2, 6-11. C’est là qu’est le chemin qui mène à la bonté de Dieu, à sa sagesse cachée.