L’entendement du berger et la nature du chien

juin/juillet 1997

L’entendement du berger et la nature du chien

«Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis.» Ph. 3, 2.

On peut trouver à la fois des chiens et des mauvais ouvriers dans l’assemblée de Dieu. Les chiens aboient contre des choses extérieures. Ce peut être de bons frères, qui servent de manière remarquable dans l’assemblée, mais au beau milieu de tout cela, on remarque bien la nature du chien. Si par exemple une femme de l’extérieur vient à la réunion avec des bijoux et autres parures extérieures, on entend le chien aboyer. C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, l’impudicité, le meurtre, etc. il n’est donc pas très efficace d’aboyer et de mordre contre ces choses visibles. On a vite fait, dans ces conditions, de blesser et de déchirer des âmes sincères. C’est pourquoi il faut toujours parler au cœur. La parole de Dieu doit affranchir le cœur lié par le péché, et quand le cœur est saisi d’amour pour la pureté et la piété, il ne faudra plus beaucoup de temps pour que les choses extérieures soient mises en conformité avec la parole de Dieu.

Le ministère de chien exercé par de tels frères insensés peut faire des blessures qui mettent longtemps à guérir. Quand on rend visite à différentes assemblées, il faut parfois beaucoup travailler pour ôter des idées reçues tout à fait erronées, qui sont le résultat d’un tel ministère de chien.

Il y a très peu de frères qui ont un entendement de père et de berger. Nous avons tous plus ou moins de la nature du chien en nous, mais nous devons veiller, pour qu’elle ne se manifeste pas dans notre ministère. La lumière de Dieu nous fait voir les choses de plus en plus clairement, de sorte que nous devenons capables de servir de la bonne manière, et d’apporter de l’aide et de la bénédiction. Nous devons haïr et nous tenir éloignés de tout honneur, toute envie de dominer et tout amour-propre, et nous devons chercher à aider et à garder les brebis. Si nous nous offrons nous-mêmes en sacrifice et que nous aimons le Seigneur et les âmes qu’il nous confie, nous acquérerons peu à peu l’entendement du berger.

Qu’il n’y ait pas un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car elles seront jugées plus sévèrement. Ja. 3, 1. ... 1 Co. 4, 15. Nous devons prendre soin du ministère qui nous a été confié, et nous devons prendre garde aux chiens. Nous ne devons pas les chasser ou les mordre, mais nous devons prendre garde à eux.

De bonne heure, un petit groupe d’amis s’est réuni autour de moi, et j’ai cherché à exercer un ministère de berger. Il m’est arrivé d’aboyer de temps en temps, mais c’était contre nos adversaires, qui cherchaient à nous détruire. Quant aux loups, je les ai mordus du mieux que j’ai pu pour sauver les brebis. Nous avons cherché la lumière dans les Écritures, et nous sommes bientôt devenus nombreux.

Nous devons exercer un ministère de berger, pour que certaines personnes soient éclairées, et que l’assemblée puisse ainsi se développer dans une bonne atmosphère. La nature du chien ne suscite ni croissance, ni progrès.

Le berger veille à ce que tous se sentent bien, et il suit de près la situation de chacun. Tous doivent être nourris, les malades et les faibles, les agneaux et les brebis. Son cœur bat pour eux tous, c’est pourquoi ils entendent la voix du berger. «Mes brebis entendent ma voix», disait Jésus. Veille à avoir l’entendement du berger et à exercer un ministère de berger là où tu es !

(Le texte qui précède est composé d’extraits d’un témoignage.)